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  3. // Montpellier/Caen (3-0)

Montpellier, de sang froid

Les Héraultais continuent de coller aux basques du Paris Saint-Germain, après leur cinglante victoire à domicile contre une équipe caennaise à la rue… Une superbe rencontre, même si, en réalité, il n’y a pas vraiment eu de match.

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Montpellier/Caen : 3-0

Buts : Ait Fana, Camara et Giroud pour Montpellier

Montpellier qui accueille le Stade Malherbe de Caen, ça ne ressemble pas vraiment à une affiche du dimanche soir, mais il faut croire qu’Orange Sport a décidé de claquer ce qui lui reste de budget en guise de chant du cygne pour s’offrir Lyon-Lille, et que Canal +, en cette période d’élection présidentielle, applique la répartition du temps de parole à toutes les sauces, et privilégie le MHSC au PSG. Pourquoi pas ? C’était donc l’occasion de voir les ouailles de René Girard atomiser un faire-valoir qui n’a pris que 9 points sur ses 12 derniers matches. Privé de Belhanda, blessé, Montpellier entame le match à fond de cale. Bédimo et Bocaly évoluent très haut, et cherchent systématiquement à apporter le surnombre dans le camp adverse.

En face, Caen est lucide sur ses chances. Dumas a qualifié la rencontre de «  match bonus » pour son équipe, souvent malmenée par les grosses écuries, mais capable d’un gros coup de temps à autre, comme à Gerland, il y a quelques semaines (1-2). On a déjà entendu discours plus ambitieux, mais le Stade Malherbe se donne les moyens de ses maigres espoirs de hold-up, et se montre prêt à jouer tous les contres à cent à l’heure, grâce à la vitesse de Nabab et Hamouma. Alors le SMC enfile le bas de soie sur son gros tarin et tente le tout pour le tout. Et les Montpelliérains paient pour s’en rendre compte. Malgré une large domination dans le premier quart d’heure, les Caennais sont les premiers à allumer la mèche, suite à un débordement de Nabab et à une reprise de Frau sur la barre.

Thébaux et courageux, en vain

Montpellier ne prend pas le temps de douter. Après des frappes d’Estrada et d’Aït-Fana, c’est l’avalanche sur les buts d’Alexis Thébaux. Les Normands ne sont tout simplement pas au niveau, relancent n’importe comment, et fournissent les munitions aux coéquipiers de Jourdren. Giroud est tout près du coche de la tête, Cabella envoie un caramel sur la barre, Utaka enrhume Vandam et perd son duel face à Thébaux. La première demi-heure tourne à la démonstration, voire à l’humiliation, et c’est un miracle que le score reste nul et vierge. Et à force de ne pas concrétiser sa large domination, Montpellier s’essouffle et permet à Malherbe de sortir la tête de l’eau. Les Héraultais évoluent tellement haut que chaque contre, négocié dans l’urgence et souvent en infériorité numérique par le MHSC, file une petite pointe d’adrénaline à Jourdren, heureux de voir Frau louper le cadre de quelques centimètres, et attentif pour s’interposer face à Hamouma et Bulot sur une superbe sortie aérienne.

Le match devient complètement dingue, Cabella et Aït-Fana butent encore un Thébaux on fire. M.Buquet est bien le seul à se rendre compte que ça joue déjà depuis quarante-cinq minutes, et siffle la pause… Après les pitreries de Paga et la palette de Doudouce, Montpellier remet ça, sur un rythme plus posé. Cabella loupe le coche sur un centre parfait de Bédimo, Estrada envoie une reprise fabuleuse sur la barre, et Aït-Fana trouve enfin la brèche après un nouvel exploit de Thébaux sur un ciseau de Giroud (1-0). Caen est asphyxié, martyrisé et logiquement mené.

Le 17e pour Giroud

Rarement on aura vu un match aussi déséquilibré un dimanche soir sur Canal. Parce que la démonstration continue. Estrada envoie un énième cachou sur les bois, et Cabella rate l’immanquable à deux mètres des cages face à Thébaux, qui réalise la parade de l’année, en aile de pigeon. Girard calme un peu le jeu, fait sortir Estrada et Aït-Fana, et demande à ses troupes de se mettre un peu moins en danger. Et si Montpellier semble accuser le coup physiquement, Camara n’oublie pas de maintenir le pressing pour pousser Montaroup à la faute et doubler la mise (2-0). Et comme Giroud n’aime pas ne pas participer à la fête, il profite d’un penalty généreusement offert par monsieur Buquet pour envoyer un pruneau en pleine lucarne (3-0). Montpellier reste donc sur les talons du Paris SG et n’a pas oublié de démontrer son nouveau statut de terreur du championnat face à une équipe qui n’a jamais été en mesure de lutter.


Par Julien Mahieu
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Bien dit Julien Mahieu, c'était samba ce soir !
Pitdiscount Niveau : Loisir
Je n'imagine pas commentaire plus lucide, hélas...
Georges Frêches Niveau : DHR
Ce soir, comme souvent à la maison, j'ai joui. Merci mon amante, merci ma paillade.
Non en fait j'ai joui car meme le gros menes a pas trop ouvert sa grande gueule meme si ca le demangeait il pouvait pas test devant la démonstration.
Clair que j'ai été étonné de voir le gros lard la fermer et pas dire de conneries sur Montpellier pour une fois
C'est beau ce que vous dites les gars, c'est même assez elegant et bien tourné. Ya de l'idee, du fond de la forme... Inspirant quoi...
Ça donne envie de prendre une guitare et d'écrire une chanson (mais pas sur l'amour des baleines;-). 
Allez paillade !!
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