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Montolivo, de nulle part à la finale de l'Euro

Riccardo Montolivo s’apprête à disputer une finale de l’Euro avec la Squadra Azzurra, et dans la peau d’un titulaire. Néanmoins, au regard de sa saison, il ne mérite franchement pas d’être là. Pistonné, le bonhomme ?

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Riccardo Montolivo, c’est la preuve que le piston s’adapte parfaitement au football. Pour la simple raison que le milieu de terrain, aussi raffiné soit-il, a réalisé une saison franchement moyenne, à l’instar de son club, la Fiorentina. Un club où il a tout donné pendant 5 saisons, un peu moins pour la 6e, et quasiment rien du tout pour la dernière. Si on était mauvaise langue, on dirait que l'explication est là : Cesare Prandelli était son coach, plus même, une sorte de père spirituel. Alors quand l’entraîneur est parti, semble-t-il avec toute l’ambition d’une belle Fiorentina, le milieu azzurro a perdu son aura. Jusqu’à sombrer tout court. Fort heureusement pour lui, son mentor s’est posé sur le banc de la Squadra Azzurra. Et Montolivo s’est envolé pour l’Euro. Comme par hasard ?

L’histoire d’un contrat

Quand Riccardo Montolivo débarque à Florence à l’été 2005, il possède un statut d’espoir du football italien. Comme bien souvent pour les talents sortis du meilleur centre de formation de la Botte, celui de l’Atalanta. Le milieu de terrain ne tarde pas à s’imposer dans l’effectif de la Viola et devient, malgré son jeune âge, un titulaire indiscutable dès la saison suivante. Le coach d’alors se nomme Cesare Prandelli, un mec qui fait grandir la Fiorentina avec ses convictions offensives, jusqu’à ce que le club accroche la Ligue des champions, au nez et à la barbe des Milanais. Son jeune milieu, yeux bleus et nuque longue, est l’une des pierres angulaires d’un effectif foufou, mais bien rôdé. Celui qui récupère, et surtout celui qui donne les bons ballons à ses coéquipiers. Du moins jusqu’en 2010, l’année de la rupture. Malgré une campagne de Ligue des champions convaincante (et injustement interrompue en huitièmes de finale face au Bayern, remember Ovrebo…), la Viola se vautre en championnat. Une onzième place décevante, la fin évidente d’un cycle. Prandelli se tire entraîner la Nazionale, Montolivo pleure. Même s’il devient capitaine de la Fio, le milieu connaît une blessure, une opération et une première baisse de motivation. La baisse de motivation, le cas de pas mal de cadres florentins de l’ère Prandelli, d’ailleurs (Frey, Vargas, Mutu, Gilardino…).

Mais Montolivo va s’illustrer d’autant plus dans ce registre, une fois l’intersaison venue : alors que les dirigeants toscans proposent une prolongation de contrat à leur « capitaine » , ce dernier laisse traîner, puis refuse, à la toute fin du mercato. Et ce, alors qu’il s’agissait de la dernière occasion pour le club de tirer une somme pour son joueur, vu que son contrat expirait l’année suivante. Bref, Montolivo a tout fait capoter. Imaginez donc, à l’orée de cette saison, la gêne autour du bon Riccardo, lui-même contraint de défendre des couleurs qu’il n’aime plus. Logiquement démis de ses fonctions de capitaine, il se met à errer sur les terrains tel un fantôme, incapable de transcender son équipe, par un criant manque d’envie. Les tifosi florentins le prennent en grippe, l’insultent à chacune de ses sorties. Quelquefois, rarement, il rappelle à tous son talent, comme avec ce lob bien touché face à Novare (3-0) ou un doublé salvateur en fin de saison contre cette même équipe (2-2), alors que son coach tabassait l’un de ses collègues. Le Milan AC, convaincu que le bonhomme n’est pas perdu, décide de le recruter. De toute façon, c’était gratos. Et dans la foulée, Montolivo s’envole donc pour la Pologne. Certains crient au scandale ou à l’imposture, mais, à Florence, tout le monde se marre. Presque logique, au final.

Une confiance abusive ?


Mais Cesare Prandelli, lui, aime bien son milieu. D’ailleurs, il en a fait un titulaire pendant toute la durée des éliminatoires de l’Euro. Les chiffres parlent pour lui, l’Italie terminant en tête de son groupe, et très largement. Riccardo joue à un poste qui n’est habituellement pas le sien, en numéro 10 derrière deux attaquants. Auteur de prestations plus (deux assists contre l’Estonie, un superbe but en amical face à l’Espagne) ou moins sérieuses en Nazionale, certains optimistes diront que sa sélection est méritée. Mais avant toute chose, Montolivo profite d’un certain vide à ce poste. Et s’il semble n’avoir jamais douté de sa place dans le groupe italien, depuis le début de l’Euro, cependant, il a parfois été largué. Dans son jeu, et/ou dans l’enjeu. Pensez donc, de la lutte pour le maintien aux joutes de l’Euro, il y a quand même un monde. Au départ laissé sur le banc en raison de l’expérimentation d’un nouveau dispositif, le 3-5-2 juventino, le milieu « offensif » a retrouvé une place de titulaire face à l’Angleterre. En raison, il faut bien l’avouer, des pépins physiques de Thiago Motta.

Une prestation correcte de la part du « Florentin » , des passes en une touche bien senties. Mais aussi, un péno foiré qui aurait pu coûter très cher. Car mentalement aussi, il y a un fossé. Passer du « je m’en foutisme » à la concentration du plus haut niveau, ce n’est pas évident. Contre l’Allemagne en demi-finale, Riccardo est de nouveau titulaire et distille une transversale décisive pour le second but de Balotelli. S’il y a du mieux, le mec donne quand même l’impression d’être capable du meilleur comme du pire, dans un même match. En somme, on peut dire que Riccardo Montolivo est un peu l’anti-Diamanti, son collègue tatoué. Tous deux viennent d’équipes moyennes de Serie A, l’un a du mérite et s’est arraché toute la saison pour accrocher une place en sélection, l’autre non. Mais on a beau parler, pendant ce temps, Montolivo s’en tape. Papa l’alignera en finale, et ça, il le sait bien.

Alexandre Pauwels
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