1. //
  2. // Finale
  3. // Séville-Liverpool

Moreno, Séville dans la peau

Aujourd’hui titulaire dans le onze de Jürgen Klopp, Alberto Moreno est avant tout un enfant du quartier de Nervion. Sevillista depuis le berceau, il a explosé il y a de ça trois saisons sous les ordres d’Unai Emery avant de prendre la direction de Liverpool. Retour sur un parcours tout en vitesse.

Modififié
1k 4
Malgré des températures diamétralement opposées, Séville et Liverpool se retrouvent autour d’une chaleur vocale. Quand les Sevillistas entrent dans leur Sánchez-Pizjuán sous l’air d’El Arrebato, hymne chanté a cappella, Anfield accompagne ses poulains au rythme de You’ll never walk alone. Un duel musical de haut vol qu’Alberto Moreno ne saurait trancher : « Les deux sont magnifiques, elles te mettent la chair de poule. Ce sont les plus beaux hymnes d’Espagne et d’Angleterre. » Du haut de ses 23 printemps, le latéral gauche peut ainsi se targuer de profiter de ces deux sources intarissables de frissons depuis ses débuts professionnels en 2012. Formé au FC Séville, parrainé par Unai Emery, envoyé à Liverpool, confirmé par Jürgen Klopp, l’Andalou est un joueur pressé. Une caractéristique qui sied à merveille à ses qualités de vitesse pure et de contre-attaquant qui font de lui un indiscutable du onze des Reds. Pour ses retrouvailles avec un fanion sévillan qu’il considère « comme (s)a maison, (s)a famille » , Moreno ne peut espérer mieux qu’une finale de Ligue Europa qu’il a déjà remportée il y a de ça deux éditions.

Un couteau suisse maison


L’histoire qui unit Séville et Alberto Moreno s’entame dès sa naissance un certain 5 juillet 1992. Né de parents supporters « desde la cuña » - « depuis le berceau » , en VF -, il transpire par tous ses pores une identité rouge sevillista. Supporter palangana grâce à ses liens familiaux, il en devient même rapidement un membre à part entière, comme il l’explique à Marca : « Dès les benjamins, Séville est venu me chercher quand je jouais au Cerro del Aguila, l’équipe de mon quartier, mais mon père a refusé l’offre, car j’étais très jeune et qu’il ne pouvait m’emmener tous les jours à l’entraînement. Un an et demi plus tard, ils sont revenus à la charge, et mon père a cette fois accepté. Je suis resté un an sans licence, juste à m’entraîner, à cause d’un problème administratif. Et puis en 2004, j’ai commencé à défendre le maillot de Séville. » Dès lors, sa progression est constante, sa réputation au sein de la cantera grandissante. Que ce soit au poste d’ailier, de milieu intérieur ou de relayeur, il fait la joie de tous ses éducateurs qui ne tardent pas à le propulser dans la filiale du Séville Atlético avant même sa majorité.


« Il s’est formé en s’adaptant à différents postes. Sa polyvalence lui a permis de s’ajuster tactiquement aux variantes offensives et défensives. Il est à la passe, il dispose d’une lourde frappe de balle et il récupère des ballons » , le décrit Ramon Tejada, son ancien mentor de l’équipe réserve sevillista. Un coach qui, en plus de le conseiller à Unai Emery, le place « pour la première fois au poste de latéral » . C’est que, débordant d’énergie et de fougue à l’instar de ses idoles Puerta, Sergio Ramos ou encore Jesús Navas, Alberto Moreno est un hyperactif des prés. Une mobylette qui enchaîne les efforts sans broncher et qui aime alterner entre montées tranchantes et replis express. Malgré un baptême du feu en équipe première offert par Michel qui remonte à 2012, ce n’est qu’en février 2013 qu’il quitte définitivement le vestiaire du Séville Atlético. Une progression estampillée Unai Emery, alors fraîchement nommé sous la guérite du Sánchez-Pizjuán. « Le premier responsable de ce succès est Alberto, et ensuite, sans le moindre doute, Emery » , reconnaît le directeur sportif sévillan Monchi pour El Pais.

La paternité d’Unai Emery


Sitôt dans le groupe de l’équipe première, il en devient titulaire. Tout sauf une surprise pour le président du FC Séville de l'époque, José María del Nido : « Alberto est un mélange d’effort, de persévérance, de constance et de capacité. Il a également un entraîneur comme Unai Emery qui a misé sur lui et laissé sur le banc un latéral de la taille de Fernando Navarro. » Une surprise pour certains, de la logique pour les suiveurs de l’entraîneur basque. Que ce soit lors de ses passages à Valence ou à Séville, Emery s’est fait une spécialité de modeler des ailiers de formation aux exigences du poste de latéral moderne, oscillant sans cesse entre phases défensives et offensives. En plus d’Aleix Vidal ou de Jordi Alba, les exemples sont légion. Justement, lorsque le latéral gauche blaugrana enchaîne les pépins physiques avec le Barça au printemps 2014, Vicente del Bosque n’hésite pas à faire appel à Moreno avec la Roja. Présent dans la pré-liste du Mondial brésilien, il ne prend pas la direction de Curitiba, mais bien celle de Liverpool quelques mois plus tard. Un départ contre près de 20 millions d’euros qui ravit autant les caisses du FC Séville que la progression d’Alberto.

Par Robin Delorme
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Dans cet article

Super joueur, très dynamique, encore juste au niveau de l'intelligence de jeu et du placement, mais 23 ans c'est encore jeune.

Rodgers qui avait claqué 20m pour lui préférer Joe Gomez en début de saison, qui est défenseur central de formation, et droitier, ça faisait mal au cul
lalbatros Niveau : DHR
En même temps j'aimais beaucoup Rodgers mais pas au point de devenir aveugle pour autant,sur la fin il faisait n'importe quoi: changer tout le temps les joueurs et les postes, et à contrario ne jamais se remettre en question sur certaines tactiques ne lui aura pas permis de passer l'hiver...
Très bon joueur.

Le match sera vraiment spécial pour lui.
Je le trouve pas si top que ca...faible défensivement,il est super offensif mais on est en droit d'attendre bien mieux de Lui!
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
1k 4