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Monsieur Rocchi et la théorie du complot

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les décisions arbitrales de Gianluca Rocchi lors de ce Juventus-Roma font jaser. Les Romains, à l'image de Totti et Rudi Garcia, en sont d'ailleurs persuadés : l'arbitre voulait que la Juve gagne. Des accusations fortes. Ont-ils réellement tort ?

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Ce matin, le Corriere dello Sport, quotidien romain, n'y va pas par quatre chemins : «  championnat faussé  » titre en gros le journal. Des mots forts. Au moins aussi forts que ceux prononcés par Francesco Totti juste après la rencontre. « Cela fait des années que ce genre d'épisodes se répète et cela conditionne nos saisons. Est-ce que l'arbitre a conditionné le match ? Je ne sais pas si c'est l'arbitre ou quelque chose d'autre. On reparlera beaucoup de ce match, mais je pense qu'ils devraient faire un championnat à eux, seuls, puisque de toute façon, avec de bonnes ou de mauvaises manières, ils finissent toujours par gagner.  » Des accusations qui font évidemment référence au Calciopoli, scandale pour lequel la Juve a été reléguée en Serie B en 2006 et privée de deux Scudetti (2005 et 2006). On l'a compris, les Romains sont furax. Pour la faire courte, ils ont la forte impression que l'arbitre de ce Juventus-Roma, M. Rocchi, avait clairement choisi son camp. En cause : les deux pénaltys litigieux concédés à la Vieille Dame en première période, et transformés par Carlos Tévez.

Rocchi Horror Picture Show


Difficile d'être parfaitement objectif, neutre et juste face à ce qu'il s'est passé dimanche en fin d'après-midi, tant tout ressemblait à un grand n'importe quoi, et tant les réactions des uns et des autres ont été démesurées. Que le match ait été conditionné par l'arbitre, cela ne fait aucun doute. M. Rocchi, qui n'en est pas à son coup d'essai, a perdu le contrôle de la partie dès la première période. En distribuant des cartons jaunes absurdes (biscotte pour Totti, coupable d'avoir célébré son but devant ses supporters, OK), en sifflant trois pénaltys tous discutables (mais pas honteux), ou encore en se faisant impressionner (victimiser ?) par les joueurs présents sur la pelouse. Est-ce suffisant, alors, pour crier au scandale et dire que le championnat est faussé et que Rocchi a voulu faire gagner la Juve ? Évidemment, non. Car pour porter de telles accusations, comme celles de Totti ou de Rudi Garcia après la rencontre, il faut être capable de prendre du recul. Ce que les Romanisti, à chaud après cette défaite, n'étaient clairement pas en mesure de faire.

En effet, après la rencontre, le coach de la Roma a lancé une pique, en affirmant qu'il « ne savait pas qu'à Turin, la surface de réparation faisait 17 mètres » . Bonne vanne, certes. En cause ? Les deux pénaltys sifflés contre son équipe. Sur le premier, Maicon, positionné dans le mur, s'avance légèrement sur le coup franc de Pirlo et, pour se protéger le visage, touche le ballon de la main. Dans la surface ? Sur la ligne ? En dehors ? Volontaire ? Involontaire ? Quasiment impossible de trancher, même si la décision semble sévère. M. Rocchi, lui-même un peu perdu, s'est donc fié au trait qu'il avait tracé avec la bombe spray, qui était dans la surface. Plus tard dans la période (bien au-delà du temps additionnel accordé, et c'est peut-être là le seul vrai scandale du match), Pogba est fauché par Pjanić. Contact, oui, mais là encore, quasiment impossible d'affirmer s'il est dans la surface ou non. Que cela agace Garcia, c'est une chose tout à fait compréhensible. Mais faut-il lui rappeler que la même situation avait eu lieu l'année dernière, à San Siro, en faveur de son équipe ? Gervinho avait été fauché pile sur la ligne (et même juste un peu en dehors) de la surface. L'arbitre, M. Tagliavento, n'avait pas hésité et avait sifflé un pénalty, ce qui avait permis à la Roma de doubler la mise. Qu'avait dit Rudi à propos de cette faute ? Que c'était « une question de centimètres, et que l'arbitre avait pris la décision qui lui semblait être la bonne » . Deux poids, deux mesures.

La main de Pepe


Les accusations de Totti, elles aussi, sont fortes. Le Capitano, furieux de ce revers (et là encore, on peut le comprendre), explique que ce sont les joueurs de la Juventus qui ont influencé l'arbitre dans ses décisions. Là encore, le beau Francesco a la mémoire courte. En novembre 2010, déjà lors d'un Juventus-Roma, M. Rizzoli avait sifflé un pénalty très similaire à celui sifflé pour la main de Maicon, cette fois-ci pour une faute de main de Simone Pepe sur un coup franc… de Totti. Ce jour-là, le capitaine giallorosso avait foncé sur l'arbitre comme une furie pour réclamer le pénalty. Et avait obtenu gain de cause.

À partir de 1'10 :
Vidéo

Alors, quoi ? Tout ça pour dire que la Roma fait tout un four pour pas grand-chose ? Quelque part, la colère des Giallorossi est justifiée et justifiable. L'an dernier, à Turin, ils avaient été écrasés tactiquement et avaient perdu 3-0. Cette année, ils se sont hissés à la hauteur des triples champions d'Italie, mais ont récolté la même chose : zéro point. Dur à avaler. Mais de là à se positionner en victime d'un complot, ça non. Car à ce petit jeu, on peut aussi se positionner du côté des Bianconeri. Quid du pénalty non sifflé sur Marchisio après quelques minutes de jeu ? Quid du pénalty accordé à la Roma pour cette prise de judo mutuelle entre Lichtsteiner et Totti ? Qui de l'expulsion de Morata, coupable de pas grand-chose à part d'avoir pris un coup de pression de Manolas ? Non pas qu'il faille se positionner en avocat du diable, hein. Mais avant de hurler sur tous les toits que le championnat est faussé, il faut regarder tous les aspects et toutes les facettes.

Le Scudetto moral


En réalité, le vrai problème, c'est que M. Rocchi n'est pas un arbitre fiable pour un tel match. Pas du tout, même. D'ailleurs, lorsque l'on tape son nom sur Google, on tombe sur des articles remontant à 2011 ou 2012 où son nom est déjà associé aux mots « désastre » et « erreurs » .


Mais forcément, dès qu'il s'agit d'erreurs en faveur de la Juventus, on parle de complot, de Moggi, de Calciopoli. Mais la Roma ne doit pas se cacher toujours derrière cela. À la fin de la rencontre, Totti a d'ailleurs affirmé que « tant que la Juve sera là, la Roma finira toujours deuxième » . Le problème, c'est que même quand la Juve n'était pas là (en Serie B en 2006/07, ou en reconstruction de 2007 à 2011), la Roma ne remportait pas le Scudetto, et terminait deuxième derrière l'Inter. Et à l'époque, les Giallorossi se plaignaient des décisions arbitrales qui, soi-disant, favorisaient l'Inter et défavorisaient la Roma. En 2008, le maire de Rome, Gianni Alemanno, avait même affirmé que la Roma avait « remporté le Scudetto moral  » , provoquant les railleries des tifosi adverses.

En attendant, et c'est plutôt ça qu'il faut retenir, la Roma a prouvé hier que, sur le terrain, elle pouvait mettre en difficulté la Juventus. Le gouffre qui séparait les deux équipes la saison passée s'est largement réduit, et si Pjanić, à la 61e, avait été aussi adroit que Bonucci ne l'a été à la 86e, on serait peut-être là en train de parler d'une Roma leader qui est venue imposer son nouveau règne au Juventus Stadium. Le chemin est encore long. Certes, on reparlera de ce match. Certes, les Romanisti rumineront ces décisions arbitrales au moins jusqu'au match retour. Mais tous les M. Rocchi du monde n'enlèveront pas le fait que ces deux équipes se livreront une lutte acharnée jusqu'à la dernière journée. À l'intérieur, et en dehors de la surface.

Éric Maggiori
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