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Monaco ménage le suspense

Il y a un an, l'AS Monaco du riche président Rybolovlev inondait le marché des transferts et se présentait comme un sérieux concurrent sportif et économique au PSG made in QSI. Aujourd'hui, on se demande où va le projet monégasque.

« L'objectif est simple : donner du plaisir et rendre fier nos supporters. Je veux donc que l'AS Monaco retrouve le rang qu'elle mérite. » Les mots sont signés du président Dmitry Rybolovlev le 3 juin 2013, dans les colonnes de Nice-Matin. Deux jours plus tôt, le club de la Principauté avait finalisé l'arrivée en grande pompe de Radamel Falcao pour 60 briques. Une arrivée qui succédait au combo James-João Moutinho, braqué un mois plus tôt au FC Porto contre 70 millions. Nous sommes à quelques semaines du début de la saison 2013/14, et l'Europe tremble face à ce nouveau riche venu, une nouvelle fois, de la Ligue 1. D'autant que l'ASM possède des avantages fiscaux uniques en son genre. C'était hier. C'était une autre époque.

La moitié de sa fortune


De fait, actuellement, le président Rybolovlev brille surtout par son absence. Opéré d'une tumeur à Saint-Domingue au cœur de l'été sans que personne ne sache s'il s'agissait d'une tumeur maligne ou bénigne, le président russe n'est toujours pas réapparu publiquement. Lors du tirage au sort de la Ligue des champions organisé à Monaco jeudi, l'AS Monaco était venu avec tout son état-major : Vadim Vasilyev (vice-président), Luis Campos (directeur technique), Ekaterina Rybolovleva (la fille du président), Andrea Butti (directeur technique adjoint) ou encore Filips Dhondt (directeur général adjoint). Tout le monde, sauf Dmitry. Toujours aux abonnés absents. Quand on sait que le garçon s'est fait braquer la moitié de sa fortune par sa femme courant mai dans un divorce qui dure depuis 2008, même si Rybo a interjeté appel depuis, ça commence à faire beaucoup pour un simple homme.

Et quand le « financier » n'est pas là, le club navigue un peu à vue. Alors que l'on pensait que les millions récupérés par les ventes de James et Emmanuel Rivière (90 millions et des cacahuètes) allaient servir à renforcer l'équipe, on attend toujours une recrue payante autre que le jeune Tiémoué Bakayoko (8 millions), arrivée la plus onéreuse de l'intersaison monégasque. Bernardo Silva, Wallace et Maarten Stekelenburg sont arrivés sous forme de prêts. Au final, les suiveurs de l'AS Monaco sont dans le brouillard. D'une, la patte de l'agent Jorge Mendes commence à trop se faire ressentir sur l'effectif (Carvalho, Fabinho, Falcao, Wallace, Bernardo Silva, João Moutinho). Et de deux, cette frilosité sur le marché des transferts inquiète. Ou, tout du moins, interpelle.

Vivement le 2 septembre


D'autant que la rumeur Falcao au Real Madrid n'arrive pas à se dégonfler. Jusqu'à lundi soir, fin officielle du mercato, l'ASM sera questionnée sur l'avenir de son Colombien quotidiennement. Il ne se passe pas une journée sans que l'affaire ne revienne sur le tapis. Et comme le club ne verrouille pas la porte à double tour. On a l'impression d'assister à un remake d'Un jour sans fin avec Bill Murray dans le rôle de Jardim. « Pour l'instant, il est là  » est la phrase la plus prononcée par le coach portugais depuis son arrivée au club. Usant. Lassant. Sa destination rêvée est connue : Real Madrid. Plus la deadline approche, plus l'ASM aura du mal à se retourner en cas de départ de son Colombien. On dit le joueur mélancolique des stades espagnols, attristé par le fait d'avoir reluqué son pote James briller avec le pays au Mondial avant de partir au Real. Mais pas de clash. Rien de tout ça. Le mec se donne. Colle ses buts en Ligue 1 et se dépouille. Question de principe. Pour le club, le deal est simple : si un ami arrive avec une somme équivalente au prix d'achat (grosso modo, entre 50 et 60 millions d'euros), le Tigre sera libre d'aller rugir ailleurs.


Dans son cœur de Colombien, seul le Real peut lui jouer de la mandoline. Mais dans la capitale espagnole, Carlo Ancelotti n'est pas le plus grand fan du numéro 9 de l'ASM. Alors Jorge Mendes parlemente. À gauche. À droite. Il essaie de trouver un compromis. Un truc. Une dernière commission avant janvier. Et Monaco dans tout ça ? L'ASM a décidé de vivre avec un effectif très jeune (60% de l'effectif à moins de 23 ans) et a changé son fusil d'épaule. Aujourd'hui, on est plus dans la valorisation des jeunes et plus dans le portefeuille ouvert à outrance. Le principe est simple : des pépites entourées de FILF type Carvalho, Raggi, Toulalan. Sportivement, ça tient la route pour accrocher un podium en Ligue 1. Pour les cimes européennes, on va laisser le fair-play financier passer et digérer l'amende de la FLP pour garder le siège social en principauté (50 millions sur deux ans). Forcément, on n'est plus du tout dans l'optique de concurrencer frontalement le PSG et d'affoler le mercato européen. Il y a peu, Monaco a dû renoncer à Gaitan et Salvio (Benfica), car les deux ailiers étaient « trop chers » pour le club de la Principauté. Les temps changent.

Mathieu Faure
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