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Money time pour l'OL

Arrêtons de rêver : Lyon n'est toujours pas qualifié. Quand bien même il le serait ce soir, ce qu'on lui souhaite, il y aurait la première place importantissime du Groupe B à décrocher contre Tel Aviv ensuite. A part ça, on pourrait voir un super match ce soir, avec deux équipes joueuses et bien décidées à l'emporter.

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Et le match aller ? Deux équipes asthmatiques, neurasthéniques, souffreteuses... Deux équipes qui se cherchaient, auteures toutes les deux d'un début de saison “désastrophique”. Lyon étrennait Gourcuff et Briand et alignait une défense éprouvette (ou tube à “essais”) : Réveillère, Lovren, Diakhaté et
Kolodziejczak. A l'époque, Lyon chiait marron, laissant deviner une période de hautes turbulences, comme dans les navets US des années 70 (des histoires de Boeings en perdition, qui chutent libre ou qui atterrissent mal mais qui finissent bien). Une sale période qui débouchera en effet sur la Crise de 29. Et pourtant, Lyon avait gagné 1-0 (but de Bastos). Oui, mais... Schalke avait joué à 10, suite à l'expulsion stupido mais sévère de Höwedes à la 38ème. Raul et Huntelaar avaient imité le brouillard, laissant briller Farfan sur les côtés. Changement de décor, fin novembre : les deux clubs vont mieux en championnat, sont à peu près au complet et veulent gagner. Perfecto !


Lyon des savanes ?

« Savane est un mot poétique où voir le lion s'égayer est une élévation de l'âme » (in Les Fauves et le Contrat Social, JJ Rousseau). Un peu comme la deuxième mi-temps à Lens de dimanche soir. Là, oui, c'était majestueux : un troupeau de lionnes qui déchire du zèbre Sang et Or à pleines dents. Claude Puel, Roi Léon, a annoncé la couleur en partance pour la Ruhr : rouge sang. « On vient pour gagner le match tout simplement. Je l'avais dit à Benfica, et je le redis là. On a la ferme intention de revenir avec les trois points. On occulte le dernier match, car si nous avons l'opportunité de nous qualifier, il faut la saisir » . Exactement ça qu'il fallait dire. Venir pour gagner. On aime bien l'AJA mais Jeannot Fernandez qui déclare avant Milan AC, « nous espérons faire le meilleur match possible » , ou quelque chose comme ça, c'est forcément chiffon & mouron. Puel tient le bon discours parce que l'OL est en danger, tout simplement. Si Schalke bat Lyon par plus de deux buts d'écart et que Benfica gagne ses deux derniers matchs, les Gones sont éliminés. Un scénario catastrophe qui inclurait un nul ou une défaite de Lyon à Gerland contre Tel Aviv pour son dernier match. Foutaises ? Pas du tout. L'OL est encore cette grande équipe capable du meilleur et du pire, comme à Lisbonne (en première mi-temps : 0-3), comme à Lens dimanche soir (nullissime en première période) ou alors comme souvent dans des matchs pourris mais sauvés par la grâce de Lloris. Dimanche soir, si Lens avait breaké à 2-0, c'en était peut-être fini de Lyon pour le championnat.

On attend toujours “le” match référence, avec un Lyon au taquet pendant 90 minutes. On n'invente rien : c'est ce qu'a déclaré texto Yoann Gourcuff à Bollaert juste après le match contre Lens. Ce soir ? Ce serait bien : du vrai Lyon en mode C1, face à une équipe joueuse forcément obligée de se livrer pour jouer la qualif. Les gars : Hugo, Réveillère, Cissokkho, avec la paire Lovren-Diakhité, en défense. Gare à Raul et Huntelaar dans l'axe profond et gare à Farfan (à droite) et Edu (gauche), sur les côtés. Dans le 4-2-3-1, Toul sera associé soit à Makoun (très en vue à Bollaert) ou bien à Kallström. Les deux se plaignent de ne pas assez jouer : à celui qui sera titulaire de prouver que Puel se trompe, bordel ! Gourcuff jouera derrière un Gomis qui serait bien inspiré de nous refaire le coup de Bollaert. Sur les côtés, Bastos à droite et Briand ou Lisandro à gauche. L'Argentin, un peu touché à la cuisse, est incertain et c'est très chiant. Mais pas de calculs : c'est maintenant !

Schalke y croit dur comme Ruhr.

Gelsenkirchen est jumelée à Newcastle. N'importe quoi... Ceci dit, Gelsenkirchen a un beau stade, le Veltins-Arena. Ça tombe bien, c'est là que joue Schalke. Y'a un toit amovible qui sera déployé ce soir. C'est con, Hugo Lloris, assassin romantique, ne verra pas les étoiles. On passe sur les déclarations fracassantes de Farfan et de Felix Magath (en gros, « Ce match face aux Lyonnais est capital » , « Nous ne pensons qu'à la victoire » , etc...). Les Allemands y croient parce qu'ils sont à une inespérée deuxième place avant de se rendre à Lisbonne. Or, en foot, un Allemand pas achevé bouge encore... Raul et Huntelaar, bien sûr. Les deux commencent à gazer. The Hunter en est à 7 buts en 11 matchs de Bundesliga, quand El Magnifico vient de planter un triplé contre le Werder tout Blême (4-0, samedi). On peut parier que l'un des deux (voire les deux, malheureusement ?) marquera ce soir. A moins que l'OL cadenasse avec beaucoup de métier et que Hugo ne refasse l'Ange, l'art hispano-flamand devrait exhiber quelques œuvres marquantes... Ne pas oublier Farfan, encore une fois : à l'aller, il avait été l'un des rares à surnager, en se baladant littéralement à droite (et un peu à gauche) et en décochant deux frappes dangereuses.

“Noulfire”, c'est 4-4-2. On ne présente plus Neuer, capitaine, dans les buts. Pas sympa, Manu, mais c'est le gardien de la Nationalmannschaft. Respect. En défense, Höwedes-Metzelder dans l'axe, Schmitz et Uchida, gauche-droite. Kluge à la récup, avec soit Moritz ou Rakitic, et sur les côtés, Farfan et Edu (à gauche). Devant, qui vous savez... Une fois de plus, les Allemands sont persuadés qu'ils vont marquer et ils ont les armes pour, alors ça promet un beau match. Et puis, comme pour Lyon, l'OM, l'AJA et la L1, la Bundesliga joue aussi gros ce soir. Pour le Bayern, déjà qualifié, c'était OK, sans trop de surprises. Mais qui accompagnera les Bavarois ? Question pas si saugrenue à l'heure où le foot de club allemand aimerait revendiquer un statut au moins égal à celui de sa sélection nationale. Schalke est encore en course, mais pas le Werder, quasi éliminé (que points) et qui se déplace à Tottenham ce soir. Alors attention à Felix Magath, très attaché à l'image de marque du foot de son pays : sa fibre patriotique exacerbée mobilisera ses joueurs contre des Lyonnais qu'il tient “vraiment” à battre. Une victoire “que” 1-0 le décevrait, c'est dire...

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