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Montella, du romantisme au pragmatisme

Symbole d'une nouvelle vague d'entraîneurs italiens partisans d'un jeu spectaculaire et audacieux lorsqu'il officiait sur le banc de la Fiorentina, Vincenzo Montella a transformé l'AC Milan en une équipe réaliste et solidaire, mais rarement flamboyante. Un changement de style assumé, pour un technicien qui a su d'adapter aux exigences de résultats immédiats du club rossonero.

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Certains matchs sont à l'image d'une saison. Le lundi 13 février, Milan, mené un à zéro par la Lazio à l'Olimpico, subit en silence. Les Rossoneri, diminués par les blessures, peu inspirés offensivement, serrent les dents, défendent comme des acharnés face à des Laziali qui multiplient les offensives. Une détermination payante, qui permet aux Lombards d'arracher le nul dans les derniers instants grâce à un but de Suso. «  Nous avons eu des jours meilleurs » , concède Vincenzo Montella à la fin de la rencontre. « Mais je trouve ça excitant de voir cette équipe et l'énergie unique qui se dégage de ce groupe. » Avec lui, Montella le sait, Milan a appris à conjuguer souffrance et victoire. Et tant pis si la manière n'est pas toujours au rendez-vous.

Ancien esthète


C'est pourtant un entraîneur focalisé sur une idée de jeu précise qui mène la Fiorentina trois années consécutives dans le top cinq de la Serie A de 2012 à 2015, en proposant l’un des jeux les plus léchés de la Botte. Montella impose alors un style sans concession, axé sur la possession de balle, la recherche constante de mouvement et les redoublements de passes, quel que soit l'adversaire affronté. « Certains s'adaptent à l'adversaire. Nous, nous devons essayer d'imposer notre jeu coûte que coûte, tout en considérant les particularités adverses. Nous somme aussi une équipe qui prend du plaisir sur le terrain » , expliquait-il en décembre 2013. La rupture avec l'AC Milan cuvée 2016-2017, qu'il a pris en main l'été dernier, n'en est que plus surprenante. Le Milan version Montella ressemble plus à une formation travailleuse et résiliente qu'à une machine collective triomphante et dominatrice. Septième au classement, Milan n'en a pas moins la neuvième attaque de la Serie A et a remporté six de ses quinze victoires en championnat (soit 40% de ses succès) par un petit but à zéro. De quoi faire monter en température Arrigo Sacchi, éternel défenseur du beau jeu, qui reconnaît la qualité du travail de Montella en Lombardie, mais déplore l'abandon des schémas de jeu audacieux qui caractérisaient l’Aeroplanino pendant ses années sur le banc de la Fiorentina : « Milan est une jeune équipe et Montella travaille bien, mais, cette année, ce qu'il fait est un peu indistinct : il prend trop de précautions et pense trop à défendre. » Le mage de Fusignano enfonce le clou une bonne fois pour toutes, peu après la victoire des Lombards en Supercoupe d'Italie fin décembre : « Ce qu'ils font au Milan ne me plaît pas, ils la jouent fourbe, et ferment trop derrière. »

De Florence à Milan


De quoi se demander si Montella le romantique s'est transformé en Mister purement pragmatique. « À Florence, il a développé un football, moderne, rapide et dynamique. Mais à Milan, il lui faut à la fois rassurer les investisseurs et le public, ainsi que s'adapter à ses joueurs » , analyse Jonathan Zebina, ex-coéquipier de Montella à la Roma de 2000 à 2004. En somme, Montella ajuste ses méthodes au contexte dans lequel il évolue. À Florence, comme il l'expliquait lui-même fin 2013, on lui avait spécifiquement demandé « de conquérir le public, de gagner en divertissant » . Rien à voir avec le sulfureux environnement du club lombard, où le natif de Naples doit composer avec un effectif inférieur sur le papier à ceux de la Juve, de la Roma, du Napoli et du rival interiste, tout en satisfaisant les exigences de résultats du public et de la direction rossonera. « Le football en Italie, c'est très particulier, c'est un peu comme le Colisée... Il faut impérativement faire tes preuves très rapidement sinon... poursuit Zebina. C'est pour ça qu'à Milan, Montella s'attelle d'abord à bien défendre. La demande de résultats est immédiate, ensuite il pourra développer une vraie dynamique de jeu. »

Mutations


D'autant plus que, loin de totalement délaisser ses principes, Montella les a adaptés et dimensionnés aux besoins d'un Milan en quête de stabilité après cinq saisons chaotiques sur le plan sportif. Si les Rossoneri ne sont pas vraiment spectaculaires, on retrouve certains éléments chers à Montella depuis qu'il exerce en tant qu'entraîneur. Notamment une volonté de privilégier le jeu à terre et de ne pas abuser des passes longues, comme en attestent les transmissions de Gianluigi Donnarumma, qui préfère relancer dans les pieds de ses défenseurs que de dégager loin vers ses attaquants. L'apport majeur des Espagnols Suso et Deulofeu n'est d'ailleurs sans doute pas étranger à cette volonté constante de privilégier les transmissions courtes et à terre. Réaliste, mais pas résigné, Montella a ainsi bien compris qu'il lui faudrait s'adapter au Milan, tout en n'oubliant pas de le changer subtilement, par petites touches. « Les expériences vous changent, vous aident à grandir. J'ai moi-même récemment grandi et évolué » , explique le Mister lombard. Signe que l'entraîneur Montella n'a sans doute pas fini de muter. Et le Milan avec lui.



Par Adrien Candau Propos de Jonathan Zebina recueillis par AC, ceux de Vincenzo Montella et Arrigo Sacchi issus de la Gazzetta dello Sport
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