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  1. // Ligue 2 – J29 – Monaco/Châteauroux

Monaco peut y croire

À la faveur d'une première série de résultats positifs, l'AS Monaco est sorti de la zone de relégation en L2 pour la première fois depuis septembre, avec une équipe type remaniée aux trois quarts par rapport au début de saison. Le club du Rocher semble enfin en mesure d'envisager l'avenir sans migraine.

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17 mois, putain. 17 mois que Monaco n'était pas foutu d'enchaîner cinq matchs sans subir une défaite. Et là magie : trois victoires face à Laval, Angers et Guingamp assorties de deux résultats nuls à Sedan et à Tours offrent enfin une certaine régularité – pas dans la médiocrité – aux résultats monégasques et permettent par la même occasion de sortir de la zone rouge. À 10 journées de la fin du championnat, il commençait à être vraiment temps de se bouger. L'ASM a passé jusqu'alors 21 des 28 premières journées à l'une des trois dernières places de L2, dans une déprime noire, avec le traumatisme de la descente du printemps dernier pas encaissé, aucun fond de jeu, pas d'équipe type, un entraîneur inexpérimenté et le trouillomètre à son maximum.

En vérité les emmerdes sur le Rocher ont débuté il y a bien longtemps déjà. Depuis 2005 et le départ de Didier Deschamps, rien ni personne n'a semblé être en mesure de stopper l'inéluctable déclin du club. Michel Pastor, Jérôme de Bontin et Étienne Franzi se sont succédé sans succès à la présidence. La Principauté elle-même a semblé se désintéresser petit à petit de l'avenir du club, fragilisé saison après saison par des finances en berne. Faute de résultats sportifs, les meilleurs éléments sont partis les uns après les autres, la quantité a été privilégiée dans le recrutement pour les remplacer, ce qui n'a fait qu'accentuer les flops et creuser le déficit financier, etc. Le cercle vicieux classique. Le couperet tombe au printemps dernier : la relégation. Logique.

La Principauté écartée


Fort tout de même du plus gros budget de L2 à l'intersaison (avec Lens) et de son aura, Monaco recrute du beau monde durant l'intersaison : Vahirua, Giuly, J. Carrasso, Helstad, Yatabaré… Mais en gardant le même entraîneur, Laurent Banide, et la même lose-attitude, le début de saison est décevant. En septembre, Banide est débarqué au profit du chroniqueur télé Marco Simone, venu en qualité d'ancien de la maison. C'est pire encore, puisqu'à l'automne, le club sombre à la dernière place et enchaîne dix matchs sans une seule victoire. Et là, miracle : l'avant-veille de Noël, le milliardaire russe Dmitry Rybolovlev devient actionnaire majoritaire du club (aux 2/3). Il déboule avec de grands desseins et un gros paquet de flouze pour parvenir à les réaliser.

Pour la première fois de l'histoire de l'ASM, la Principauté n'a plus le contrôle sur le club, qui passe sous étendard russe. L'internationalisation se poursuit d'ailleurs, avec en plus du bellâtre italien sur le banc, la présence du Belge Filip Dhondt au poste de directeur général et du Norvégien Tor-Kristian Karlson en qualité de directeur sportif. Seul reste ce bon vieux Jeannot Petit comme caution « gars du cru » , en tant qu'entraîneur adjoint. L'effectif lui aussi est chamboulé, avec pléthore de nouvelles arrivées. Du coup, il y a actuellement 36 joueurs pros sous contrat ; seul Auxerre fait mieux – ou pire, c'est selon – avec 37 joueurs. Quatre éléments seulement ont disputé 20 matchs de championnat et plus depuis le début de saison : Marester, Coulibaly, Germain et Sally. Ces quatre-là sont d'ailleurs à peu près les seuls à ne pas avoir été écartés du groupe par les recrues hivernales.

Des jeunes vainqueurs de la Gambardella 2011


Carrasso, Adriano, Dumont, Vahirua, Helstad et Yatabaré, qui devaient être des cadres de l'équipe cette saison, ne jouent plus ou presque plus, tandis que Nimani a carrément quitté les lieux. Subašić, Tzavellas, Kagelmacher, Koman, Dirar, Touré, entre autres, ont pris leurs marques depuis leur arrivée il y a quelques semaines. C'était loin d'être acquis, étant donné qu'aucun d'entre eux ne connaissait la Ligue 2. Mais après quelques matchs à tâtonner, la mayonnaise semble donc prendre depuis cinq rencontres, avec à la baguette un Marco Simone qu'on sent plus sûr de ses choix et qui bénéficie du soutien de ses joueurs.

Quelques espoirs du club semblent même tirer profit de cette situation pour se révéler : Tristan Dingomé, Valentin Eysseric, Valère Germain et Florian Pinteaux… Une génération talentueuse, qui a pour partie remporté la dernière édition de la Coupe Gambardella. Avec l'argent russe, un centre de formation toujours performant et enfin un semblant de stabilité, il semble donc bien qu'on puisse enfin envisager l'avenir avec optimisme du côté du Rocher. Si l'objectif remontée immédiate en L1 est bel et bien écarté depuis pas mal de temps déjà, l'ambition est clairement désormais de ne pas s'arrêter au maintien au printemps, mais d'être promu au suivant. C'est une obligation, pour un club aussi atypique, dénué de base populaire (4500 spectateurs de moyenne cette saison) et qui ne peut exister très longtemps loin de la lumière et du strass de la L1 et des joutes européennes.

Par Régis Delanoë
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