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  3. // Bordeaux-AS Monaco (0-4)

Monaco avale un Bordeaux bouchonné

Sérieuse, joueuse et efficace, l'AS Monaco s'est imposée facilement samedi après-midi à Bordeaux (0-4) grâce notamment à un triplé de Radamel Falcao. Les Girondins, eux, sont dans le dur malgré un Matmut-Atlantique enfin au rendez-vous.

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Bordeaux 0-4 AS Monaco

Buts : Sidibé (2e) et Falcao (5e, 49e, 63e s.p.) pour Monaco

Il est parfois facile de mesurer un chemin parcouru. Souvenez-vous, c'était il y a maintenant plus de deux ans. Un soir où le Bordeaux de Sagnol avait fait imploser l'embryon du Monaco de Jardim (4-1) à Chaban-Delmas. La France commençait à rire de cette ASM dopée aux millions avec son entraîneur curieux et ses recrues trop chères. Falcao n'avait alors joué qu'une petite demi-heure. Deux ans suffisent à renverser le temps. Cette fois, le Matmut-Atlantique sert de décor, Gourvennec a remplacé Sagnol et a même décidé de tuer dans l'œuf la dernière trace de l'ère Sagnol, un certain Diego Contento qui disputa un jour une finale de C1. Bordeaux n'est plus le même, Monaco non plus. Car Jardim rit, se frotte les mains et danse maintenant sur la Ligue 1 avec ses braqueurs magnifiques. Jocelyn Gourvennec peut souffler. Il vient de vivre un cauchemar : une humiliation à domicile, un groupe friable mentalement, à l'image du rouge reçu par la pépite Ounas, et ce, malgré un stade enfin plein. Les doutes et les rires, l'histoire de Jardim au fond.

Déboucher le Bordeaux


Il y a des jours pour ne pas se planter. Jocelyn Gourvennec l’a bien compris. Bordeaux n’avait jamais connu ça cette saison : un Matmut Atlantique noyé par la foule, des opérations pour les gosses et un DJ pour chauffer tout le monde. La réception de Monaco était pour les hommes de Gourvennec une belle opération de com’, histoire de donner enfin du plaisir, mais aussi pour débrancher le courant alternatif symbolisé par la défaite de samedi dernier à domicile contre Lille. Le coach bordelais a débarqué avec ses gros gants et un 4-4-2 animé sans triangle et sans un Rolán absent, mais avec le retour de Toulalan dans le onze de départ. En face, Monaco a la patate, et la défaite de la semaine à Leverkusen avec un groupe expérimental n’a rien changé.

Le Virage Sud du Matmut n’a rien à foutre du retard provoqué par des accidents sur le pont d’Aquitaine. Alors, il gueule, hurle sur les bonnets des pom-pom girls et ne veut pas perdre son temps à faire des grimaces à un chauffeur de salle qui ne demande que ça. Problème : l’artiste Adam Ounas est plus occupé à faire coucou à son public qu’à se concentrer sur la bataille, et ses copains sont à la bourre. Monaco s’occupe alors de recadrer tout le monde et balance d’entrée ses premières gifles sur un côté droit Sidibé-Silva-Germain qui a soif. Le Bordeaux est débouché en cinq minutes : grâce à l’international français d’abord, à la conclusion d’une superbe action collective initiée par son pote portugais (0-1, 2e) et avec un peu de chance ensuite lorsque le centre de Valère Germain est renvoyé par Prior sur Falcao (0-2, 5e). Les sifflets s’invitent, Bordeaux souffre et le cerveau de Jaroslav Plašil ne peut pas tout faire tout seul. Une révolte ? Oui, mais désarticulée malgré les promesses folles dessinées par Ounas, notamment à la conclusion de la plus belle création bordelaise à la demi-heure de jeu gobée par Subašić. Alors, le Matmut chante pour oublier et tente même quelques insultes à la LFP pendant que Lemar, Falcao, Germain et Fabinho manquent le coup fatal.

La quête de l'excellence


La calèche débarquée à la mi-temps ne suffit pas à calmer la foule. Gourvennec décide alors de répondre, Contento est remplacé logiquement et Gajić vient s’installer. Les Girondins ne veulent pas être de vulgaires amuse-gueule, et pourtant. Pourtant, malgré un bon retour, de meilleures intentions, une bonne tentative de Gaëtan Laborde, Glik continue de rire au nez de Ménez, et Falcao file ajouter un troisième but (0-3, 49e). Le Virage Sud, lui, ne lâche pas, chante plus qu’il ne siffle, et ce, alors que certains bras sont posés sur les hanches. Jardim, joueur avec sa zone technique, veut pourtant insister, continue de recadrer ses hommes et ne souhaite pas se contenter d’un bon cru.


Le Portugais veut l’excellence, alors Glik lui sert une merveille de retour sur Ménez, et Bernardo Silva joue avec les rides de Toulalan. Oui, l’insolence peut parfois avoir du bon. Comme lorsque le Portugais l'utilise pour provoquer Nicolas Pallois et gratter un penalty transformé par Falcao (0-4, 64e). Forcément, ça agace, et Ounas en a finalement été la partie visible avec un rouge sévère, mais logique. Bordeaux a donc coulé au milieu de la fête avec des largesses inquiétantes. De quoi se barrer à un quart d'heure de la fin pour certains. Les doutes ? Monaco ne sait définitivement plus ce que c'est, bien au chaud sur son trône.

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    Par Maxime Brigand, à Bordeaux
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