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MLS : Thierry Henry pour un dernier défi

La (probable) dernière saison d’Henry avant la retraite a débuté le week-end dernier. Son équipe des Red Bulls figure parmi les favoris pour le titre en MLS, avec LA Galaxy et le tenant Kansas City. Il faudra également surveiller les performances de Seattle, Portland ou de Toronto, qui n’a pas lésiné sur les moyens pour attirer des gros noms (Defoe, Bradley, Júlio César). Nos cousins montréalais pourraient en revanche avoir plus de mal à ambiancer cette saison que la dernière… Revue de détails des forces en présence.

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Les favoris : New York, Los Angeles, Kansas City

Thierry Henry peut-il achever son immense carrière sur un ultime titre en MLS ? Possible, oui. En fin de contrat en décembre prochain, l’ancien Gunner de 36 ans (37 en août) laisse encore planer le doute sur son avenir, mais il est évident qu’il a envie de finir sur une bonne note avant de ranger les crampons. Vainqueurs du Supporters’ Shield (récompensant la meilleure équipe de la saison régulière) en 2013, les Red Bulls de New York aimeraient cette fois aller au bout et ont fait preuve d’une inhabituelle discrétion en cette intersaison, avec peu de mouvements de joueurs et aucune arrivée clinquante. La stratégie pourrait s’avérer payante, avec Henry toujours associé à l’Australien Tim Cahill devant. Si la formation chère au géant de la boisson énergétique retrouve sa régularité de la saison passée et réussit à ne pas se louper cette fois en play-offs, il y a moyen que ça sourie enfin.

Los Angeles Galaxy aussi peut y croire, après une saison 2013 de transition post-Beckham. Robbie Keane est toujours là et pas mal prolifique, Landon Donovan a retrouvé le moral et la forme, le reste de l’équipe n’a plus qu’à se mettre au diapason. Plus facile à dire qu’à faire ? Oui certes, mais au moins, la franchise californienne connaît déjà la recette du succès, elle (4 titres au palmarès), de même que son entraîneur Bruce Arena (4 titres aussi).

Mais le plus grand favori de la saison reste le Sporting Kansas City, un discret mais redoutable tenant du titre, dont l’efficacité qui n’a d’égal que la discrétion fait un peu penser à l’image renvoyée en NBA par les Spurs. Toujours solide, plus mature que jamais, l’équipe du Français Aurélien Collin est sûre de sa force et compte bien garder son bien. Deux bémols cependant : la perte de son gardien historique et capitaine Jimmy Nielsen (retraite) et le départ probable à la Coupe du monde en juin de joueurs clés (les internationaux américains Besler et Zusi, voire Feilhaber).

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Les ambitieux : Seattle, Portland, Salt Lake City

Prétendants au titre la saison dernière, les Seattle Sounders se sont méchamment manqués, avec beaucoup de frustration et un vilain plantage final en play-offs face au grand rival Portland. L’intersaison a encore été agitée et l’histoire prouve que ce n’est pas forcément une très bonne chose en MLS, où la victoire revient le plus souvent aux sages. Les deux stars Clint Dempsey et Obafemi Martins vont devoir élever leur niveau de jeu. Ils sont attendus au tournant par un public passionné, mais qui commence un peu à s’impatienter…

Les Portland Timbers, gros rivaux des Sounders sur la côte nord-ouest américaine (là où le soccer bat un peu plus fort qu’ailleurs en Amérique du Nord), sont aussi à classer parmi les ambitieux de la MLS millésime 2014. Surprenants finalistes de Conférence Ouest à l’automne dernier, les Timbers possèdent un séduisant collectif d’où émerge l’un des meilleurs joueurs de la Ligue, le milieu de terrain argentin Diego Valeri.

Et puis n’oublions pas non plus de citer le Real Salt Lake, qui prouve que l’ambition n’est pas incompatible avec la discrétion. Vainqueur des play-offs 2013 à l’ouest, cette formation très expérimentée possède un bon équilibre d’ensemble, avec des valeurs sûres à tous les niveaux, du poste de gardien (Rimando) à l’attaque (Saborio) en passant par l’entrejeu (Beckerman).

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L’épouvantail Toronto, Montréal à l’ombre

Chez les Canadiens sinon, ça s’est surtout beaucoup agité du côté de Toronto FC, qui en a plus que marre de jouer le dernier de la classe incapable de se qualifier pour ces fichus play-offs. Déjà habitués par le passé à quelques « coups » sur le marché des transferts, les Ontariens ont cette fois fait très fort en faisant revenir Michael Bradley de Rome, en arrachant Jermain Defoe à Tottenham et en allant chercher Júlio César, gardien numéro 1 de la sélection brésilienne ! Avec l’espoir brésilien Gilberto en plus, on obtient un total de recrues sacrément clinquant. Reste à savoir 1/ si l’empilement de gros noms peut suffire à accumuler les victoires et 2/ si le reste de l’équipe réussira à élever suffisamment son niveau de jeu pour constituer un collectif cohérent et performant…

Du côté des cousins québécois de l’Impact de Montréal, on s’est cette fois montrés nettement plus discrets que lors des deux précédentes intersaisons, qui préparaient les deux premières saisons de leur histoire en MLS. Le changement le plus notable à signaler se situe au poste d’entraîneur – encore – avec l’arrivée de Frank Klopas (ex-Chicago) en lieu et place du Suisse Marco Schällibaum. Sinon l’ex-capitaine Davy Arnaud est parti et Alessandro Nesta a pris sa retraite. On mise encore beaucoup sur l’efficacité offensive de Marco Di Vaio, en espérant stabiliser un peu plus l’assise défensive que l’année dernière.

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Pas mal de Français, pas (encore) trop de stars

Voilà pour les principales forces en présence. Du côté des individualités, on aura bien sûr un œil attentif toute la saison sur les Français, qui forment une imposante colonie, avec Thierry Henry comme tête de gondole bien sûr, mais aussi son coéquipier à New York Peguy Luyindula, le champion sortant Aurélien Collin (Kansas City), Hassoun Camara et Wandrille Lefèvre (Montréal), Frédéric Piquionne (Portland), Sébastien Le Toux et Antoine Hoppenot (Philadelphie), Saër Sène et Dimitry Imbongo (New England), Peter Luccin (Dallas) et les petits nouveaux Vincent Nogueira à Philadelphie et Jean-Baptiste Pierazzi à San José. Pour ce qui est des stars, il faudra peut-être patienter après la Coupe du monde et le mercato estival européen pour en voir débarquer de nouvelles. On parle notamment des Espagnols Xavi, Puyol et Xabi Alonso. Les arrivées prochaines des trois nouvelles franchises Orlando, New York City FC et Miami – avec Beckham à sa tête – pourraient faire monter les enchères et attirer dans un futur proche quelques nouveaux gros noms.

Par Régis Delanoë
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LaCagetteAuFondDuGrenier Niveau : Loisir
Ça fait quand même pas rêver cette MLS . Surtout si c'est pour finir en Play-offs comme au rugby ou au basket ...
Top comme d'hab..
Sidney G'Ovule Niveau : Loisir
Toujours intéressant ce genre d'articles. Mais bon, la MLS reste un championnat tout pété.
Super preview comme souvent.
Big up à Kyle Beckerman, le Stéphane Auvray de la MLS.
Chat-banni Nonda Niveau : DHR
Excellent article, un championnat de plus en plus relevé ces dernières années et toujours avec une issue imprévisible.
Une petite pièce sur les NY Red Bulls, et une pensée pour Collin, je ne comprends pas pourquoi aucun club français ne l'a attiré durant le dernier mercato.
Message posté par Chat-banni Nonda
Excellent article, un championnat de plus en plus relevé ces dernières années et toujours avec une issue imprévisible.
Une petite pièce sur les NY Red Bulls, et une pensée pour Collin, je ne comprends pas pourquoi aucun club français ne l'a attiré durant le dernier mercato.


Le souci c'est que Collin fait très peu parler en dehors des Etats-Unis, et c'est dommage car il a fait une pure saison l'an dernier (c'est d'ailleurs lui qui égalise en finale d'ailleurs), puis l'autre "souci" c'est qu'il a avoué être très attaché à la MLS et aux Etats-Unis, donc visiblement il a pas trop envie de bouger.

Bref, à titre personnel j'espère une bonne saison de l'Impact, même si ça va être chaud d'aller chercher les cadors !
pas mal, l'ambiance du stade de Vancouver sur ces highlights...
ministre de l'attaque Niveau : District
Mr Delanoë, vous avez oublié Pierre Omanga, drafté par les New England Revolution!!!
FlyingDutch Niveau : DHR
Wandrille Lefevre !?! Content de savoir qu'il a reussi !
Je me rappelle d'un match U18 vs U16 dans mon lycee ou il m'imprime les couture du ballon sur la cuisse ( il etait en U18). Il etait familier avec les biscotte coloré et les murs de notre vestiaire se rappelle tristement de lui )
Ça me fera bizarre lorsque je verrai Henry annoncé sa retraite...
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