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  5. // Espagne/Ukraine (1-0)

Morata offre trois points à une petite Espagne

Dans une rencontre globalement maîtrisée sur ses terres, le double champion d'Europe en titre acquiert l'essentiel, à savoir une victoire capitale contre l'Ukraine (1-0). Grâce à Morata, la Roja part à la recherche de la Slovaquie.

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Espagne - Ukraine
(1-0)

Á. Morata (28') pour Espagne


Quand elle marche dans le bon sens, l'Espagne prend la forme d'une chorale prête à jouer une partition pleine de justesse, faite d'aiguës et de graves. Pour une bonne sonorité, la Roja détient son maestro, Andrés Iniesta. Baguette à la main, le métronome du Barça dirige son soprano, Isco, son alto, David Silva. Pour les gros bras, il détient son ténor, Sergio Ramos, et sa basse, Iker Casillas. Une sorte de FC Madrilone à la sauce anglaise pour former une équipe joueuse, parfois un peu trop, mais indéniablement belle à voir évoluer. En témoigne l'unique but de la rencontre : ouverture de Don Andrés, déviation de Koke dans la course de Morata, fin limier. D'un lob des familles, Álvaro trouve la faille et fait s'activer les trompettes andalouses. Au niveau comptable, l'Espagne prend ses distances avec l'Ukraine et garde sa seconde place au chaud. Mais ce ne fut pas une partie de pur plaisir.

Morata, toute première fois


Dans son stade Sánchez-Pizjuán, l'Espagne part clairement favorite. D'une, la Selección ne s'est jamais inclinée contre l'Ukraine en trois rencontres, avec deux victoires et un match nul. De deux, l'enceinte sévillane est une forteresse imprenable, totalisant vingt-quatre batailles pour dix-neuf victoires et cinq résultats nuls. De trois, l'Espagne doit retrouver son rang. Battue par la Slovaquie dès les prémices de ce groupe C, le groupe de Vicente del Bosque doit éviter le traquenard, sous peine de voir son statut de reine du Vieux Continent à nouveau contesté. Diego Costa blessé, la moustache la plus connue de la péninsule après celle de Salvador Dali opte pour une titularisation d'Álvaro Morata sur le front de l'attaque. Pour alimenter le buteur juventino, David Silva se rajoute au « double I » avec Isco et Iniesta.


Dès les premières minutes de jeu, le trident s'active, et Silva fait passer un premier frisson dans la défense ukrainienne. Maîtresse de la gonfle, l'Espagne poursuit sa domination sur une frappe lointaine de Koke, bien claquée en corner par Andrei Pyatov. On ne la fait pas si facilement au gorille du Shakhtar Donetsk. Il faut plus de malice. Juste après avoir vu Ruslan Rotan tenter de calmer la furia d'une frappe du gauche de peu à côté, le retour de bâton est douloureux : le mouvement ibérique est en marche, et Morata, très en forme à la Juve, poursuit son ascension en marquant son premier but en sélection (28e). Devant au tableau d'affichage, l'armée rouge est même tout proche de prendre le large sur une tête de Sergio Ramos, mais le poteau retarde l'échéance. Vestiaires.

Rotan-Casillas, le match dans le match


Après une pause bénéfique, les Ukrainiens arrivent avec davantage de lucidité. Sur coup franc, Rotan, encore lui, oblige Casillas à sortir sa première grosse parade. À la peine dans ses relances, San Iker offre même une seconde opportunité au gaucher d'égaliser, mais le portier rattrape son imprécision. À force de laisser les clés du jeu, l'Espagne laisse espérer son adversaire. Une tournure des évènements pas au goût de Del Bosque, prêt à changer ses plans : Morata sort sous les applaudissements, Pedro se charge du couloir droit, et Silva bascule en faux numéro neuf. Comme elle sait si bien le faire, l'Espagne va chercher à faire tourner la balle pour enfoncer le clou. Ce sera sans Jordi Alba, touché aux adducteurs suite à une énième accélération. Mais ce sera avec Santi Cazorla, toujours prêt à claquer un joli une-deux avec son pote Isco. Pourtant, le grand Pyatov s'interposera d'une belle horizontale. Autant à l'aise avec le dribble qu'Obélix avec les Romains, Iniesta ne créera pas un nouveau décalage décisif. Pas si grave, puisque l'Ukraine ne reviendra pas. En sortant du stade, les spectateurs pourront se dire qu'ils auront vu des bribes de beau jeu cumulé, et surtout une victoire locale. Toujours bon à prendre.

Par Antoine Donnarieix
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