Un but en fin de match, le tir au but vainqueur, Didier Drogba aura été l'homme décisif d'une finale ennuyeuse seulement sauvée par son scénario. Pitoyable sixième de Premier League, Chelsea sauve sa saison en remportant sa première Ligue des Champions (1-1 ap 4-5 tab).
Bayern Munich - Chelsea : 1-1 ap 4-5 tab
Buts: Müller (83e) pour le Bayern. Drogba (88e) pour Chelsea.
Sept matches de Premier League dans les dents, aucun en Ligue des Champions et pourtant, Ryan Bertrand se retrouve titulaire en finale. Roberto Di Matteo n’a pas froid aux yeux et balance son jeune ailier gauche – latéral de formation - dans le grand bain pour cette finale de C1 peu sexy. La faute à une infirmerie bien garnie et une pléthore de suspendus (Raul Meireles, Ramires, Terry et Ivanovic). Jupp Keynckes, lui, joue l’offensive avec un quatuor Müller-Robben-Ribery-Gomez. Tymoschuk prend place en défense centrale et Diego Contento sur le côté gauche. Le Bayern fait semblant, mais il est clairement favori d'une finale jouée à la maison. Du côté de Chelsea, on aimerait être le premier club londonien à gagner la C1. Histoire de fanfaronner dans les îles britanniques et faire oublier cette dégueulasse sixième place en championnat. Après une finale sans folie ni envie, c'est Chelsea qui l'emporte dans la séance des tirs au but par 4 à 3 (échecs d'Olic et Schweini et tir au but victorieux de Drogba) et ramène le trophée dans sa besace. Roberto Di Matteo, arrivé en cours de saison, termine l'année avec la FA Cup et la C1. Costaud. Le Bayern, lui, est à poil.
A priori, la tactique mise en place par Di Matteo est là pour contenir les assauts bavarois. Le bloc défensif des Anglais est positionné très bas. Le trio offensif est un leurre, Drogba et Kalou redescendant fréquemment prêter main forte à leurs latéraux afin de bloquer les joueurs de couloirs allemands. Il ne faut pas l'oublier, cette finale oppose deux grands déçus. Le Bayern n'a rien gagné dans son pays, se payant même le luxe d'être violemment trimballé par le Borussia Dortmund en finale de Coupe (5-2). Du côté de Roman Abramovitch, seule la victoire permettrait à ses Blues de revenir en C1 l'année prochaine. Et force est de constater que personne n'ose prendre de risque. Au bout de 20 minutes de jeu, rien à déclarer. L'imprécision est omniprésente. Il faut attendre la première grosse séquence d'Arjen Robben pour frissonner un peu. Le gaucher perfore l'axe de Chelsea et envoie une praline sur le pied de Čech. D'un réflexe pédestre, le portier détourne la gonfle sur l'équerre de son but.
Clairement, Chelsea est venu pour bien défendre (premier tir à la 34e). Ils ont le temps. L'avion retour n'est que jeudi. On se dit que cette finale va énormément ressembler à la demi-finale aller entre les Blues et le Barça. Tout se jouera sur le réalisme. Un réalisme qui fuit les godasses de Müller quand il claque sa reprise de volée du gauche hors du cadre. Les Allemands doivent être de gauche à en croire leur propension à se mettre sur leur mauvais pied au moment de conclure. Alors qu'il s'était amusé de Cahill d'une feinte de corps, Gomez dévisse sa frappe du gauche et dédicace son tir aux nuages.
Chelsea réédite son "exploit" de Barcelone
Le Bayern le sait, dominer stérilement Chelsea ne sert à rien. Les Allemands se font endormir par la défense anglaise. Chelsea attend très, très, très bas les Bavarois. Quasiment dans sa surface. Après tout, Messi et ses potes s'y sont cassés la gueule. Et comme les Catalans, les Allemands ouvrent la marque. Et comme le Barça, le Bayern se ravise suite à une position de hors-jeu. Même cause, même effet. Le plan de Chelsea est limpide : s'arracher, toujours s'arracher et encore s'arracher pour défendre chaque balle. Mieux, les Anglais ne se font même pas bouger. Ça pue la sérénité. À l'image d'Ashley Cole : le gaucher est toujours aussi impressionnant sur son côté gauche. Au-delà de l'austérité permanente de cette finale - sûrement la plus faiblarde depuis 2003 - le Bayern s'en remet à Thomas Müller pour enfin se délivrer. Sur le 655e centre du match, le numéro 25 pique sa tête et bat Čech avec l'aide de la barre transversale. Sur l'action décisive, Kroos délivre un café crème à son compatriote. Sans être génial, le Bayern a eu le mérite de ne jamais baisser les bras. C'est poussif, lent et prévisible, mais l'important, c'est l'efficacité. Le genre de chose que Didier Drogba maîtrise à la perfection. Sept minutes après l'ouverture du score, l'Ivoirien smashe le cuir d'une tête rageuse sur une offrande de Mata sur corner (le seul de Chelsea durant le temps réglementaire). Neuer a la main gauche molle et laisse les Anglais revenir au score sur leur seule occase. Par son pion, Drogba valide le choix de Di Matteo. Déjà buteur en finale de Cup, le numéro 11 est un mec de dernier match (neuf buts en neuf finales disputées avec les Blues). Point.
A l'inverse, l'ancien attaquant de l'OM n'est pas un défenseur. Sur un crochet en carton de Franck Ribéry, Drogba fauche "Lascarface" dans la surface en début de prolongation. Penalty. Mais comme Robben n'a pas de mental, il balance une prune dans les gants de Čech. Le Hollandais est tout sauf un clutch player. Un malheur n'arrivant jamais seul, Ribéry s'est flingué sur la faute et laisse Olic finir la finale à sa place. Le Bayern tire la gueule. Et la prolongation ne va rien donner. Les Allemands sont abattus. Ils s'en remettent à Arjen Robben. L'homme au dribble unique : crochet extérieur enchainé d'une frappe contrée. Dans une petite finale, Chelsea l'emporte aux forceps. Aux tirs au but. A l'ancienne. Bien organisé (la méthode Di Matteo), Chelsea n'aura jamais été inquiété. La vieille garde aura fait le boulot. À savoir les Lampard, Cole (le meilleur joueur du match) et Drogba. Les trois hommes, avec Petr Čech, ont tenu l'équipe à bout de bras, ne paniquant jamais. On reverra cette équipe en C1 (avec Eden Hazard ?). Une équipe qui n'aura pas fait rêver. Mais on ne gagne pas une C1 par hasard... Côté Bayern, difficile de retenir quelque chose de positif de cette finale disputée à la maison. A l'image d'un Arjen Robben horripilant balle au pied. Le Hollandais est un plomb dans un collectif. Il ne pense qu'à sa gueule et ne sert à rien dans les moments chauds. Idem pour Ribéry, le melon en moins.
Par Mathieu Faure
Cette équipe de Chelsea pourrait être le héros d'un film à l'américaine où tout leur réussit et qu'en regardant on se dirait "ouais c'est un peu gros!" "drogba le poissard des finales qui égalise à la dernière minute, et qui cause un péno que cech arrête, non mais pendant que tu y es c'est lui qui met le péno de la victoire..."
Match footbalistiquement moyen mais émotionnellement meilleure finale depuis liverpool-milan (2005 si je ne m'abuse)!
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Tu nous soules!! Heynckes a fait gagner la Cl au Real après 32 ans d'abstinence et tu le critiques comme ça... Ou alors tu supportes le club seulement depuis l'arrivée de CR7 puis de Mou'...
NOOOOOB!
Sinon le Bayern a égalé Vizekusen cuvée 2002 ! ;)
Je n'aime pas Chelsea mais quel pied de voir Hoeness-Beckenbauer-Rummenigge dégoûtés et fermant leur clapet!
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"May ils son tro défensif cay nul cay du vole il mayrite pa de gagné ouin ouin"
Bienvenu dans le monde du football les filles. Si vous êtes pas contentes tirez vous la nouille devant des matchs de brésiliens ou des replays du Barça et laissez les connaisseurs savourer une victoire à l'ancienne. Au mental. A la sueur. Aux forceps. Il n'y a pas si longtemps le football italien était considéré comme le meilleur au monde, le Chelsea d'aujourd'hui est encore plus offensif que ce que l'on pouvait voir à l'époque. Je sais que tout ça ne vous parle pas, vous qui êtes des années 90, mais non le football n'est pas qu'une affaire de passements de jambes et de petits ponts.
Bravo Chelsea, bien fait pour ces bouseux de Tottenham, une défaite bavaroise savoureuse pour le Real, un dernier baroud d'honneur pour une génération de joueurs anglais, fin de CL intéressante, merci, à dans trois mois pour la vengeance de Madrid.
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Quelle paire de corones Neuer !
C'est fou à quel point Ribery fait tâche là-dedans, le voir avec la coupe aux grandes oreilles aurait salopé la soirée... rétrospectivement.
Vous êtes dur avec Chelsea, oui contre Barcelone leur non-football était honteux mais ce soir à défaut d'être virevoltant ca ressemblait déjà plus à du football.
Ils ne sont pas les plus méritants mais au vu du passé ( lors de finale contre United ils auraient mérités bien qu'en Angleterre j'ai un faible pour United ) alors on va dire qu' au vu de leur passé ils la méritent.
Comme d'habitude Jeanpierre fut risible, paluchage continuel sur Drogba et alors sur Di Mattéo qu'est-ce que je me suis marré... le mec n'y ait, quasiment, pour rien, l'équipe était en auto-gestion avec ses cadres et pour le match contre Barcelone il a passé plus de temps avec Hiddink au Télephone qu' a diriger son équipe, il n'a pas les épaules et les compétences, c'est normal qu'il s'en aille... Il est comme Avram Grant sauf que lui son équipe q finit par gagner.
Drogba / Lampard / Terry / ces mecs sont finis, ils ont mangés leur pain blanc mais sur un match l'expérience pèse lourd, la façon dont le " vieux " Lampard fait obstruction sur Boateng pour que Drogba soit libre sur sa tête, rester tête haute durant la séance penalty malgré l'énorme prestation de Neuer qui arrête puis marque un penalty alors que Robben n'osait même plus...
Et quelle tristesse pour Schweini... un crève-coeur, espérons qu'il ne soit pas " mort " mentalement pour l'Euro.
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primo: un constat qui sonne comme une fatalité pour les équipes allemandes: allergie totale à tout ce qui provient d'Italie. Di matteo formé à la Italian Harvard school of calcio a confirmé le Saint théorème des 3 C:
Cavaler Coulisser Compenser.
Tout cela nappé d'une bonne grosse de testicules.
Je disais donc que l'Italie , les coach italiens symbolisent le cauchemar du football teuton.
Après la demi finale de 1970 , la finale de 1982 et la demi de 2006( particulièrement traumatisante)
Sans compter les divers fessés du grande Milan infligés au Bayern( Pippo si tu m'entends, Kahn te recherche).
Italie Allemagne c'est comme Jordan dans le money time, une fatalité, un destin connu de tous.
La naiveté allemande était presque touchante.
Deuxio: Evidemment que the "fucking disgrace" allait avoir son occase, et lui il ne pardonne pas(n'est ce pas gomez).
Un coup de tete monstrueux, un vrai cametard le Didier. Quelle puissance !
Drogba ou le James Caan du ballon rond.
Un drole de rollerballer l'Ivoirien!
Only the strong survive!!! comme chantait the "Iceman Jerry Butler.
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Le footbusiness c'est quand même une grosse arnaque.
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