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Moi, Frédéric Reculeau, coach des Herbiers jusqu'en janvier 2018

Viré en janvier à l'issue d'une défaite en National face à Chambly, le coach Frédéric Reculeau est pourtant le premier étage de la fusée les Herbiers. Depuis suppléé par celui qu'il considérait comme « (s)on frère » , Stéphane Masala, il tente de tourner la page. Et vivement qu'on en finisse.

Modififié
08/05/2018 21:05
Coupe de France - Finale
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Dans quel état d’esprit se situe-t-on lorsqu'un club duquel on a été limogé il y a quatre mois va disputer une finale de Coupe de France ?
Plus l’échéance se rapproche et plus c’est compliqué. Là aujourd’hui, c’est compliqué, demain ça sera très compliqué. Alors on attend que les jours passent, que l’échéance soit derrière nous pour pouvoir se projeter. C’est compliqué à vivre. C’est comme ça. C’est un état d’esprit qui n'est pas facile à maîtriser actuellement.

Qu’est-ce qui est compliqué ?
On se projette. On se dit qu’on a travaillé en début de saison pour façonner ce genre d’évènement, et qu’à l’arrivée on ne fait plus partie du truc. C’est une nouvelle histoire, ce n’est pas un souci, hein. J’assume le fait d’avoir été viré et que l’histoire se réécrive avec d’autres personnes. Là, c’est forcément un évènement phare et fort du football, donc savoir que cette équipe des Herbiers y est, c’est dur à vivre. C’est la vie. Faut que je sois costaud et ça passera tranquillement.

Ce sera un soulagement quand tout ça sera terminé ?
Bien sûr. Bien sûr que ce sera un soulagement. Je suis à cinquante kilomètres des Herbiers, j’habite à Luçon, je suis en Vendée. Donc forcément, je suis complètement face à l’événement. Si j’étais à des centaines de kilomètres, je pense que ça serait plus facile à vivre. Là, en étant voisin de ce qui se passe... Quand on change de région, on n’est plus face aux gens qu’on rencontre dans la rue, on n’est plus face aux journaux locaux.


C’est quoi au quotidien ? Des remarques, bienveillantes ou pas, des manchettes dans les kiosques ?
Ça peut être des messages de bienveillance ou des trucs tout bêtes : « C’est quoi ton pronostic ? » , « Qu’est-ce que t’en penses ?  » Là, c’est un peu plus dur. J’essaie de panser la plaie, de ne pas penser à l’événement, et chaque personne que je rencontre me fait resurgir ça en pleine face. Ça éveille plein de maux. Il y a beaucoup de bienveillance dans les gens que je rencontre, malheureusement le fait d’être bienveillant fait aussi du mal.

C’est quoi qui prédomine : le bonheur de voir le gosse qu’on a élevé pendant deux ans arriver au bout de sa mue ou la tristesse de ne plus l’avoir avec soi ?
(Rires.) Ni l’un ni l’autre. J’ai commencé à l’élever, mais je n’ai pas fini son apprentissage, l’éclosion totale. Donc j’essaye de me sortir cette image-là de la tête, de me dire que je n’étais pas là en début de saison. Ne plus me dire « J’aurais pu, j’aurais dû, c’est à cause de... » Avoir cette démarche de réflexion, ce serait encore complètement en train de cultiver mon mal-être. Depuis un mois ça va mieux. Mais vivement les mois de juin-juillet qu’on soit sur autre chose.


Vous êtes allé voir un psy ?
J’en ai un bon à la maison. J’ai ma femme qui était très compétente de ce côté-là. C’est quelqu’un qui n’est pas dans le métier, mais qui a une capacité d’analyse assez forte, et c’est vrai qu’elle m’a toujours soutenu dans mes prises de décisions, quelles qu’elles soient.
« Peut-être que j’aurais dû aller voir quelqu’un, mais je me suis dit que j’allais me reconstruire avec les gens qui me sont chers, et que c’est comme ça que j’allais avancer. »
Depuis mon départ, c’est la personne principale qui m’a aidé. J’ai aussi des proches, de la famille qui ont été très présents. On m’a sollicité, des amis m’ont dit : « Allez, je connais quelqu’un que tu peux aller voir. » J’ai hésité sans hésiter, en fait. J’ai vécu plus grave il y a quelques mois, où j’ai justement perdu deux personnes proches et chères (ses deux oncles sont décédés en septembre et décembre 2017, N.D.L.R.). Donc voilà, se faire virer de son boulot c’est une échéance importante pour sa vie, mais je me porte bien, mes proches se portent bien... Peut-être que j’aurais dû aller voir quelqu’un, mais je me suis dit que j’allais me reconstruire avec les gens qui me sont chers, et que c’est comme ça que j’allais avancer.

À propos de ces deux décès dans votre famille, vous expliquiez ceci à Ouest France le mois dernier : « J’intériorisais à l’excès, je saignais. » Est-ce que de la même manière, c’est important d’extérioriser en ce moment ?
Ouais, c’est la même démarche. Forcément. C’est vrai que je me livre plus, que j’échange beaucoup plus. Je vais voir plus de matchs, ce que je ne faisais pas il y a quelque temps, j’essaye d’aller chercher. Le fait de parler sur des sujets divers fait évacuer ce qui ne va pas à l’intérieur de nous. C’est une forme de démarche psychiatrique ou psychologique, je sais pas comment on dit. J’étais quelqu’un d’assez fermé, je suis un peu plus ouvert. Ça m’aide à me relever des décès et du licenciement qui a été quasi immédiat derrière. La formation du BEPF (Brevet d’entraîneur de football professionnel, N.D.L.R.) m’a fait beaucoup de bien de ce côté-là aussi. Je me suis beaucoup ouvert aux garçons qui étaient là. Je n’aurais pas eu cette formation, je ne suis pas sûr que je serais dans cet état-là actuellement.


Vous dites : « La famille, les messages, les coups de téléphone reboostent. Sans quoi l’ours que je suis hibernerait encore.  » Ça fait quoi, un ours en hibernation ?
Bah il est chez lui, il dort pas, il fait rien, il voit personne. Il refuse tout contact avec l’extérieur. J’ai passé des étapes comme ça dans ma vie, parce que je suis ainsi de nature. Mais ma femme m’a bougé les fesses, le BEPF m’a ouvert à beaucoup de choses. Denis Troch appelle ça « vider la cuve » . Soit c’est le burn-out, soit on est capable de la vider de temps en temps. Je ne voulais pas rentrer dans un burn-out « stupide » , parce qu’il n’y a pas mort d’homme et que je dois être plus fort que la situation que j’ai vécue.

Vous en avez profité pour passer votre permis bateau et aller pêcher en mer. Vous êtes souvent allé pêcher ces derniers temps ?
Non, le temps n'était pas terrible. La mer est un endroit où j’arrive à me ressourcer relativement bien, mais dernièrement elle était dangereuse. C’est une chose que j’ai fait pour maintenant, pour me changer les idées, mais aussi pour l’avenir puisque je sais qu’à ma petite retraite, je profiterai de la côte vendéenne et de l’océan. Ça m’a permis de bosser, de m’investir complètement dans un autre projet. Et puis de souffler, de se régénérer avec l’eau face à nous...


D’ailleurs votre champ lexical est parlant, vous utilisez le mot de « rupture » , notamment à propos de Stéphane Masala, l'actuel coach qui était votre adjoint. Vous en parlez comme d’une ex que vous voyez heureuse au quotidien sur les réseaux sociaux.
Plus que le club des Herbiers, c’est surtout la séparation avec Steph’ qui est compliquée, oui. Je suis parrain de sa fille malgré tout. Il y avait des liens très forts. La situation était bâtarde, maintenant elle est complètement arrêtée...

Vous dites de lui « Il est très fort, il sait convaincre. Il est expressif, il est tactile. » Comme une relation toxique qui essaierait de reprendre contact.
(Rires.) Bah c’est Steph’. Ouais il est très bon, c’est pour ça qu’ils en sont là. Je n’ai pas de doute sur sa capacité à faire des choses, ça fait plus de dix ans qu’on vit quasi ensemble, on a passé des vacances ensemble, on avait des liens très très forts. C’était comme un frère, je peux le dire.

Puis il a été votre capitaine à Luçon, et ensuite votre entraîneur adjoint...
Dès le début ! Je l’ai mis capitaine dès qu’il est arrivé à Luçon parce que j’ai ressenti quelque chose de très fort entre nous deux. C’était quelqu’un pour qui j’avais beaucoup d’amour. On devait faire plein de choses ensemble, on n’a pas pu y aboutir. Comme dans beaucoup de vies, hein, il y a beaucoup de gens qui prévoient des choses et qui ne les atteindront jamais. Bah nous, on atteindra jamais ce qu’on s’était fixé.


Vous vous étiez dit quoi ?
On s’était dit qu’on irait dans le monde professionnel et qu’on montrerait qu’on est capables de faire plein de choses.

Vous avez forcément lu l’interview qu’il a donnée hier au Parisien.
Oh, on me l’a envoyée plusieurs fois, oui (Rires.) On me l’a renvoyée ce matin, tiens, je la connais.

Alors vous devez connaître ce passage, je le cite : « C’est comme si on jouait chaque semaine ensemble au loto et qu’un jour, je sois le seul à avoir le ticket gagnant. D’ailleurs, si c’était à refaire, je garderais notre amitié et je jetterais le ticket.  »
« Il y a deux parties en moi. Une qui voudrait être bienveillante et s’ouvrir. Et l’autre qui a beaucoup d’amertume, de frustration, de déception, et qui me dit que c’est fini. La partie la plus négative est plus forte actuellement, ça c’est sûr. »
(Long silence) Je ne veux pas parler à sa place, mais j’ai mon idée là-dessus. C’est compliqué. Il y a deux parties en moi. Une qui voudrait être bienveillante et s’ouvrir. Et l’autre qui a beaucoup d’amertume, de frustration, de déception, et qui me dit que c’est fini. La partie la plus négative est plus forte actuellement, ça c’est sûr. Elle peut le rester longtemps, me connaissant, je suis quand même très arrêté. On s’était vus très rapidement après notre séparation, on ne s’est pas revus depuis, pas eus au téléphone. Donc on s’éloigne l’un de l’autre. Et c’est de mon fait, j’en suis conscient. Même s’il n’y a pas eu de rapprochement de sa part non plus. Mais je le comprends tout à fait, maintenant il a son travail, il a sa vie, c’est comme ça.

Dans cette voiture où il vous demande s’il peut reprendre votre poste en janvier dernier, alors que Les Herbiers sont 15es de National, pensez-vous que si vous lui dites de ne pas le faire, il ne le fait pas ?
Ouais. Mais pour moi, il n’y avait pas de question à poser. Ma façon de fonctionner n’aurait pas été celle-ci, c’est pour ça que je suis déçu.

Quelle aurait été la vôtre ?
C’est trop facile de le dire maintenant, mais moi dans sa position, je l’aurais suivi. Tous les jours. Il le sait en plus, il me connaît. Mais je ne veux pas dire ça pour lui donner tort. Chacun sa façon de penser. Maintenant il faut juste qu’on assume l’un et l’autre la situation et qu’on accepte qu’elle soit complètement différente de ce qu’on vivait ensemble. Il peut se reposer sur le fait de m’avoir posé la question, mais bon. Pour moi, le simple fait de me poser la question acte la rupture.

À propos de la demi-finale face à Chambly, vous avez dit que vous seriez « en vacances, loin du tintamarre  » . Vous serez où ce soir ?
Probablement au cinéma, je vais regarder s’il y a une bonne séance. M’enfermer quelque part. L’ours va hiberner. (Rires.) Je vais emmener ma femme, je pense qu’elle appréciera, et moi ça me fera du bien. Peut-être qu’on ira sur la côte, parce que le temps est en adéquation actuellement. Je parle de cinéma naturellement parce que c’est ce que j’avais fait lors du match contre Lens. J’ai fait quelque chose à chaque match, c’est la façon la plus facile de s’évader. Pour le match d’Auxerre, j’étais parti au ski. Là, je n’ai pas encore regardé les séances, mais je trouverai forcément quelque chose qui va me plaire.




Propos recueillis par Théo Denmat
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