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Monaco, équipe ennuyeuse malgré elle ?

Dans une certaine indifférence, l'AS Monaco peut assurer sa présence pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Il suffit pour cela d'un 0-0 contre le Zénith Saint-Pétersbourg. Une performance a priori dans les cordes d'une équipe qui a appris à composer avec ses limites.

Toute la France du foot a déjà les yeux tournés vers Barcelone et le Camp Nou où le PSG dispute la première place de son groupe. Comme lors des cinq premières journées de Ligue des champions, Canal + a jeté son dévolu sur le match des Parisiens. La rumeur dit pourtant qu'un second club français serait engagé en C1. Mieux, la qualification pour les huitièmes de finale lui tendrait les bras. Dix ans après l'épopée de la bande à Deschamps, Monaco indiffère. Pire, Monaco ennuie. Les chiffres parlent contre le club de la Principauté. Avec deux buts marqués et un encaissé, la moyenne de but lors d'un match de l'ASM accuse 0,6 (quand elle approche les 3 buts par match pour l'ensemble de la compétition). Côté pile, Monaco présente la défense la plus hermétique de la compétition (seul Talisca de Benfica est parvenu à tromper Subašić). Côté face, son attaque rivalise en inefficacité avec les ogres de Malmö et du Bate Borisov. La bonne nouvelle pour Monaco – et la mauvaise pour le spectacle –, c'est qu'un triste 0-0 suffit aux hommes de Leonardo Jardim pour valider leur qualification. « Jouer pour le nul, ce serait une erreur, tente de rassurer un Valère Germain préposé à la conférence de presse lundi. Parce que si on reste tous derrière et qu'on prend un but à la fin, on s'en voudra. Il va falloir attaquer et leur mettre la pression. »

Pas de quoi décoller son étiquette d'équipe soporifique. Une étiquette justifiée ? Quand il a posé ses bagages sur le Rocher, Leonardo Jardim est arrivé avec les bonnes résolutions du petit nouveau qui cherche à bien faire. Le Portugais promettait un jeu ambitieux basé sur un bloc équipe placé très haut et une possession de balle importante. Ses entraînements toujours avec ballon avaient de quoi surprendre des joueurs habitués aux préparations physiques d'avant-saison de demi-fondeur. « La philosophie est plus basée sur le jeu, la possession de balle, racontait alors Layvin Kurzawa. Bien défendre, avoir un bon pressing, bien garder le ballon, c'est un mélange de tout ça qui pourra nous amener à produire du beau jeu. » Depuis, Jardim a dû légèrement revoir sa copie et le beau jeu a été aussi fugace qu'un sourire sur le visage de Charlène Wittstock Grimaldi. L'excuse est bien connue. Dmitri Rybolovlev a passé son été sur leboncoin.fr, mais plutôt à la rubrique vendeur. « Qui marquait la saison passée ? Falcao, Rivière et James : trente buts à eux trois, interpellait Jardim fin octobre dans L'Équipe. Mon boulot, c'est qu'on ait toujours trois ou quatre situations par match, on les a. Lacina Traoré va bientôt jouer, il peut exploser et Martial aussi. »

Sur un malentendu…


L'explosion est toujours attendue. Jardim compose avec les fulgurances et les ratés d'Ocampos et Ferreira Carrasco, les passes à deux mètres de Moutinho, le corps fragile de Berbatov ou la bonne volonté de Germain. Une artillerie trop légère pour partir sabre au clair à l'attaque des défenses d'équipes du calibre de Benfica, Leverkusen ou Saint-Pétersbourg. « Nous allons tenter de ne pas prendre de risques dans les passes et être efficaces dans les occasions qu'on va se créer » , prévenait Jardim avant le match retour contre Leverkusen. Un plan appliqué à la lettre par ses joueurs. Monaco a reculé sans jamais céder avant qu'Ocampos ne voit la lumière à peine entré en jeu. Du pur cynisme ? « Le football est parfois inexplicable. On a déjà eu des matchs où on a eu vingt occasions sans marquer, et là, on en a une et on marque » , défendait son avocat et entraîneur.


Loin des paillettes annoncées et de ses errements en championnat, l'ASM affiche un visage européen cohérent. Celui d'une équipe courageuse, solide et qui doit revoir ses ambitions à la baisse sans complètement se renier. Il n'y a pas de quoi sauter au plafond, mais on finirait par la trouver sympathique, cette formation gentiment ennuyeuse, mais qui a le mérite d'exploiter au maximum ses qualités et ses rares buts. Et comme dirait Pablo Correa : « Si vous voulez du spectacle, allez au cirque  » . Et ça tombe bien, le festival du cirque de Monte-Carlo ouvre son chapiteau le 15 janvier prochain.

Par Alexandre Pedro
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