1. // Corse

Modesto : « Donner une belle image de l'île »

Avant le Mondial de juin, le Togo et le Gabon viendront se frotter aux sélections de Bretagne et de Corse sur l'île de beauté. Des matchs dans la bonne humeur que se languit déjà de disputer François Modesto... capitaine de l'équipe à la tête de Maure!

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François, comment abordes-tu ce tournoi « international » ?


Je suis très content, ça se passe dans un très bon état d'esprit, en fin de saison, au soleil... C'est l'occasion pour les joueurs corses de se retrouver, ça va être une belle fête. Chaque année, ça permet de montrer qu'il y a de bons joueurs dans le coin. Si on peut donner une belle image de la Corse via le foot, on sera comblés. On revendique notre identité. Quand on en parle entre nous, on se dit qu'on joue pour notre pays. On va rencontrer les Bretons, ils sont dans le même état d'esprit. Et puis ils ont une sacrée équipe : Didot, Lemoine... manque plus que Gourcuff.

La référence, c'est la sélection de Catalogne, avec Johan Cruyff sélectionneur ?


Nous n'avons pas cette prétention. Mais il n'empêche, c'est un bel exemple. Parce que la plupart sortent du centre de formation de Barcelone, un club où l'on fait jouer pas mal de gens du cru. C'est un message que l'on doit faire passer aux clubs corses aussi. A un moment donné, il n'est pas nécessaire d'aller toujours chercher des joueurs ailleurs.

Tu sembles investi dans ce projet.


Avec deux, trois autres joueurs, c'est vrai qu'on se renseigne, on voit qui est-ce que l'on pourrait faire venir. On fait ça par amour pour notre île. C'est au-delà de l'aspect médiatique, politique ou financier. L'an dernier, j'ai fait 7 heures de route en Sardaigne pour rejoindre l'équipe. Mais on est tellement fiers de porter ce maillot...

Tu te fais chambrer à Monaco sur le sujet ?


Énormément. A chaque trêve internationale, les Diego Perez et compagnie n'arrêtent pas de me demander comment se sont passés les éliminatoires, si on a des chances d'aller au Mondial... On rigole beaucoup là-dessus. Je me souviens que la Guadeloupe avait fait un très beau parcours en Gold Cup. Bon, on ne pourra pas participer à cette compétition mais ça nous ferait plaisir de réaliser un jour une aventure de la sorte.

Pour toi, c'est une revanche quelque part. Après tout, tu as dû quitter Bastia par la petite porte...


J'avais 18 ans, une saison en Ligue 1 et les dirigeants m'ont fait comprendre que le club allait prendre d'autres orientations. Pas grave. J'étais passionné de Calcio, j'ai pu jouer à Cagliari. Le Sporting ne le sait peut-être pas mais il m'a rendu service. En Sardaigne, j'ai pris énormément d'expérience, de maturité. C'est sûr que sur le coup, ça fait mal, parce qu'il y avait mon père en tribunes et que j'étais fou de ce club. Au collège, j'avais même fondé une association de supporters.

Tu le suis encore ?


Toutes les semaines, je regarde les résultats, je compte le nombre de points qui les séparent du premier relégable. Le Sporting, c'est le club de la Corse. Sans ça, que va-t-il rester aux jeunes ? J'ai regardé, je jouerai avec Monaco à Toulouse, donc je ne pourrai pas être au dernier match contre Istres. De mon côté, je vais tout faire pour essayer de gagner la Coupe de France. On a sorti Bordeaux, Lyon, Sochaux, après un match fou, maintenant il faut aller au bout. Ça serait bien aussi pour le coach, qui l'a perdue l'an dernier.

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