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Moscou joue contre Marseille

Oui, oui. On sait... Ce titre est très con. Mais c'était ça ou bien « La montagne russe » , « La roulette russe » , « La campagne de Russie » , « La retraite de Russie ? » , « Back in USSR » , « La qualif ou la Bérézina » , « Tâter le cuir de Russie » , « Guerre Froide au Loujnicki ! » ... Ce soir, l'OM joue à Moscou et les Olympiens ont plutôt intérêt de gagner. Point barre.

Marécages

D'abord le folklore. On aime bien les matchs de coupes d'Europe avec les clubs russes. Ca commence toujours tôt, à 18 h 30, à cause du décalage horaire de deux heures avec l'Ouest de l'Europe. L'UEFA voulait que tous les matchs d'une même poule commencent à la même heure pour éviter les magouilles. Perdu ! Avec les Russes, c'est pas possible. Pas grave. Ca finit tôt et ça libère une soirée à refaire le match... Sinon, le Stade Loujniki. Thierry Roland disait que « loujniki » , ça veut dire « les marais » . C'est possible. En fait, personne n'a jamais vérifié, mais Thierry, qui connaît bien Moscou (il va souvent se recueillir sur la tombe de l'immense Lev Yachine à chaque fois qu'il se rend dans la capitale moscovite), doit sûrement avoir raison. Le Loujniki... Le 10 octobre 98, les Bleus étaient allés gagner là-bas, 3-2 : la première fois que la France battait les Russes chez eux. Super match. Dans la boue (cf. les marais ?). Aujourd'hui, c'est du synthétique. Comme à Lorient et à Nancy. En 98, victoire française en terre russe qui engageait la France vers la qualification pour l'Euro 2000. Voyez pas le rapport ?... Non ?... Didier Deschamps était le capitaine des Bleus, ce 10 octobre... Bon, là vous avez compris. Même défi pour Marseille et DD : gagner à Moscou. Il le faut pour aller en 8èmes. On sait ça depuis le 15 septembre dernier, soir pourri où l'OM s'est fait taper par le Spartak au Vélodrome 1-0. La « petite finale » de ce Groupe F était donc programmée pour ce soir. On y est. C'est dans quelques heures...

Raspoutine

Avant ces matchs hyper-tendus, faut toujours des phrases à la con, histoire de meubler. La tsarine, d'abord : «  Une élimination serait une grande déception, pour ne pas dire un échec » . Elle a raison Margarita Louis-Dreyfus : en cas d'élimination, fait-chier-putain-merde. Normal. Le petit tsar, Dassier : « Quelque chose m'intéresse plus dans ses propos que la piqûre de rappel que vous insinuez : c'est sa volonté de faire grandir le club année après année. C'est un signe fort de son ambition » . Rien compris, ça veut rien dire. Du Dassier, quoi. Et Mandanda, le moujik, il en pense quoi ? « On sait ce qu'on a à faire. Ils ont gagné chez nous, alors pourquoi on ne gagnerait pas chez eux ? On y croit » . Ben, ouais, Steve, c'est pas con. Et Raspoutine ? Ben, DD fait du rase-Poutine : « Une élimination ne serait pas un drame » . Tout ça pour meubler... Evidemment que tout le clan marseillais est à cran, à regretter ce putain de match aller que l'OM aurait du gagner. Au Vélodrome, le gardien Dikan avait tout stoppé, Lucho avait raté la tête immanquable de l'égalisation (83ème), après le but des Russes, et Gignac avait trouvé le poteau sur une mine à ciel ouvert (92ème)... Depuis, la date du 23 novembre est entourée en rouge gras sur le calendrier des PTT de tous militants de l'OM (200 000 selon la police, 3 millions selon les syndicats).

Phocée dans le fossé ?

L'OM, d'abord. Gignac est quasi forfait. Les ischios qui tirent. Rémy ou Brandao prendraient le 9, Valbuena complèterait à droite et Ayew André à gauche. Lucho en poste avancé, derrière la pointe axiale, avec derrière une paire renforcée, Ed Cissé-Abriel. Derrière, du classique sans doute bousculé : Azpi, Soulé mais peut-être pas Mbia (touché). Du coup, Gaby complèterait l'axe et Taïwo blinderait à gauche. Dans les buts qui vous savez. Ce se tient, ça a de la gueule, c'est jouable. Problème : les insultes racistes et cris de singes d'une partie du public : va falloir être costaud et passer outre (avant que l'UEFA ne sanctionne vraiment ?). Autre gros problème : il va falloir marquer. Tôt ou tard, dans le match, mais marquer. Or, l'OM peine à se lâcher comme il ne l'a fait vraiment avec conviction qu'à Lille (victoire 3-1). Le 7-0 à Zilina n'était qu'un échantillon gratuit. Voilà ce qu'on écrivait après le match aller, OM-Spartak : « C'est moche, mais Marseille n'a pas le killer devant pour décanter le match et contraindre ses rivaux menés au score à sortir de leur trou. Le parcours en Ligue des Champions n'est cependant pas encore fini : le contenu du jeu est bon, on le redit. Mais le temps presse... » . Le « killer, devant » n'est toujours pas là et même le contenu s'est souvent délité depuis le 15 septembre. Alors... Alors Marseille peut réussir son coup quand même. En France, la tendance est à l'optimisme prononcé. Marseille favori ? Oui, mais...


Moscou de mou ?

Le Spartak a des atouts : le froid, le public, le synthétique et l'avantage psycho-socio d'avoir vaincu à l'aller et de pouvoir se contenter d'un nul pour griller Marseille pour la qualif. Mais il faut aussi se souvenir que l'équipe de coach Karpine avait démontré des choses intéressantes au Vélodrome. Malgré l'écrasante domination marseillaise, les Moscovites avaient surpris en déployant par moments un jeu très collectif fait de passes redoublées au milieu qui cassait le rythme olympien. Un truc qui endort et puis qui se projette rapidement dans l'axe, vers le très bon attaquant brésilien Welliton. Et sur les côtés, vers l'Irlandais Mc Geady (pas extra mais rapide), à droite, et surtout vers l'excellent Kombarov à gauche : il avait martyrisé Azpi et était à l'origine du but du Spartak (centre-tir dévié par le défenseur espagnol). Le cœur 100 % brésilien du jeu moscovite avait perturbé l'OM : l'attaquant Welitton, le meneur Alex et les deux « relayeurs » Ari et Ibson. Sauf que... Le stratège Aex est forfait. Handicap de poids. Et puis Ari qui joue en soutien de Welliton revient de blessure. C'est Ibson qui sera donc à la manœuvre. Pas mauvais, Ibson : il avait aussi placé une tête sur la barre à Marseille... Derrière, on n'a pas le souvenir d'une bonne défense, lourde et souvent prise de vitesse. Dans les buts, le très bon Dikan au style un peu bizarre (arrêts des genoux, comme Jérôme Alonzo, ballons relâchés,...). Ce Spartak est clairement diminué mais après un échec en championnat russe (4ème), les gars sont évidemment motivés pour la qualification. Normal. Et les dés de rouler...

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