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Monaco, le somnifère européen

Leader de son groupe, l’ASM démarre fort sa campagne de Ligue des champions. Et si les résultats sont là malgré des prestations qui inquiètent plus qu’elles ne séduisent, c’est parce qu’elle arrive parfaitement à endormir son adversaire.

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Et Kamil Glik frappa. Dominée pendant la majorité des 90 minutes par le Bayer Leverkusen, l’AS Monaco vient d’éviter la défaite et de récupérer un point inespéré dans les dernières secondes d’un match qu’elle ne semblait absolument pas maîtriser. D’une frappe splendide, le défenseur polonais a ainsi totalement sauvé les apparences. Avec ce pruneau envoyé au fond des filets de Bernd Leno, l’équipe de Leonardo Jardim garde son invincibilité en Ligue des champions cette saison. Mieux : avec ce petit point, elle figure seule à la première place de son groupe, quatre unités au compteur et une différence de +1. Sauf que le club de la Principauté peut s’estimer tout de même très heureux de ce constat. Car si on ne juge des performances qu’à l’aune des résultats, il convient parfois de relativiser ces derniers.

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Ainsi, en C1, Monaco se montre rarement à son avantage malgré des scores finaux en sa faveur. Contre Leverkusen, l’ASM s’est révélée moins dangereuse que son adversaire : six tirs à neuf, un seul cadré – celui de Glik – contre trois, six corners à sept. À Wembley face à Tottenham, où elle a remporté une victoire de prestige (1-2), c’est encore plus flagrant : sept tirs à quinze, deux cadrés – les buts de Bernardo Silva et Thomas Lemar – à six, aucun corner contre onze, une possession d’environ 36 %, un nombre de dribbles et un pourcentage de passes réussies moins élevés que son concurrent. Au-delà des statistiques, les Rouge et Blanc ont offert une image peu séduisante, avec très peu de spectacle et un niveau en apparence indigne de la compétition aux grandes oreilles. Toutes proportions gardées, ce fut un peu la même chose lors des deux tours préliminaires de C1 contre Fenerbahçe et Villarreal.

Est-ce à dire que le finaliste de la LDC 2004 enchaîne les vols à main armée et ne doit sa bonne tenue dans l’épreuve reine qu’à la chance ? Non, mille fois non. Toutes compétitions confondues et à titre de comparaison, les potes de Valère Germain tirent douze fois au but par match en moyenne et concèdent un peu plus de neuf frappes dans le même temps. Ce qui montre bien qu’en fin technicien qu’il est, Jardim ne fait pas évoluer son équipe de la même façon en C1 et en championnat. La tactique est évidemment différente. Cela se confirme d’ailleurs au niveau des choix dans le onze de départ : face aux Spurs, le Portugais a par exemple opté pour une seule pointe, à savoir Radamel Falcao, plutôt que deux attaquants alignés d’entrée, laissant Germain sur la touche. Le coach asémiste est assez pragmatique pour lever son majeur à l'attention du beau jeu et des risques offensifs démesurés qui peuvent l’accompagner dans un groupe qui doit encore peaufiner ses mouvements collectifs.

l'anesthésiste Jardim


Dès lors, quel choix Jardim préconise-t-il ? Celui de l’effet somnifère. Visiblement, l’ancien du Sporting réclame à ses joueurs de ne pas hésiter à endormir le match (et l’adversaire), à instaurer tout doucement un faux rythme, et à savoir piquer au meilleur moment, c’est-à-dire quand personne ne s’y attend. Cela nécessite du talent, symbolisé par les exploits personnels de Silva, et du réalisme bien sûr, représenté par l'incroyable ratio but/tir cadré. Un peu de réussite, aussi, comme le missile de Glik sur le gong. Mais si les résultats sont flatteurs, une véritable réflexion est réalisée pour les obtenir. Car Monaco, en C1, c’est une équipe qui n'est pas franchement meilleure que les autres, mais qui profite des faiblesses de ceux d'en face pour s'en sortir.

Ce qui est fort, c’est que l’entraîneur monégasque fait semblant de nier la chose. Lorsqu’il revient sur le match nul face au Bayer, son analyse est quelque peu différente de ce que les supporters ont pu observer : « C'était un match équilibré. J'ai regardé les statistiques et je pense que ce nul est équitable et juste, peu importe la minute du but inscrit. Quatre points en deux matchs, c'est un bilan positif même si nous jouons à chaque fois avec pour objectif de l'emporter. (...) Après le but de Leverkusen, nous avons tout fait pour revenir. L'équipe a bien réagi, les remplaçants ont apporté. » Jardim ose même un «  Lorsque nous avons trois attaquants disponibles, c'est bien de pouvoir jouer à deux devant. » De quoi endormir le journaliste après l’adversaire.

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    Par Florian Cadu
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