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Monaco–Nancy en mode Avatar

La 37e journée de L1 a été forte en émotions et riche en enseignements. Mais pour Sony, l'enjeu était tout autre. Lors de Monaco-Nancy, la marque audiovisuelle expérimentait, pour la dernière fois avant la Coupe du Monde, la technologie 3D. Nous étions sur place.

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Les matchs en streaming sur la toile vous ont ruiné les yeux, pire, dégoûtés du foot... Il était temps que la 3D vienne agrémenter vos soirées entre potes. Et elle pourrait investir vos salons plus rapidement que prévu. Sur initiative de la FIFA, Sony s'est préparé à diffuser une vingtaine de matchs en 3D lors de la prochaine Coupe du Monde en Afrique du Sud. Après plusieurs réglages et tentatives, l'équipe a fait escale à Monaco au stade Louis II et ses 55 spectateurs, stewards et hôtesses compris, pour une ultime répétition façon James Cameron.

Ici, pas question d'une histoire d'amour entre une autochtone et un envahisseur humain sosie de Ludovic Obraniak, mais juste un match entre deux équipes qui n'ont plus rien à jouer, l'ASM et l'ASNL. Et pourtant Sony se veut formel, “le storytelling” et le dynamisme du match sont essentiels au spectacle 3D presque autant que la disposition des caméras. Ces dernières sont au nombre de huit, placées derrière les buts (une pour chaque), au bord du terrain (deux), quatre en tribunes, dont une dans chaque coin et deux centrées. Le coût de cette opération se révèle deux fois plus onéreux que pour la 2D, forcément puisque chaque caméra en comporte deux.

Pour ceux qui ont loupé “C'est pas sorcier”, petite séance de rattrapage. La magie de la 3D s'opère lorsque deux caméras capturent une même image à des angles légèrement différents. Les deux images sont alors projetées devant les yeux des spectateurs pour que l'œil gauche ne voit que l'image de gauche, et l'œil droit ne voit que l'image de droite, grâce à l'utilisation de lunettes. Le cerveau traite ensuite les deux images pour recréer l'illusion de profondeur que l'œil visualise dans la vie de tous les jours. Un Doliprane plus tard, l'arbitre siffle le début du match.

Dans une tente Khadafi plantée devant le stade, la diffusion sur écran commence. Première impression : c'est plus net et plus agréable que le streaming, aucun doute là-dessus. Notamment le CSC de Lotiès que personne de chez Sony ou des journalistes de tous les pays n'a manqué... Pour autant, pas de quoi foutre son budget Darty ou FNAC en l'air. L'effet 3D n'est pas fou. Les plans sont moins diversifiés que dans la 2D, pour laisser le spectateur s'immerger et habituer son cerveau. C'est en fait lorsqu'on resserre le plan qu'on en prend plein la vue. Et, Pascal Bérenguer ou Stéphane Puygrenier qui sortent de l'écran, autant dire que ça vaut le détour. Mais attention, pour avoir le droit de voir le ballon de Gignac ou Henry vous arriver en pleine tronche en juin prochain, il faudra non seulement disposer d'une TV Sony Bravia, de lunettes 3D, mais aussi recevoir la chaîne ESPN... Alors n'essayez pas de regarder TF1 muni de vos lunettes récupérées au Futuroscope sur votre écran Samsung, ça sert à rien. Quant à la saison de Monaco et de Nancy, aucun doute, elle manque toujours autant de relief.

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