Monaco, prince pipoté

Et si la débâcle avait commencé avant la finale de C1 en 2004 ? Voici les dix dates qui montrent que pour prendre du plaisir à supporter l'ASM depuis sept ans, il faut avoir oublié la première lettre du sigle.

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30 juin 2003 : Good bye Campora


Une Coupe de la Ligue ne fait pas le bonheur. Le 26 mai, la DNCG rétrograde l'ASM en L2 puis se ravise le 19 juin tout en plaçant le club sous recrutement contrôlé. Mais la goutte d'eau a déjà fait déborder le vase pour Jean-Louis Campora, président depuis 1976, qui ne trouve plus de solution aux problèmes financiers après le refus du Princer Rainier de laisser Fedcom Invest prendre une participation majoritaire. Avec cinq championnats, trois Coupes de France et, donc, une Coupe de la Ligue au palmarès, le boss historique fait ses paquets et annonce le début des emmerdes.

15 mai 2004 : Onze jou(eu)rs maudits


Malgré ses ennuis en coulisses, Monaco réussit presque la saison parfaite. Presque, parce que lors de l'avant-dernière journée du championnat, l'ASM prend une valise (1-4) contre Rennes à domicile et perd tout espoir d'être sacré champion, après avoir été leader avec douze points d'avance. Onze jours plus tard, la Principauté chiale à Gelsenkirchen en terminant son épopée en Champions' par une triste défaite (3-0) face au Porto de Mourinho.

28 juin 2004 : Chassé croisé de l'été


Un peu plus d'un mois après la fin de la saison, Ludovic Giuly signe à Barcelone. Le début d'un exode : Morientes ne prolonge pas son prêt, Rothen part au PSG et Prso aux Glasgow Rangers. On comprend bien que Monaco doit dégraisser pour régler ses pépins pécuniaires. Alors pourquoi recruter des Maicon, Chevanton ou autres Saviola dans la foulée ?

20 septembre 2005 : Deschamps, pas de blé


Un début de saison plus que moyen souligné par une élimination du tour préliminaire de C1, un conflit entre les anciens et les recrues, un autre entre Michel Pastor, le président, et Didier Deschamps. Il n'en faut pas plus à l'entraineur pour présenter sa démission en claquant bien fort la porte, après avoir balancé que « Monaco n'est pas un grand club pour deux raisons égales : les moyens économiques et les résultats sportifs » .

9 janvier 2006 : Vieri, le dernier gros coup


Après les Morientes, Saviola, Di Vaio et compagnie, Christian Vieri est le nouveau gros coup de Monaco, qui compte bien se relancer lors du mercato d'hiver. Mais Vieri se fait bobo au genou, loupe la Coupe du Monde et signe l'été suivant à Atalanta. Il est suivi de près par Squillaci, Maicon et Chevanton, qui seront tous meilleurs ailleurs. Il est l'heure de se mettre à recruter plus léger.

23 février 2006 : Adieu l'Europe


L'AS Monaco reçoit Bâle et fait match nul (1-1), ce qui signifie l'élimination en seizième de finale de C3. Jean-Luc Ettori déclare alors : « Il nous a manqué quelque chose. Un manque qui dure depuis un moment » . Cela reste le dernier match européen du club. A la fin de la saison, la sanction est une dixième place. Les senteurs du haut de classement n'ont plus titillé les narines monégasques depuis.

28 octobre 2006 : Le fond du trou


Monaco vient de remplacer Boloni (arrivé en début de saison) par Laurent Banide et pointe à la dernière place du classement au soir de la 11e journée en encaissant sa huitième défaite de la saison, à Nantes (1-0). Il faudra une énorme deuxième partie de saison pour s'éloigner de la zone de relégation et accrocher une neuvième place inespérée, trois ans après avoir atteint le sommet de l'Europe.

24 octobre 2009 : L'espoir déçu


Après quatre saisons moisies, les quelques supporters monégasques retrouvent des raisons de s'enthousiasmer. En allant battre Boulogne sur son terrain (1-3), Monaco termine la 10e journée à la deuxième place, avec sept victoires. Mais l'ASM n'a plus les épaules pour tenir le rythme une saison entière et l'espoir est de courte durée. Monaco redescend bien vite sur terre, passe le reste de la saison dans le ventre mou et termine la saison à la 8e place. Mais ça, c'est juste pour le championnat.

1er mai 2010 : L'espoir déçu II


En Coupe de France, c'est autre chose. Les Monégasques réalisent un parcours presque parfait en éliminant successivement Lyon, Bordeaux, Sochaux et Lens. Mais encore une fois le “presque” est là pour foutre la merde. Le PSG gagne une coupe tous les deux ans et il faut que les Rouge et Blanc tombent sur le mauvais millésime. Depuis sa Coupe de la Ligue en 2003, Monaco n'a rien gagné.

26 février 2011 : Aspiré en Ligue 2


Le week-end dernier, Monaco mène 2-0 à domicile face à Caen, c'est l'heure de jeu et Louis II se dit que ça sent bon pour se mettre à l'abri. Et puis le Stade Malherbe marque deux fois en cinq minutes, dont un but de l'ancien Monégasque Yohan Mollo qui déclare après le match : « Et voilà, j'ai répondu sur le terrain, et aujourd'hui, je dis que j'emmerde tout le monde. J'ai marqué mon but contre l'AS Monaco, je méritais ma place à Monaco l'année dernière » . Ne dis pas ça, tu méritais mieux. La menace de la relégation n'a jamais semblé si réelle à cette époque de l'année.

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Et encore la liste n'est pas exhaustive, que dire du limogeage de Jean Luc Ettori en Mai 2008, pourtant une ancienne légende de la maison. Suivi de son expulsion musclée de La Turbie quelques mois plus tard.
Je ne crois pas aux nouveux renforts du mercato d'hiver (les Feindouno, Diarra et consort)qui laissent à désirer, on dirait plutôt des saltimbanques. Ruffier et Park ne pourront pas sauver la maison à eux seuls, bref le maintien sera difficile.
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