Au terme d'un match ennuyeux en première période et vibrant en seconde, la Juve s'impose 2-1 sur la pelouse du Milan AC, lors de la demi-finale aller de la Coupe d'Italie.
Inarrêtable Juventus. Le leader de Serie A affirme encore sa suprématie, même en Coupe d’Italie. Les Turinois, de plus en plus cyniques au fil des matches, s’imposent à San Siro, lors du match aller des demi-finales de la Coupe (1-2). Une victoire assurée grâce à une grosse deuxième période, mais surtout grâce à un immense Martin Caceres, qui, avec un doublé, a dignement fêté son retour auprès de ses petits copains bianconeri. Milan s’est battu, est même passé proche de la victoire en seconde période quand Ibra s’est décidé à jouer. Mais non. Il semble écrit que la Juve est au-dessus cette saison. Au-dessus en championnat, et désormais au-dessus sur l’autre tableau. Le tout sans n’avoir jamais été battue. Respect. Une victoire 2-1 à l’extérieur, c’est 80% de chances (ouais, au moins) de se qualifier pour la finale. Surtout qu’entre la Ligue des Champions et la course-poursuite en Serie A, le Milan AC n’aura pas forcément envie de se tuer à la tâche en Coupe d’Italie. En revanche, pour la Juve, qui court après sa 10e Coppa Italia depuis maintenant dix-sept ans, et qui ne joue pas l’Europe, l’occasion est belle de ramener un trophée, la même année où est inauguré le nouveau Juventus Stadium. Et puis, après tout, qui a dit qu’il était d’interdit de viser un doublé Coupe-Championnat ?
45 minutes d'ennui
Retour 90 minutes en arrière. Début de la rencontre. Conte respecte ce qu’il avait annoncé, et titularise Del Piero aux côtés de Borriello. Les nouveaux arrivants Padoin et Caceres sont également alignés, avec Pirlo en meneur de jeu. Dans les cages, Storari remplace Buffon. Allegri, qui doit composer avec une infirmerie bien remplie, répond du tac au tac avec une équipe actuellement plus type que bis. Mexès et Thiago Silva tiennent la baraque, derrière un milieu de terrain composé de Van Bommel, Ambrosini, Emanuelson et Seedorf. Devant, El Shaarawy épaule Zlatan. Mais le début de match est plutôt soporifique. Les deux équipes s’observent, et le froid glacial de San Siro n’aide pas. Il faut attendre un gros quart d’heure pour que les Rossoneri se procurent la première (demie) occasion, par El Shaarawy, dont la frappe n’est pas cadrée. Et après ? Bah, pas grand-chose. C’est plutôt la Juve qui domine, mais la domination est bigrement stérile. Le plus entreprenant est sans aucun doute Estigarribia qui, sur son côté gauche, fait des misères à la défense milanaise. C’est d’ailleurs sur l’une de ses initiatives que la Juve se procure l’une de ses deux seules occasions de la première période. La seconde est pour Giaccherini : frappe déviée en corner par Amelia, remplaçant d’Abbiati. Et c’est tout pour une première période qui, sincèrement, n’a pas été à la hauteur des attentes.
Ibra de la main, Caceres du pied
Mais dès le début de la deuxième mi-temps, on sent que la Juve a les crocs. Conte a dû gueuler pendant la pause. Les Turinois attaquent d’entrée de jeu, et le but est dans l’air. On ne croit pas si bien dire. A la 8e minute, Borriello, l’ancien Milanais, tente sa chance : Amelia repousse, mais Caceres, qui a suivi, score dans le but vide. Retour de rêve pour l’ancien Bianconero, exilé pendant de longs mois à Séville, et qui fêtait ce soir son grand retour sous le maillot turinois. 1-0 pour la Juve, et un but à l’extérieur qui fait du bien en vue du match retour. Milan est sonné et la Juve tente d’en profiter. Quelques minutes plus tard, Del Piero est à deux doigts de doubler la mise d’une frappe qui frôle le montant. Ça y est, le match s’anime. Enfin. Et le champion d’Italie répond à l’orgueil. Ambrosini sert de la tête El Shaarawy, qui ne rate pas le cadre. 1-1, les compteurs sont remis à zéro. Les deux équipes oublient alors qu’il ne s’agit « que » d’un match de Coupe d’Italie. Ce sont désormais les deux rivales qui s’affrontent, le leader de la Serie A face à son dauphin.
Cela va d’un but à l’autre. Ibra croit doubler la mise, mais son but est annulé pour un contrôle de la main. Ce même Ibra sème encore la panique dans la surface turinoise, mais bute sur un Chiellini qui vient jouer les pompiers de service. Conte voit que son équipe est en train de flancher et effectue ses trois changements, en faisant entrer Marrone, Quagliarella et Vucinic. La Vieille Dame reprend l’ascendant psychologique et Vucinic manque d’un rien le but du 2-1. A ce stade là, tout peut arriver. Un but milanais, comme un but turinois. Et à sept minutes du terme, la sanction tombe. Caceres, en soirée de grâce, prend ses responsabilités, et expédie une frappe lobée somptueuse, qui termine dans la lucarne d'un Amelia immobile. Un régal. Le doublé de l’Uruguayen fait exploser le banc turinois, qui comprend bien que l’équipe blanche et noire vient de faire un grand pas vers la finale. Milan ne s’en remettra pas. Et s’incline 2-1. Oui, la Juve a une jambe en finale de Coupe d’Italie. Il ne faudra pas trembler, le mois prochain, lors du match retour à Turin. Et ne pas trembler non plus, dans deux semaines, pour la revanche en championnat, à San Siro. Trembler, cette Juve-là ? Même pas en rêve.
Eric Maggiori
En tout cas avec les matchs qu'auront à jouer les milanais prochainement, félicitations à eux s'il finissent champions et s'ils vont loin en Champions League, ce qui n'est malgré tout pas impossible quand on connaît la qualité individuelle de leur effectif. Mais j'attends impatiemment de voir un match sans Zlatan pour voir si ça joue plus en équipe. Je ne dit pas que ce garçon n'est pas décisif, ce serait une bêtise de dire ça, mais bon c'est Zlatan quoi..
l'ibradépendance (aussi orthographiée "ibra-dépendance"), de l'italien "ibradependenza", désigne le fait de vouloir gagner un match de football en faisant jouer Robinho.
L'excuse des blessés ne tient pas, il y avait plus de turn over dans l'équipe de la Juve hier qu'au Milan.
Autrement, personne n'a remarqué la nullité d'Ambrosini hier soir, il a juste mis des coups ? Comme lorsqu'il était convoqué en équipe nationale.
Quelle équipe avec 5 titulaires (Cassano ou Pato, Nesta, Aquilani, Boateng, Abbiati) et des "impacts playeurs" comme on dirait au rugby (Pato ou Cassano, Merkel, Gattuso, Flamini) le tout conjugué avec des titulaires au repos ( Abate et Nocerino) peut rivaliser avec la Juve (seule équipe invaincue en Europe) ou Naples, etc...
Je suis désolé mais dans n'importe quelle grande équipe européenne s' il manque les joueurs les plus importants, tu ne peux avoir de bons résultats à ce niveau la...
Puis l' "Ibra-dépendance", foutaise, dans n'importe quel grand club tu as un joueur qui fait la différence ( Van Persie, Ibra, CR, Messi, Aguero...) mais bon apparemment la mauvaise foi n'a pas de limite : " La croyance que rien ne change provient soit d'une mauvaise vue, soit d'une mauvaise foi. La première se corrige, la seconde se combat "
Il serait intéressant de voir le Milan sans Ibra avec Pato, Cass, Boa et Aquilani, et on verrait bien que le Milan peut très bien s'en sortir sans le suédois.
De plus, s'il ne tirait pas les pénos, ces stat ne seraient pas si énormes que ça (10 buts max, pour un avant centre a 9 M/an ce n'est pas si énorme)...
Trap, quand tu dis que ça fait 6 matches qu'il ne marque pas et que le Milan ne prend que très peu de points, tu penses que la raison principale est la méforme d' Ibra ? (les absences des autres joueurs n'ont donc que très peu d'influence pour le Milan ??)
Perso, je pense qu' Ibra est moins indispensable qu'un Boa ou Aquilani car ces 2 joueurs n'ont aucun remplaçant dans cet effectif (Pas de vrai 10, et aucun milieu capable de donner de bons ballons à part Seedorf quand il veut se bouger)