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Monsieur le Pres'

Dix-sept matchs en professionnel avec son club du PSG et voilà Presnel Kimpembe en équipe de France. Celle des grands. Trop tôt ? Trop fou ? Trop jeune ? Quel intérêt ? La venue du gaucher parisien soulève plein de questions, notamment celle de verrouiller, sans doute, un joueur qui possède la binationalité, mais elle répond surtout à la question la plus importante : oui, ce garçon a quelque chose.

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Lundi dernier, dans les chambres de l’équipe de France Espoirs, Presnel Kimpembe, vingt et une piges, s’amusait avec ses potes. Il chambrait Ousmane Dembélé sur son dégradé low cost, il filmait son pote de la préformation parisienne Moussa Dembélé en train de répondre à des interviews en anglais au téléphone alors que le joueur du Celtic était claqué dans la langue des One Direction au lycée. Plus tard, il immortalisait le même Dembélé en slip en train de danser. Là, avec ses potes, dont la plupart on été formés en même temps que lui dans la capitale (Dembélé, Rabiot, Maignan), Kimpembe savourait l’instant. À table, son sourire ne le quittait plus. Et la rumeur s’est propagée. Il allait devoir quitter le rassemblement et filer. Puis son téléphone a sonné. C’étaient les grands. Les A. Mangala HS. Umtiti, Sakho, Zouma, Perrin, Rami, Mathieu hors du coup pour ce rassemblement pour différentes raisons, voilà le jeune « Titi » propulsé en équipe de France.

En Bleu, il n’est pas arrivé en grand timide. Il a retrouvé ses coéquipiers en club : Areola, Matuidi et Kurzawa mais surtout son meilleur pote du centre de formation, Kingsley Coman. Kimpembe est arrivé au PSG à huit ans, et les deux partent souvent en vacances ensemble. Formidable ascension pour celui qui, comme Ongenda et Rabiot, a vu le jour en 1995. Sauf qu’à l’inverse de ses deux potes de promotion, Kimpembe n’a jamais impressionné chez les jeunes. Latéral gauche au départ, « Kim » était chétif, petit, pas spécialement bon quand les deux autres étaient déjà au-dessus du lot et ont tutoyé les professionnels très tôt. Kimpembe, lui, a attendu. Jusqu’à l’an dernier où Blanc lui a fait jouer les matchs de Ligue 1 en fin de saison, quand Paris avait vingt points d’avance. La différence s’est vraiment faite cet été. Avec la Copa América et les Jeux olympiques de Marquinhos et la blessure de Thiago Silva, Kimpembe s’est retrouvé titulaire dès les premiers matchs officiels. Un peu par obligation, c’est vrai. Il faisait la paire avec David Luiz. Bizarrement, c’est le jeune qui s’en sortait le mieux. Beau pied gauche, présence physique, relance et sang-froid, Kimpembe était dans le ton. Alors il a enchaîné les matchs. Six en tout. Sans jamais passer au travers, tout l’inverse du Brésilien chevelu. Et quand celui-ci a pris la direction de Chelsea, le numéro 3 – celui historique de Mamadou Sakho – s’est retrouvé propulsé troisième dans la hiérarchie des défenseurs centraux dans un club où il n’y a pas de numéro 4. Du temps de jeu, il allait en avoir. Assurément.

Le verrouiller pour l’avenir ?


Maintenant qu’il est en équipe de France, on fait quoi ? Oui, c’est rapide. Sans doute trop quand on voit qu’Aymeric Laporte a dû attendre plus de 150 matchs en professionnel pour s’inviter à Clairefontaine avec les grands. Mais les Bleus, c’est aussi une histoire d’opportunités. De chance. De coup du sort. D’être là au bon endroit, au bon moment. Kimpembe, c’est un peu tout ça. Surtout qu’avant les U20 pour le Tournoi de Toulon 2015 (où il est élu deuxième meilleur joueur du tournoi), puis les Espoirs, Kimpembe n’a jamais été dans le viseur de la FFF. Et pour cause, il était convoité par la sélection nationale du Congo, où il a joué un match avec les Espoirs en octobre 2014 en Autriche. La RDC tente même de l’attirer chez les A, mais les Bleuets ne veulent pas le laisser filer et l’intègre au groupe. En lui ouvrant la porte de Clairefontaine, la FFF souhaite-t-elle garder la main dans le dossier ? Pourquoi pas. Mais Kimpembe évolue à un poste où la concurrence est hardcore, notamment chez les jeunes : Zouma, Umtiti, Varane, Laporte, sans oublier les anciens comme Koscielny, Rami ou Sakho. Il n’y aura pas à manger pour tout le monde.


Mais voilà, Kimpembe a une petite fenêtre de tir, il peut y croire. Au PSG, il est couvé par Unai Emery, qui lui parle très souvent. Il est surtout dans un club peuplé d’internationaux et de deux défenseurs de haut niveau dont un qui vient de souffler ses trente-deux bougies. Autant dire que Kimpembe jouera. Et progressera. En un an, ce bourreau de travail a déjà franchi les paliers un par un. Sa coiffure particulière, sa chevalière au petit doigt, Presnel Kimpembe est simplement un gamin qui aime jouer au football avec ses potes. Pour son arrivée à Clairefontaine, il a été accueilli par Layvin Kurzawa, un membre de sa garde rapprochée parisienne. Stressé ? Même pas. Jouera-t-il durant ses deux dates internationales ? Possible. Quoi qu’il en soit, l’histoire du natif du 95 est belle. Sur la Côte d’Azur, un homme a pris cette arrivée avec un grand sourire. C’est Bertrand Reuzeau, l’ancien responsable du centre de formation de la capitale aujourd’hui en poste à l’AS Monaco. Actuellement, Rabiot, Maignan, Dembélé, Augustin (Espoirs), Areola, Coman et Kimpembe (A) sont à Clairefontaine après être passés entre ses mains au Camp des Loges. Kimpembe en équipe de France, c’est aussi la reconnaissance de la formation parisienne.

Par Mathieu Faure
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