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  2. // Monaco/Lyon (0-2)

Monaco en L2

Monaco n'avait qu'à gagner pour rester en Ligue 1. Pour son 2000ème match parmi les plus grands, l'ASM a sombré face à une équipe lyonnaise réaliste (0-2) qui, du coup, valide son ticket pour la C1. L'équipe princière jouera sur Eurosport l'année prochaine...

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Monaco - Lyon : 0-2


Buts : P.Diakhaté (68eme) et Lisandro (83eme) pour Lyon

«  Fuck you, I won't do what you tell me » beuglait la sono du stade Louis-II avant le match. Les Rage Against The Machine pour la rencontre la plus importante de l'histoire du club, y'a rien de mieux pour motiver les troupes. Enfin en théorie. Dans ce match de crevards, Lyon jouait également sa peau en Ligue des Champions. Autant dire que le décor était planté au cœur du Rocher. Même les tribunes déguelaient de people avec les ganaches, entre autres, d'Eric Besson, Jean-Luc Ettori, Maurice Cohen et le grand manitou du coin, Albert II.

Un auditoire idéal pour une mise à mort. Au choix, celle de l'AS Monaco ou celle des ambitions européennes de l'OL. Le genre de duel qualifié de match de la mort par les milieux autorisés. Pour ce faire, ce qu'on appelle les « supporters » asémistes s'étaient donnés rendez-vous pour s'égosiller les cordes vocales. Ouais, on peut parler de grosse ambiance à Louis-II, toutes proportions gardées. Comme il fait beau, les deux coaches ont accordé leur violon et chaque équipe s'articule autour d'un 4-2-3-1 des familles. Pourtant, les dix premières minutes sont quelconques. Seul Réveillère semble avoir envie de jouer. Ederson et Delgado tentent bien quelques folies techniques mais les armoires Puygrenier et Hansson veillent au grain. L'impact, c'est la spécialité monégasque. N'Koulou en profite pour dédicacer les côtes d'Ederson avec sa semelle. Comme on le présentait, le match est âpre, fermé et haché. Il faut attendre la 40ème pour rêver un peu. Sur un bon enchaînement côté droit du trio Lisandro-Delgado-Ederson, Briand se retrouve en bonne position dans la surface, mais sa frapounette du gauche rase le poteau gauche de Chabbert. Laurent Banide s'est déféqué dessus mais son équipe arrive à la pause avec sa cage inviolée.

« RCS, ASM, serial Keller »

La seconde période reprend comme la première. Sans envie. Il faut attendre un éclair de Chris Malonga pour voir Lloris se fendre d'une horizontale et sauver les siens. Monaco commence à pousser. Enfin. Derrière un Moukandjo de feu, les locaux s'enflamment sur chaque offensive. Or, Georgie Welcome désintègre tout semblant d'action. Le Hondurien est lent et livré sans option, forcément, quand il s'agit de bouffer Cissokho sur un côté, c'est limite. Surtout que Lyon joue le contre. Et plutôt bien. Ederson enchaîne un grand pont sur Adriano avant de servir Lisandro en retrait. La frappe en pivot de l'Argentin passe de peu à côté. Comme prévu, ça devient un peu n'importe quoi. Le milieu de terrain est systématiquement sauté, Puygrenier joue avant-centre, Puel muscle son milieu en injectant Gonalons pour Ederson. On est à la 60ème...

Et là, c'est le drame. Sur un coup franc raté de Källström, Gonalons balance un missile du gauche sur Chabbert. Ce dernier parade comme au handball mais Diakhaté veille comme un opportuniste et crucifie l'arrière-garde monégasque. C'est l'état de siège. Histoire de se farcir quelqu'un, une banderole « RCS, ASM, serial Keller » est sorti dans le virage des supporters asémistes. Le directeur sportif Marc Keller sert de crachoir. C'est beau. On se dit que les ouailles de Laurent Banide vont réagir. Ouais, mais non. Les onze lascars sont sonnés. Lyon achève même la bête par l'intermédiaire de Lisandro. L'Argentin se retrouve seul entre les deux centraux sur un centre de Cissokho. Ni une, ni deux, le numéro 9 nettoie les filets de Chabbert. Fini les conneries, Lyon a plié le match et le suspense. Fidèle à son habitude, l'ASM n'a jamais semblé en mesure de déflorer Hugo Lloris. Une indigence offensive rédhibitoire quand il s'agit de se maintenir au plus haut niveau. Monaco boucle donc sa 2000ème parmi l'élite par une défaite et une relégation. Une tristesse qui tranche avec le soulagement lyonnais. L'OL jouera la C1. C'est déjà ça de pris. Pendant ce temps-là, il y a un club à reconstruire dans le Sud-Est de la France...

Mathieu Faure, à Monaco

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Ce qui arrive a L' ASM est honteux! honteux pour ses dirigeants qui depuis le départ de Mr Campora, l illustre président des belle années monegasque,n'ont pas su se renouveler est rester sur une dynamique qui avais permis a ce club de se hisser en demie puis en finale de C1 !les coupables, sans aucun doutes les dirigeants Keller le prince Albert et tous les présidents qui ce sont succédé depuis Mr Campora.Honteux aussi pour la Ligue 1 qui perd encore après le FC Nantes un "grand " pour la ligue 1 et qui récupère, sans vouloir leur manqué de respect,Dijon et Ajaccio.......
sans oublier Lens et Strasbourg.
On sait maintenant que le fils Banide est aussi nul que son père. Ca ne console pas mais ça instruit. C'est déjà ça.
Vraiment navré pour cette équipe de l'ASM. Mais ça faisait un moment qu'ils cherchaient la -----. Au moins, ça fera de belles affiches en ligu'deux. En espérant vous revoir dans deux ans sur des bases plus solides.

Sinon, après avoir lu plein de comm' justifiant la présence de Paris en LDC plutôt que Lyon, je crois que la vérité du terrain se suffit à elle-même. Petite saison à Lyon = 3ième place. Les autres se satisfont de leur médiocrité, c'est leur problème. Regardons Marseille: ils ne se réjouissent pas de leur 2ième place. Tant mieux, sinon il y aurait la satisfaction de la médiocrité qui s'instaurerait en ligauin.

Ce fut un championnat bizarre, avec un des plus faibles taux de victoire à domiciles jamais enregistré, un cauchemar pour les bookmakers. Et pourtant, les 4 premiers restent les quatre gros attendus en début de saison.
@Ed Deline
et Metz bordel !

Nantes champion 95, Monaco Champion 97, Lens et Metz champion et 2e 98 et dans une moindre mesure, Sedan, Troyes, Bastia et Guinguamp ... on se croirait en Division 1 de la fin des 90's
"la rencontre la plus importante de l'histoire du club"

C'est sur que par rapport a une finale de C1 contre un obscure club portugais au milieu des années 2000 (je ne me rappel ni de la date ni de l'adversaire tellement c'était insignifiant), c'est le match le plus important de leur histoire.

Surtout que le maintien ne se perd pas face a Lyon...

Faudrait penser à ne pas répéter toutes les conneries que canal peut raconter.
Hier soir, je me suis refarci l'épopée de monaco en champions league (sur youtube, y'a tous les matchs, avec commentaires de rolland et larqué à l'ouest, sympa).

C'est incompréhensible de voir un club qui était si haut tombé si bas en si peu de temps.

J'ai une pensée pour les quelques supporters monégasques qui doivent avoir le coeur en peine aujourd'hui...
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