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Mollo a fini sa partie de clash-clash

Après un début de carrière rythmé par les prêts et les battles avec ses coachs successifs, Yohan Mollo a enfin trouvé la stabilité à Saint-Étienne, avec qui il a marqué ce week-end. Mais heureusement, il a découvert Instagram.

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Il n'était sur la pelouse de Geoffroy-Guichard que depuis deux minutes, dimanche, lorsque Yohan Mollo a vu le Lorientais Mehdi Mostefa dévier sa frappe lourde, lui permettant d'inscrire son troisième but de la saison. Une ouverture du score que le Stéphanois a fêté sobrement, en frappant de la paume de sa main le blason de l'ASSE cousu sur son cœur. L'attitude est nouvelle, chez le joueur à la carrière déjà pleine de rebondissements. À 25 ans, l'homme de Martigues est enfin rentré dans le rang. Ou presque.

Un clasheur fou


« Il m'a carré toute la saison, a fait de moi un martyr. J'ai répondu sur le terrain. Je le dis : j'emmerde tout le monde ! » Ce samedi 26 février 2011, la France découvre Yohan Mollo. Au sortir de ce Monaco-Caen qui l'a vu égaliser pour les Normands face au club à qui il appartient encore, Yohan en a gros sur la patate. Exilé dans le 14 pour cause de mauvaises relations la saison précédente avec Guy Lacombe, l'ailier vide son sac devant la caméra de Foot+. Et peu importe si le coach moustachu a été remplacé depuis un mois sur le banc monégasque par Laurent Banide. Mais à l'époque, Yohan Mollo est comme ça. Aussi imprévisible en dehors que sur le terrain. Lancé en Ligue 1 en octobre 2008 par Ricardo, le joueur formé à Monaco patiente pourtant jusqu'en décembre 2009 pour signer son premier contrat professionnel, malgré un statut d'international espoir titulaire sur le Rocher. Pour enfin avoir son nom sur le maillot, le joueur menace de partir libre, quitte à pourrir ses relations avec ses dirigeants, jusqu'à ce fameux prêt à l'autre bout de l'Hexagone. Au terme de sa saison caennaise, c'est une formation monégasque reléguée en Ligue 2 qu'il retrouve. S'il crie sur tous les toits qu'il est bien décidé à faire remonter le club de la Principauté parmi l'élite, le 23 juillet 2011, c'est un casier vide que découvre le staff de l'ASM. Le joueur est parti finir l'été sous le soleil de Grenade, tout juste promu en Liga, sans que les clubs ne se soient mis d'accord sur le transfert. Mis devant le fait accompli, Monaco se résout à le céder pour un million d'euros.

Jean Fernandez, époque Nancy : « Il croit qu'il va remplacer Cristiano Ronaldo »


En Andalousie, l'expérience tourne au fiasco. Mollo ne joue quasiment pas et file à Nancy, en prêt, au bout de six mois. Dans le club au chardon, le fan de Cristiano Ronaldo se refait une santé et voit son option d'achat levée au terme de la saison. Mais ses démons ne sont jamais loin, et après s'être embrouillé avec André Luiz, son capitaine, Mollo se prend son coach Jean Fernandez en pleine face. Après l'avoir envoyé en prêt - encore - à Saint-Étienne, l'entraîneur rubicond se lâche : « Son départ est la meilleure chose qui nous est arrivée depuis le début de la saison. Pas un seul joueur ne s'est plaint de son départ. C'est un garçon retors qui ne pense qu'à lui. Contrairement à ce qu'il a pu déclarer, il se moque de Nancy. Quand il était là, il ne portait pas le maillot de l'ASNL, il portait uniquement le maillot Mollo. Il n'y a que ses stats qui l'intéressent. Il croit qu'il va remplacer Cristiano Ronaldo au Real. Il est ingérable, il suffit de regarder son historique. » La sortie est violente, mais ne fait que confirmer la réputation d'ingérable que le jeune joueur s'est forgée à la force de son égo. Dans le Forez, comme ailleurs, sa première saison se passe bien. Si bien que comme d'habitude, malgré un bref retour en Lorraine, l'ASSE décide de prolonger la collaboration la saison suivante. Nous sommes en septembre 2013. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, plus d'un an et demi plus tard, le cousin d'André-Pierre Gignac défend toujours le maillot vert sans avoir fait exploser le vestiaire.

@molloofficial, dernier espace d'expression


Après quelques mois de bouderies, vite recadré par Christophe Galtier, Yohan Mollo a appris à composer avec la concurrence à Saint-Étienne. Quitte à mettre son égo de côté. Avec Hamouma, Gradel, Corgnet et Monnet-Paquet dans son secteur, le joueur a pris conscience qu'il allait devoir se contenter de la rotation mise en place par son entraîneur. Et devoir maximiser le temps de jeu qui lui est accordé, ce qu'il fait de son mieux, en témoigne son but face à Lorient. Mieux, il est carrément tombé amoureux de ce maillot vert, comme il l'exprime dans ce slam lâché sur son compte Instagram, le 4 mars dernier, après la qualif' de l'ASSE face à Boulogne, en Coupe de France. « Je t'ai prouvé que je travaillerais dur pour te revêtir avec fierté. Rien n'est parfait, mais seul ceux qui se battent et qui essayent pourront te dire un jour, j'ai été stéphanois. Cela n'a pas toujours été parfait, mais je ne t'ai jamais lâché, même dans le noir où tout le monde te croyait perdu. Je t'ai prouvé que je pourrai m'illuminer pour renaître #qualifié#myteam#monsaintetienne# » . La prose est incertaine, mais sincère. Et c'est tout ce qui importe. Lancée en 2010, l'application est le dernier endroit où Yohan Mollo pète les plombs. Comme ce week-end, où il s'est filmé en train de hurler « GOLAZO ! » , seul dans sa voiture. Merci donc à Kevin Systrom et Michel Mike Krieger, ses créateurs, qui permettent à Yohan Mollo de prouver qu'il n'est pas totalement rentré dans le rang. Pour notre plus grand bonheur.


Par Mathias Edwards
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