1. // Les restes du monde

Mondial des clubs, la petite des grandes compèt'

Depuis ce jeudi se tient la huitième édition de la Coupe du monde des clubs, au Japon. Une compétition réunissant les vainqueurs des ligues des champions des différentes confédérations de la Fifa. L’idée est belle mais accouche d’un intérêt mineur, du moins vu d’Europe.

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A des fins honorables de mondialisation, la Coupe du monde des clubs a remplacé en 2005 la Coupe intercontinentale, qui opposait chaque saison entre 1960 et 2004 le vainqueur de la Ligue des champions européenne et de la Copa Libertadores sud-américaine. Un « pilote » de cette nouvelle compétition s’était déroulé une première fois en 2000, avant qu’elle ne s’installe définitivement cinq ans plus tard au déjà très lourd calendrier de la Fifa. Pour quel résultat jusqu’à présent ? La politique volontariste d’ouverture aux continents émergents n’a donné lieu qu’à très peu de surprises, puisqu’hormis l’an dernier et la qualification en finale du Tout Puissant Mazembe, le représentant africain, face à l’Inter Milan (défaite 0-3), chaque finale a opposé les deux clubs en provenance d’Europe et d’Amérique du Sud. L’Europe grâce au Milan AC, à MU, à Barcelone et à l’Inter (respectivement de 2007 à 2010) bat désormais l’Amérique du Sud par 4 victoires à 3 (obtenues lors des premières éditions par trois clubs brésiliens, les Corinthians, São Paulo et l’Internacional Porto Alegre).

Cette année ne devrait pas déroger à la règle. La dream-team barcelonaise, deux ans après sa première victoire (et cinq ans après une finale perdue contre São Paulo) part largement favorite, avec comme seul outsider le Santos FC de Ganso et Neymar. Il faut dire aussi que tout est fait pour les avantager, puisque chacune de ces deux équipes n’a que deux matchs à disputer pour espérer l’emporter – une demi-finale et une finale – contre trois voire quatre pour les autres participants. Comme si ça ne suffisait pas, les deux formations favorites sont assurées de ne pas se rencontrer lors des demi-finales. A ceux qui trouvent le système de la Coupe de la Ligue française inégalitaire, sachez donc qu’il y a pire.

Mamoudou Niang et Cesar Delgado de la fête
Cette Coupe du monde des clubs est ainsi organisée comme un tournoi à élimination directe. Le premier tour de qualification opposait ce jeudi le vainqueur de la C1 océanienne, les Néozélandais d’Auckland City (la fédération australienne est intégrée à la zone Asie) au champion en titre du Japon, le pays organisateur, Kashiwa Reysol. Ce dernier l’a emporté 2-0, surfant sur la récente conquête de son titre national. Il y a un an, le club évoluait en D2 japonaise mais a réalisé un parcours régulier en J-League cette saison, devançant Nagoya Grampus, le champion 2010, d’un point, et Gamba Osaka, vice-champion 2010, de deux. Les locaux de cette compétition affronteront dimanche en quart de finale Monterrey. Le club mexicain de l’ancien Lyonnais Cesar Delgado avait dominé en avril le Real Salt Lake (2-2, 1-0) en finale de la C1 de la Concacaf, en Amérique centrale et du nord. L’autre quart de finale opposera Al-Sadd à l’Espérance Tunis. Les premiers, Qatariens, ont gagné la C1 asiatique il y a un mois et comptent dans leur effectif d’anciennes têtes connues de L1 : Mamadou Niang, Kader Keita et Nadir Belhadj. Les seconds représenteront la Tunisie et l’ensemble du continent africain. Vainqueurs du Wydad Casablanca en finale de la Ligue des champions de l’AFC (0-0, 1-0), les Sang et Or voient leur début de saison en D1 tunisienne fortement perturbé par ce périple au Japon. En espérant pour eux que ça en vaille la peine. Les demi-finales se dérouleront mercredi et jeudi prochain, la finale le dimanche suivant, 18 décembre.


Par Régis Delanoë
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