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Modric est lancé

Brillant contre le Werder, Luka Modric est clairement en train d'imprimer sa patte, les deux d'ailleurs, sur le jeu des Spurs, de plus en plus à son image : séduisant, créatif, rapide et intelligent. Ode à Luka !

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Les projecteurs étaient braqués jusque-là, et à raison, sur le phénomène Gareth Bale ou encore sur la meilleure pioche du mercato anglais, Rafa Van der Vaart. Pour sa première année dans le Big Four, Tottenham, à défaut d'être encore l'équipe la plus tueuse de Premier League, séduit, est spectaculaire et a de la ressource mentale (la victoire à l'Emirates par exemple). La qualification pour les huitièmes de finale de C1 et le rapproché en PL (sixième à trois points de City), les Spurs le doivent aussi et surtout à un joueur de moins en moins discret et devenu indispensable : Luka Modric. Le “playmaker” a mis du temps à éclore, la presse britannique en avait même hâtivement fait son flop de l'année dans les premiers mois de la saison 2008-2009 mais Modric est en train de mettre tout le monde d'accord. Le joueur a pris son temps pour se construire et s'adapter au championnat anglais mais a surtout été tributaire de sa polyvalence, des systèmes tactiques de ses coaches et de sa forme physique.

Le frein Juande Ramos

Flashback. Été 2008, Tottenham allonge les livres (16,5 millions) et fait de Modric le transfert le plus cher de son histoire. Le Croate est depuis les trois dernières saisons le maître à jouer du Dinamo Zagreb (trois titres consécutifs avec Luka à la baguette) et vient d'être nommé dans l'équipe-type de l'Euro 2008 (milieu offensif gauche) aux côtés d'Iniesta et Xavi. Belle balle. Juande Ramos, qui récupère la perle à White Hart Lane, flaire quelque chose et entame son immense gâchis : Luka sera milieu défensif, point barre. Peu ou pas habitué au poste, Modric et son physique de cure-dent peinent à trouver le rythme en Premier League : « Ça va vite et il y a peu d'espaces. J'étais habitué à en avoir pas mal en Croatie. Là, ça fait une sacrée différence » . Tottenham sombre en championnat et l'expérience Ramos prend fin. Bienvenue à Harry Redknapp. “Droopy” instaure un 4-5-1, avec deux milieux axiaux, deux ailiers, une pointe (Pavlyuchenko ou Bent) et un meneur de jeu, nommé Luka Modric. Avec Zokora, Huddlestone, Jenas et Palacios, le poste de demi-défensif est bien fourni et Redknapp pose les bases : « Je vais construire l'équipe autour de Modric. Nous devons nous efforcer de lui donner le ballon parce que quand il l'a, il se passe toujours quelque chose » . Le Croate s'amuse enfin et délivre sa première copie référence le 26 octobre 2008 contre Arsenal (4-4). En janvier, coach Harry brouille les cartes. Robbie Keane et Jermaine Defoe débarquent. Place à un 4-4-2. Modric est décalé sur la gauche, comme en sélection (Bale barbote encore) et devient le maillon technique essentiel des Spurs. Son talent sautera une nouvelle fois à la face des Britons contre Chelsea en mars 2009 (1-0, but décisif).

Deux freins : la blessure et Bale

La saison suivante devait être celle de Modric mais grosse tuile en août : Luka se pète le tibia contre Birmingham et est out pour quatre mois. Redknapp remodèle son milieu et place Gareth Bale sur le flanc gauche. Luka bosse comme un « démon à l'entraînement, un rêve pour tout entraîneur » dixit Jamie Redknapp, fils d'Harry et retrouve une place dans l'axe en décembre, Bale étant déjà incontournable à gauche. Courant décembre, Modric le polyvalent retrouve l'axe dans un 4-4-2 aux côtés d'Huddlestone, profitant d'une suspension de Palacios (cirage de banc en règle pour lui depuis). Le retour n'est pas facile, Modric n'est pas étincelant, souvent squizzé par les longues balles à destination de Crouch, mais Tottenham joue les places pour la C1. Modric démontre cependant qu'il s'est adapté à l'exigence physique de la PL et arrivera petit à petit à donner une note plus technique au jeu des Spurs, qui arrachent le dernier strapontin pour la Champions. Huddlestone fait le sale boulot, et Modric peut driver à sa guise, pied droit ou pied gauche vers les flèches de débordement que sont Bale et Lennon voire Bentley.

L'accélérateur Van der Vaart


Manchester United en avait fait sa priorité cet été avec une offre estimée à 28 millions d'euros. Mais le président Levy a prolongé son esthète jusqu'à 2016. Viens-le chercher, viens ! Cette saison, l'arrivée de Rafa Van der Vaart aurait pu malgré tout jeter un doute dans la tête du Croate. Sauf que Redknapp, de son propre aveu, a avec Modric « un joueur unique, spécial » et s'y adapte en reprenant le système tactique de fin 2008 : le 4-5-1 avec un meneur en soutien de l'attaquant. Seulement, la pointe haute de l'hexagone du milieu est désormais la propriété du Hollandais. L'attelage Huddlestone-Modric-VdV fonctionne à merveille. Luka n'est pas un buteur (deux-trois buts par saison), n'a pas grandi mais a désormais la caisse physique pour tenir son rang dans un rôle plus reculé, mais allégé défensivement par la présence et l'abattage du “fridge” Huddlestone. Et chaque absence du milieu youg' se fait cruellement sentir. En C1, à San Siro, Redknapp fait l'erreur de sortir Modric après l'expulsion de Gomes. Tottenham se fera manger au milieu et ne sauvera la face que par l'improbable triplé de Bale en fin de rencontre. En Carling Cup, contre l'ennemi Arsenal, un Tottenham de “subs” prend une danse (4-1, ap) sans Modric. Contre Bolton (défaite 4-2), les Spurs ont aussi sombré, avec un Modric pourtant titulaire. Oui, mais Redknapp faisait sans Van der Vaart, blessé, et a voulu tester la recrue Sandro, nulle et transparente, remplacée à l'heure de jeu par Huddlestone, venu à la rescousse du Croate orphelin. La deuxième mi-temps des Spurs s'en est largement ressentie.

Aujourd'hui, le dépositaire du jeu des Spurs s'appelle Luka Modric. Auparavant, on disait souvent que le friqué Tottenham foutait en l'air ses saisons par manque de grands joueurs décisifs, de joueurs de classe. Désormais, le club pensionnaire de White Hart Lane dispose de trois spécimens : Bale, Van der Vaart et surtout Modric, joueur ultra-technique destiné à faire briller les autres.

Ronan BOSCHER

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