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  3. // PSG-Monaco (1-1)

Monaco, un costume taillé

Après un nul logique (1-1) arraché dans les dernières minutes au Parc des Princes dimanche soir, l'AS Monaco a repris la tête du championnat à une semaine de la réception de l'OGC Nice, co-leader. Reste que ce résultat a surtout prouvé une chose : ce groupe peut aller loin, très loin.

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Deux mondes qui s’opposent, deux visions. Ils ne se regardent pas. Mieux, ils ne se ressemblent pas. Debout face à sa représentation et le plan qu’il a dessiné, Leonardo Jardim ne bouge pas, sûr de ses forces et de ses convictions. Face à lui, le tableau se décompose ainsi : un ensemble uni, où tout le monde se replie et se déplie, se bat et se débat pour faire durer ce projet commun qui a sans aucun doute pris une dimension supplémentaire sur la scène d’un Parc des Princes retrouvé dimanche soir. Plus loin, Unai Emery, lui, ne cesse de s’agiter, comme s’il pensait déplacer des pions avec ses doigts frénétiques. La différence entre un croquis constamment travaillé et retravaillé et un dessin terminé et maîtrisé, c’est aussi ça. Avant de venir à Paris, l’AS Monaco savait ce qu’elle allait faire là où le PSG, volontaire, mais miné par certaines prestations individuelles, a longtemps cherché à être prudent plutôt que conquérant. Oui, la Ligue 1 a définitivement changé cette saison. Paris n’est plus seul, une bataille va avoir lieu et il suffisait d’écouter les mots de Thiago Silva après la rencontre pour s’en convaincre : « Monaco a une meilleure équipe. » Au point d’aller au bout ? Certainement.

Le costume et les poches


Ce matin, une question mérite d’être posée : pourquoi faut-il croire en cette équipe monégasque ? Tout simplement car on parle avant tout d’une équipe, d’un tout, et le nul arraché dans le temps additionnel dimanche (1-1) l’a prouvé. Aujourd'hui, Leonardo Jardim est au pic de son projet, sans accroc et avec peu de faiblesses. Monaco a une défense brutale, juste et solide, une attaque bordélique portée par deux lances latérales – Bernardo Silva et Lemar – qu'il faut considérer comme des joyaux et un cœur de système sans qui rien ne pourrait avancer. Si l’entraîneur portugais passe ses rencontres les mains dans les poches, c’est qu’il sait que son groupe a acquis ses volontés. Croire en Monaco, c’est aussi accepter que ce PSG-là, malgré son Cavani recordman, un Meunier conquérant et un axe central solide, n’est peut-être pas encore prêt dans son ensemble à défendre son titre, trop dépendant de la présence de Verratti au milieu et trop souvent bousculé car pas assez unifié. Le costume de favori a donc progressivement changé de buste, sans oublier Nice qui abattra probablement l’une des dernières cartes de ses espoirs samedi prochain contre l’ASM. La Ligue 1 peut être fière de ce qu’elle propose, pour le suspense, mais aussi pour le spectacle, car la rencontre de dimanche soir a été d’un très haut niveau. Alors, profitons et dégustons.

S’adapter pour bousculer


L’autre bonne nouvelle, c’est qu’on a vu que Jardim pouvait aussi s’adapter, ou du moins bousculer un peu sa ligne directrice le temps d’une soirée. Dès les premières minutes face au PSG, Monaco a avancé avec trois boxeurs au milieu, histoire de pouvoir équilibrer les volontés défensives et offensives du jour, ce que le Portugais a reconnu après la rencontre : « Stratégiquement, on avait changé un peu notre construction (...) et ça a créé beaucoup de difficultés au PSG. Bernardo (Silva, ndlr) a fait du bon travail avec les autres, il est récompensé par son but, et ce n’est que justice dans ce match. (...) Notre ambition était de gagner le match. C’est la troisième fois que je venais à Paris. Les deux premières fois, on défendait plus qu’on n’attaquait. » Parler du travail de Silva, c’est aussi pointer celui de Lemar, infatigable tout au long de la rencontre. Personne ne sait encore où ce Monaco va atterrir, mais l’avenir devrait offrir de nouveaux sourires. Une bulle où l’excellence d’un tout a pris le pas sur la beauté individuelle.

Par Maxime Brigand, au Parc des Princes
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