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MLS : gare à la crise de croissance

La saison 2015 de MLS commence dans moins d'un mois, avec deux nouvelles franchises, quelques jolies nouvelles stars, des Français de plus en plus séduits par le rêve américain, mais aussi un soupçon de crispation autour du devenir d'une ligue où les écarts semblent se creuser entre petits et gros salaires, modestes franchises et grosses locomotives.

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  • Coup de gueule et menaces de grève


    La saison 2015 de MLS sera la 20e du nom. 20 éditions, 20 ans, un âge où tout est possible, y compris le meilleur, mais aussi un âge charnière où il s'agit de faire les bons choix pour se préparer un avenir radieux et essayer de rivaliser – si le plan se déroule comme prévu – avec les grands championnats européens à moyen terme. Certains aspects de l'évolution de la ligue nord-américaine de soccer/football incitent à l'optimisme. C'est le cas notamment au niveau de l'instauration d'équipes réserves pour chaque franchise, ce qui doit permettre aux jeunes locaux de trouver un terrain pour continuer à progresser entre leur période de formation universitaire et la découverte de l'élite. Autre point positif : une meilleure lisibilité cette saison, avec vingt franchises réparties en deux conférences plus équilibrées et plus cohérentes géographiquement que par le passé. Mais attention, tout n'est pas rose pour autant. Ainsi, le président de l'Impact de Montréal, Joey Saputo, s'est publiquement inquiété du devenir de la MLS, avec la flambée des salaires pour attirer des stars de la part d'une minorité de franchises qui peuvent se le permettre.

    Faut-il y voir une pointe de jalousie, alors que le grand rival des Québécois, Toronto, a réussi un spectaculaire recrutement en cette intersaison ? Certainement, mais il est à craindre effectivement que la MLS puisse évoluer vers un championnat à deux vitesses, avec les Toronto, Red Bulls, City, Galaxy ou encore Orlando qui ont les moyens de payer des joueurs désignés à prix forts et les autres clubs qui assistent, impuissants, à la dérégulation du marché et à l'envolée des salaires. Et cet accroissement des inégalités n'a pas que des conséquences sur les écarts entre franchises mais aussi au sein d'une même formation, avec ce système nord-américain contraignant de « salary cap » , qui bloque la rémunération d'une majorité de joueurs (essentiellement les locaux), quand les stars, protégées par leur statut de joueur désigné, peuvent recevoir un salaire sans limite. Le syndicat des joueurs a d'ailleurs récemment menacé la Ligue d'un « lock-out » , alors que doit prochainement être signé une nouvelle convention collective régulant justement ce système de rémunération et plus généralement la façon dont les contrats sont signés en MLS, avec une très faible autonomie des joueurs, qui peuvent être brinquebalés d'une franchise à une autre sans qu'ils aient leur mot à dire. Affaire à suivre, donc.

  • Des stars, des seconds couteaux et des Français


    Plus prosaïquement, l'intersaison se poursuit outre-Atlantique, et chaque équipe accélère actuellement sa préparation, le début de saison ayant lieu le 6 mars avec un match inaugural opposant Los Angeles Galaxy à Chicago Fire. Les effectifs commencent à être au complet, et on a un meilleur aperçu depuis quelques semaines des forces en présence et des différentes stars qui vont animer cette saison 2015. Au niveau des individualités, trois noms sortent du lot : Kaká, tête de gondole de la nouvelle franchise Orlando, David Villa, le fer de lance du projet New York City FC, et Sebastian Giovinco, le plus gros coup du mercato hivernal, réussi par Toronto FC. Deux autres gros noms vont débarquer seulement cet été à la fin de la saison européenne : Frank Lampard à New York City et Steven Gerrard à LA Galaxy, où il ne faut pas oublier la présence de ce bon vieux Robbie Keane. Quelques stars locales sont là aussi : Michael Bradley et la recrue Jozy Altidore à Toronto, Clint Dempsey à Seattle (associé en attaque à Obafemi Martins), Jermaine Jones à New England Revolution, DaMarcus Beasley à Houston…

    Des seconds couteaux ont également débarqué en MLS cet hiver : l'international écossais Shaun Maloney à Chicago, l'ancien Lorientais Innocent Emeghara à San José, Laurent Ciman et Marco Donadel à Montréal… À l'inverse, trois ex-stars de MLS ne sont plus là : les retraités Thierry Henry et Landon Donovan, ainsi que l'ex des Red Bulls Tim Cahill, parti en Chine. Pour compléter le tableau, il faut noter la présence toujours plus importante de joueurs français. Trois franchises se distinguent sur ce point : les Red Bulls qui, s'ils ont perdu Henry, possèdent encore Luyindula, Perrinelle et le petit nouveau Ronald Zubar ; Philadelphie, avec Sébastien Le Toux, Vincent Nogueira et Antoine Hoppenot ; Toronto enfin, avec Benoît Cheyrou, le Franco-Polonais Damien Perquis et peut-être le jeune drafté Clément Simonin.

  • Pronostics : l'heure des Sounders ?


    Cette saison 2015 promet d'être encore pas mal indécise et il est difficile de se lancer dans des pronostics. Les valeurs sûres des dernières saisons devraient être encore au rendez-vous des play-offs. C'est le cas bien sûr des cliniques LA Galaxy, tenants du titre, remarquables d'endurance sur l'ensemble d'une saison. À l'ouest, il faudra aussi forcément compter sur le discret, mais redoutable Real Salt Lake, ainsi que sur les très populaires Sounders de Seattle, portés par un magnifique public et une force de frappe offensive sans égal, avec Dempsey et Martins. Attention aussi à San José, qui a beaucoup recruté.

    Dans la Conférence Est, c'est beaucoup, beaucoup plus flou, notamment en raison de l'arrivée des deux nouvelles franchises Orlando et New York City. Deux équipes à construire en partant pratiquement de zéro, il va falloir vite apprendre à se connaître entre nouveaux coéquipiers… Toronto et son effectif très dense aimeraient enfin décrocher une qualification pour les play-offs, au minimum. C'est l'objectif aussi pour les Red Bulls, dans cette saison de l'après-Henry. New England Revolution et DC United seront aussi certainement de solides candidats au haut de tableau, et peut-être aussi Chicago, au recrutement intéressant. Quant aux Québécois de l'Impact, ils vont devoir composer sans Marco Di Vaio, qui n'a pas été vraiment remplacé en attaque (Gilardino a été approché, en vain). De jolis renforts en défense et en milieu pourraient néanmoins apporter un meilleur équilibre à une équipe qui va débuter sa saison prématurément en disputant un quart de finale de Ligue des champions contre les Mexicains de Pachuca. Match aller le 24 février au Mexique, retour le 3 mars au stade olympique de Montréal.

    Par Régis Delanoë
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    Ronahldoignon Niveau : CFA
    Est ce que quelqu'un qui s'y connaît peut m'expliquer pourquoi les américains ne se calent pas sur le calendrier européens pour organiser leur saison ?

    merci.
    bisous.
    Ca se développe toujours mais il va falloir procéder à des changements dans le mode de fonctionnement. Outre l'inévitable question du salaire, l'affaire Oyongo est venue porter un sacré coup au fonctionnement "américain" de la MLS. Il y a fort à parier que de plus en plus de joueurs habitués au foot à l'Européenne feront part de leur mécontentement si des trades aussi brutaux continuent d'être monnaie courante.
    Ba pourquoi c'est pas eux qui changeraient ?
    L'écart financier entre les franchises et les joueurs d'un même effectif sont des problématiques que se sont posées en Europe il y a vingt ans. On a réglé ça à gros coup de billets, comme beaucoup de problèmes...

    La MLS Peut elle éviter cela grâce au lock-out ? Ce serait une belle anomalie au pays du libéralisme !
    Message posté par Ronahldoignon
    Est ce que quelqu'un qui s'y connaît peut m'expliquer pourquoi les américains ne se calent pas sur le calendrier européens pour organiser leur saison ?

    merci.
    bisous.


    Le calendrier Octobre-Juin est déjà trusté par la NBA, le hockey et le football (celui avec un ballon ovale et un superbowl).
    Du coup, pour une meilleure visibilité/rentabilité il est plus sage de faire une saison de football (celui avec un ballon rond et une coupe du monde) de mars à octobre ; disputée en même temps que la saison de baseball cela dit.

    Cordialement
    Message posté par Ronahldoignon
    Est ce que quelqu'un qui s'y connaît peut m'expliquer pourquoi les américains ne se calent pas sur le calendrier européens pour organiser leur saison ?

    merci.
    bisous.


    Le calendrier Octobre-Juin est déjà trusté par la NBA, le hockey et le football (celui avec un ballon ovale et un superbowl).
    Du coup, pour une meilleure visibilité/rentabilité il est plus sage de faire une saison de football (celui avec un ballon rond et une coupe du monde) de mars à octobre ; disputée en même temps que la saison de baseball cela dit.

    Cordialement
    Milan_forza18 Niveau : CFA
    Ils ont déjà niveau calendrier tout bon!! Pourquoi faire des saisons "hivernale " alors qu'en Europe on pourrait faire du mars novembre comme au state !! Plus logique que de se cailler au stade !! Je pense que ce championnat est le futur du foot
    Ronahldoignon Niveau : CFA
    Message posté par WilliW
    Ba pourquoi c'est pas eux qui changeraient ?


    J'imagine que c'est une réponse.
    Alors il est vrai que la question se pose mais je me disais bêtement que l'argument du premier arrivé premier servi était valable.
    Plus sérieusement la MLS n'a que 20 ans et j'imagine qu'ils suivent le rythme des autres sports du territoire. Mais bon la plupart des sports US ne sont véritablement jouer que là-bas. (basket mis à part). Donc je me demandais pourquoi le soccer ne s'était pas caler avec l'Europe. J'imagine juste que ça simplifierait les transfers et ce genre de connerie.

    Enfin bon tu peux aussi me dire que c'était une question de merde.
    Ce à quoi je répondrais en toute bonne foi : non.
    Message posté par KDurant
    L'écart financier entre les franchises et les joueurs d'un même effectif sont des problématiques que se sont posées en Europe il y a vingt ans. On a réglé ça à gros coup de billets, comme beaucoup de problèmes...

    La MLS Peut elle éviter cela grâce au lock-out ? Ce serait une belle anomalie au pays du libéralisme !


    En même temps, le lock out ca marche dans les autres sports, parce qu'ils dominent assez largement au niveau du budget.

    Je pense plutôt qu'ils vont développer leur ressources jusqu'à ce que le salary cap dépasse les équipes européennes.
    Mais ça va pas régler le problème de la remuneration des clubs qui leur forment des joueurs, sauf si le système de transferts a l'européenne explose.
    Ronahldoignon Niveau : CFA
    Merci à vous deux Milan et 3Gigs.

    Après Milan_forza18 le calendrier européen n'est il pas tout simplement caler sur "à peu près" les rythmes scolaires et donc de travail ?

    Comment tu fais si les demi de Champions se retrouve au moment où t'as un créneau pour partir avec ta famille au Club Med Tunis ? Ou Disneyland ? T'imagine le nombre de gosse déçus de devoir rester à la maison pour mater Chelsea - Dortmund, alors qu'ils comprennent même pas ce qu'est un corner ? Et le nombre de divorce ? Ta solution me paraît être une des plus mauvaise idée que l'Europe est pu voir depuis la retraite de Margareth Tatcher.
    Message posté par Ronahldoignon


    J'imagine que c'est une réponse.
    Alors il est vrai que la question se pose mais je me disais bêtement que l'argument du premier arrivé premier servi était valable.
    Plus sérieusement la MLS n'a que 20 ans et j'imagine qu'ils suivent le rythme des autres sports du territoire. Mais bon la plupart des sports US ne sont véritablement jouer que là-bas. (basket mis à part). Donc je me demandais pourquoi le soccer ne s'était pas caler avec l'Europe. J'imagine juste que ça simplifierait les transfers et ce genre de connerie.

    Enfin bon tu peux aussi me dire que c'était une question de merde.
    Ce à quoi je répondrais en toute bonne foi : non.


    Ba en fait c'était surtout une référence à Camping et ce grand penseur de Patrick Chirac. J'y croyais pas moi même en l'écrivant t'inquiète
    Ronahldoignon Niveau : CFA
    Message posté par WilliW


    Ba en fait c'était surtout une référence à Camping et ce grand penseur de Patrick Chirac. J'y croyais pas moi même en l'écrivant t'inquiète


    Whaaaa chaud mec.
    En même temps c'est tout à ton honneur d'avouer de telles références (je veux même pas utiliser le terme "cinématographique").
    Du coup un petit +1 en guise de récompense.
    Note : 2
    Message posté par Ronahldoignon
    Est ce que quelqu'un qui s'y connaît peut m'expliquer pourquoi les américains ne se calent pas sur le calendrier européens pour organiser leur saison ?

    merci.
    bisous.


    en plus de ce qui a été dit precedement, il faut faire la distinction entre saison reguliere et "play off" et la concurence du sport universitaire.

    janvier fevrier tu as les play off de NFL
    Avril Mai les play off de NBA et de LNH
    septembre octobre les world series de MLB

    la mls en mettant ses play off en novembre decembre s'offre une meilleur exposition.
    Il y a aussi la notion de promotion/relégation qui est parfois abordée. La MLS veut devenir un championnat majeur comme les grands championnats européens, donc certains pensent qu'il faudrait calquer leur mode de fonctionnement avec la NASL qui serait une vraie deuxième division.
    En tout cas c'est intéressant de voir se développer la mls. Sur beaucoup d'aspects ils font bien les choses (championnat réserves, obligation d'avoir un stade d'environ 20 000 personnes) etc.
    @Kigur, je ne suis pas sur que ce soit le cas pour tout les sports universitaires, mais les phases finale NCAA de basket (the march madness) se déroule ... en mars. C'est clair qu'ils sont calés les ricains : superbowl fin janvier, puis star game en février, finale(s) NCAA en mars, finale nhl mai, finale nba juin puis le base ball pour l'été
    Message posté par KDurant
    L'écart financier entre les franchises et les joueurs d'un même effectif sont des problématiques que se sont posées en Europe il y a vingt ans. On a réglé ça à gros coup de billets, comme beaucoup de problèmes...

    La MLS Peut elle éviter cela grâce au lock-out ? Ce serait une belle anomalie au pays du libéralisme !


    Eh, en fait, le pays d libéralisme instaure des droits collectifs qui sont surprenants chez nous, comme le fait d'avoir une convention collective renégociable tous les 2/3/5 ans, qui précise une somme importante de choses, de la rémunération aux congés...et qui est en général très bien respectée (sinon lock out)...Souvent d'ailleurs, pour bénéficier des avantages de la convention collective, il faut être adhérent à titre personnel au syndicat qui négocie et signe...Ce qui donne une poids prépondérant aux organisations syndicales (pour donner un exemple, + fort que la CGT à la SNCF...)...d'où des grèves en NBA ou en NHL où personne, stars incluses, ne va s'amuser à faire le jaune...
    le NPA en révait, les US l'ont fait (depuis 150 ans)
    frednorthlondon Niveau : DHR
    Message posté par Ronahldoignon
    Est ce que quelqu'un qui s'y connaît peut m'expliquer pourquoi les américains ne se calent pas sur le calendrier européens pour organiser leur saison ?

    merci.
    bisous.


    Je vis à Montreal... temperature extérieure aujourd'hui : -20 degrés. Un peu froid pour un ballon qui te rase les oreilles non?
    La plupart des franchises sont dans le nord est: Nouvelle Angleterre, NY, Chicago, Montreal, Toronto... L'hiver est très froid avec beaucoup de neige.
    Seule la NFL se fait en automne/hiver et le superbowl est début février. il arrive d'ailleurs qu'ils jouent par -20 et font chauffer les pelouses artificielles pour faire fondre la neige.
    Également pour une question de visibilité et argent, l'été tu n'as que le Baseball et donc le soccer, l'hiver 3 sports majeurs: Basket, Foot US, NHL. Y a pas de place pour tout le monde à la TV :)
    Message posté par Ronahldoignon
    Est ce que quelqu'un qui s'y connaît peut m'expliquer pourquoi les américains ne se calent pas sur le calendrier européens pour organiser leur saison ?

    merci.
    bisous.


    C'est en partie du au climat je pense. Impossible de jouer en hiver en Nouvelle Angleterre par exemple.
    Sounders United Niveau : CFA2
    Pas plus impossible que de jouer en Juillet/Août en Floride...
    Montréalais Niveau : Loisir
    Il serait bien complexe de tenir une partie du championnat de la MLS en hiver, pour les clubs situés plus au nord, surtout au Canada.

    Il est impensable à Toronto ou Montréal de tenir des matchs à l'extérieur. Tenez, en ce moment, à Montréal, il fait -20.

    On pourrait faire des matchs en intérieur à Montréal et à Toronto toutefois (en Nouvelle-Angleterre, pas certain), sauf que la surface synthétique est vraiment nulle et au Stade Olympique, s'il neige, on est dans le trouble: la toile qui sert de toit est mal foutue et peut déchirer si la neige s'accumule trop. Hé oui.

    Ce serait beau. Kaka qui dribble et qui se prend un tas de neige sur la tête.

    L'Impact a dû repousser un match contre les Sounders, l'an dernier, à cause de ça.

    Cela dit, je crains un conflit de travail et sachez que les lock-outs ou des grèves, ça s'est vu assez souvent dans le sport nord-américain. Au hockey seulement, on a eu trois lock-outs depuis 1994. Du propre.

    On verra. L'une des possibilités étudiées concernant les salaires est qu'une sorte de catégorie médiane entre les joueurs désignés et «les autres» soit établie. Entre les millionnaires et ceux qui gagnent 50000$ dollars par année, il y aurait des gars de meilleur calibre qu'on pourrait payer dans les 300 000 ou 400 000$. Je crois que cette idée pourrait faire du chemin.

    Évidemment ce championnat fonctionne davantage à la nord-américaine et je comprends bien que les transactions effectuées entre équipes sans l'aval des joueurs impliqués choque beaucoup de monde en Europe et dans le reste du monde. En Amérique du Nord, la culture est tout simplement différente. Ni meilleure, ni pire. Dans tous les sports, les gars acceptent d'être échangés en se disant que c'est la business. C'est certain qu'il y en a que ça doit emmerder, mais c'est la façon de faire, les gars sont un peu résignés puisque les choses ont toujours été ainsi.

    Pour en revenir à ce système de plafond salarial, il a ses faiblesses mais il est en place dans la plupart des ligues professionnelles nord-américaines parce qu'il assure une certaine parité entre les équipes. Les gens d'ici s'emmerderaient de toujours voir les mêmes finir en haut.
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