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Morel, pas un comique

Cible des critiques depuis des années, Jérémy Morel s’impose pourtant partout où il passe, quels que soient les entraîneurs. À l’heure de retrouver l’OM, qui l’a formé au poste de défenseur axial, le latéral lyonnais pourrait bien dépanner en charnière centrale.

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Pénurie. Définition : Manque de ce qui est nécessaire. Exemple : face à l’Olympique de Marseille, l’Olympique lyonnais va devoir faire face à une pénurie de défenseurs centraux. Mouctar Diakhaby ? Plus qu’incertain. Emanuel Mammana ? Encore en phase de reprise. Nicolas Nkoulou ? Au Gabon avec sa sélection pour la Coupe d’Afrique des nations. Alors quoi, n’y aurait-il que Mapou Yanga-Mbiwa pour répondre présent en charnière centrale durant l’Olympico ? C’est oublier un peu trop vite un petit bonhomme de trente-deux ans qui répond au nom de Jérémy Morel. Car oui, une charnière Yanga-Mbiwa – Morel, soit deux joueurs écartés du groupe en octobre dernier par Bruno Génésio pour manque de rendement, c’est possible. Sur ce coup-là, Lyon peut remercier son adversaire du jour. Non seulement Marseille avait dû lâcher gratuitement Jérémy à l’un de ses pires rivaux en 2015, mais en plus, il avait appris au latéral gauche comment jouer dans l’axe.

L'inspiration de Bielsa


Avec Marcelo Bielsa durant sa dernière saison phocéenne, Morel a en effet été reconverti à ce poste. « Lorsque j'ai visionné les 48 matchs de la saison dernière, j'ai noté qu'il avait un très bon jeu aérien défensif, peut-être même le meilleur de l'équipe, indiquait alors le Loco en conférence de presse à propos du garçon qui ne mesure qu’un mètre 72. J'ai donc estimé qu'il pouvait être aligné en défense centrale. » La simplicité d’une explication by Bielsa. « Il est le seul à avoir cru en moi en défense centrale, réagissait quant à lui Morel sur Canal Plus. Dès le début, il m'a fait part de ses intentions, il voulait que je sois dans l'axe.  » Et comme par magie, la greffe prend. Pas surprenant pour Fabrice Abriel, qui a passé trois ans avec Jérémy chez les Merlus (entre 2006 et 2009) : « Il avait déjà joué à ce poste avec nous et il avait été très bon. Ce rôle, c'est une évidence pour un joueur de ce profil : il possède une certaine qualité dans la lecture du jeu, dans la relance, il va vite, il est bon dans l'anticipation... »

Plutôt rapide, respectueux des règles tactiques et pas mauvais aux duels, l’ancien de Lorient s’impose donc de manière presque naturelle dans ce nouveau rôle. Un succès assez étonnant, tant les moqueries ont toujours collé à la peau de l’arrière. « L'OM ? Ce sont des moments que j'ai vécus et que je n'aimerais pas revivre. Je me dis que j'ai fait le bon choix, rappelle-t-il lors de son départ à Lyon. Le plus dur à Marseille, ce sont les critiques.  » Problème : s’il a trouvé sa place (tantôt dans l’axe d’un 3-5-2, tantôt sur le côté) chez les Gones, contrairement à Nicolas Nkoulou, qui fait le même chemin un an plus tard et au détriment d’Henri Bedimo, parti depuis... à l’OM, le gaucher n’a pas réussi à faire taire ses détracteurs. Victime facile des supporters, du camp rhodanien comme des autres, en raison de ses capacités techniques loin de celles de Ronaldinho, l’ex-Merlu cristallise les reproches dès qu’il passe à côté d’un match. Ce qui, il est vrai, peut lui arriver, comme lors de la dernière journée contre Caen. « Il doit gagner, même s’il n’est plus tout jeune, en concentration, car par moments, il est capable de sortir de son match sur des événements extra-footballistiques, notait d’ailleurs Généso en début de saison sur le site olympique-et-lyonnais.com. Il doit corriger cela. »


Les critiques, Morel les entend sans trop broncher. « Il est fort mentalement, car il est uniquement concentré sur le jeu, assure Abriel. On a affaire à un joueur de collectif, un soldat doté d'une très bonne mentalité. Dans le vestiaire, il fait l'unanimité et c'est encore l'essentiel. » Reste que les commentaires insultant à son égard, qui frisent parfois la haine – comme ceux qui ont accompagné la défaite contre Caen et auxquels il a répondu sur Twitter –, demeurent assez incompréhensibles. Titulaire quasi indiscutable en Ligue 1 depuis 2007 (hormis, peut-être, à Marseille en 2013-2014), l’homme qui joue une compétition européenne chaque année depuis 2011 (excepté en 2014-2015) garde la confiance de tous les coachs qu’il croise. Que ce soit sur le plan sportif comme sur le plan humain. « À chaque fois que je fais appel à lui, il donne le maximum. Au niveau de ses qualités, il est rapide, il est bon tactiquement. Il règle de nombreux problèmes par son placement, pointait encore Génésio. Au départ, il paraît très timide, mais il est plein d’humour. Lorsqu’on est entraîneur, on peut s’appuyer sur lui. » Autrement dit, Jérémy Morel peut jouer à gauche, dans l’axe, faire le taf, ne poser aucun problème dans un vestiaire, servir de bouc émissaire en étant écarté du groupe ou conspué par les fans de son équipe tout en continuant son bonhomme de chemin et en restant fidèle aux volontés de son technicien. Ça ne se rapprocherait pas de la définition du joueur modèle, ça ?



Par Florian Cadu
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