Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 3 Résultats Classements Options
Matchs du jour
  1. //
  2. // RB Leipzig-AS Monaco

Monaco et Leipzig, ou la bataille de la plus-value

Monaco et Leipzig ne sont pas comme les autres clubs avec un riche propriétaire qui alimente l'équipe avec la machine à billets. Sur le Rocher comme en Allemagne, la stratégie est maintenant aussi de voir l'argent revenir, entre formation et post-formation.

Modififié
Monaco et Leipzig ont beau avoir de riches propriétaires, leur été n'a pas été animé par la rubrique des arrivées, mais plutôt celle des départs. Combien d'euros faut-il pour arracher Naby Keita ? Quelle somme est nécessaire pour récupérer Bernardo Silva ou Benjamin Mendy ? Et surtout, à quel prix Monaco va-t-il accepter de lâcher Kylian Mbappé ? Les coffres bien remplis, les deux clubs suivent une même dynamique : celle de la post-formation et de la plus-value. Ils n'acceptent de vendre qu'au prix fort les talents qui ont brillé sous leurs couleurs. Une stratégie qui permet aussi bien de se construire un avenir radieux qu'une politique sportive cohérente et efficace, sans oublier de contourner le fair-play financier et autres règles malvenues. Quitte à en oublier le projet de départ des deux clubs, qui se retrouvent désormais à se battre l'un contre l'autre sur plus d'un tableau en commun.

Leipzig ne vole pas de ses propres ailes


En venant à Markranstädt en 2009, Red Bull ne s'est pas acheté qu'une équipe première. La firme autrichienne a voulu être maligne, agir avec finesse et une réelle envie de développement sportif. Plus que dans les joueurs et les noms, l'argent a donc été dépensé pour la mise en place d'un des meilleurs centres de formation en Allemagne, afin de drainer des talents venus de toute l'Allemagne de l'Est, là où le paysage footballistique est un désert – pour le très haut niveau – depuis la réunification. Les choses ont bien fonctionné. Même Olaf Winkler l'avoue, « Red Bull fait tout ce qu'il entreprend à Leipzig avec une grande intelligence » . Certes, le président du conseil de surveillance du Lokomotive Leipzig a le regret que « beaucoup de jeunes soient partis chez eux » il y a quelques années, mais il nuance de suite avec le recul du phénomène aujourd'hui.


Les joueurs reviennent peu à peu vers le Lok. L'ancien champion de RDA retrouve sa place dans le processus de formation au niveau local, tandis que le RB mène le train devant... en voyant désormais plus loin que le cœur de la Basse-Saxe. L'objectif n'est plus seulement de s'intéresser aux joueurs des environs. Red Bull va chercher ses nouveaux talents partout. Ainsi, à l'été 2015, Leipzig dépense une somme record auprès du Hertha Berlin pour un joueur de 15 ans, Elias Abouchabaka : 250 000 euros. La promesse de dynamiser l'Est et redonner un club où les jeunes talents du coin peuvent se développer passe doucement à la trappe. Fin 2015, lors d'un match des U17, aucun joueur aligné n'est au club depuis plus de dix-huit mois, note un supporter du RB Leipzig sur son site. Sa conclusion est nette : « Cette équipe n'a plus grand-chose à voir avec Leipzig. » Le paradigme n'est plus dans la formation pure et dure, mais dans l'investissement à grande échelle. À la monégasque.

Retour sur investisseurs


Sous l'impulsion de Ralf Rangnick, Leipzig prend en fait la roue de Monaco, qui se présente depuis 2014 comme le contre-modèle parmi les clubs gérés par des riches investisseurs. Dans la Principauté, Rybolovlev a commencé comme tous les autres : en misant fort et de suite sur des transferts ronflants et coûteux pour passer en un rien de temps de la Ligue 2 à la C1. Mais deux périls sont venus comme un seul homme en travers de son chemin : le fair-play financier et le verdict du divorce. Moins enclin à mettre la main au porte-feuille et contraint de faire avec un chiffre d'affaires assez faible et peu extensible, le proprio russe a adapté sa stratégie. En faisant venir à la fois Leonardo Jardim et Luis Campos (comme directeur sportif), il a pu remettre en route un trésor de guerre qu'il s'était offert en même temps que le club : le centre de formation.


La Turbie n'avait besoin que d'un petit coup de pouce pour sortir de sa – relative – mise en sommeil et retrouver une victoire en Gambardella cinq ans après la bande à Kurzawa. Chose faite, Monaco concentre son recrutement sur des profils jeunes, prometteurs... et donc plus intéressant à la sortie. Bernardo Silva, Bakayoko ou encore Fabinho coûtent assez peu et rapportent gros. Le club s'est fait expert en trois ans de la plus-value et doit aujourd'hui faire face à une concurrence qu'il a inspirée, mais qui est bien mieux rodée encore. Red Bull avance ses pions avec un avantage de poids : son empire est une pieuvre qui s'étend au-delà de l'Europe, avec des pépites repérées et gérées dès le plus jeune âge dans des centres dédiés en Afrique et au Brésil. Mieux, Red Bull sait qu'il peut envoyer ses talents s'aguerrir au chaud, en Autriche, avant un éventuel grand saut en Bundesliga, comme Naby Keita ou Dayot Upamecano. Le match de la journée le plus important n'est donc finalement pas celui que l'on croit pour les deux clubs. Il aura lieu dès 15 h. Lorsque Monaco affrontera le RB Leipzig en Youth League, à quelques mètres seulement de la Red Bull Arena.

Par Côme Tessier
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié




Dans cet article


mardi 19 juin Bonus Coupe du monde : 1900€ offerts pour parier sur le Mondial 3
Partenaires
Podcast Football Recall Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi
Hier à 14:15 Vers une pénurie de bière pendant le Mondial ? 44 Hier à 10:41 Tinder fait sauter les réseaux russes pendant le Mondial 34 Hier à 09:41 La chanson d'Oldelaf pour encourager les Bleus (via Facebook SO FOOT) Podcast Football Recall Épisode 29: Le blocus français, le blocus saoudien et l’œdipe marocain mardi 19 juin Tex est en Russie pour la Coupe du monde ! (via Facebook SO FOOT) Podcast Football Recall Épisode 28: L'Angleterre encore à la peine, la diète de Fekir et des « blagues » japonaises