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Mitroglou ne mérite pas ça

Depuis quelques matchs, Rudi Garcia fait confiance à Kostas Mitroglou en pointe, pour un rendement moyen. Suffisant pour lui casser du sucre sur le dos ? Absolument pas.

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« Donne-moi le temps, d'apprendre ce qu'il faut apprendre. Donne-moi le temps, d'avancer comme je le ressens. Y a pas d'amour sans patience, d'histoire sans y croire, pas d'amour sans le vouloir. » Qu’on mette vite du Jenifer dans les écouteurs de Kostas Mitroglou, il se sentira enfin pleinement compris. Depuis le début de la saison, l’attaquant grec a eu l’occasion de disputer 220 minutes de jeu sous le maillot olympien, soit l’équivalent de deux matchs et demi. C’est peu, mais suffisant apparemment pour qu’une bonne partie des observateurs le désigne déjà comme un peintre. « Perdu, à se demander ce qu’il fait sur le terrain » selon Jean-Pierre Papin, « la banane de l’année » qui « a toutes les caractéristiques de l’escroquerie » selon Pierre Ménès. Le chroniqueur du Canal Football club «  ne lui trouve aucune qualité  » , quand Christophe Dugarry se dit prêt à « rendre son micro et ne plus jamais parler de football » s’il continue à être titulaire au détriment de Valère Germain. Des réactions bien mesurées, comme on les aime.

Tout juste en forme


Depuis qu’il a signé à Marseille le 31 août à 23h57, Kostas Mitroglou est de toute manière victime de railleries à cause de son arrivée tardive, blessé qui plus est, de son âge, et du championnat d’où il vient. Tant de caractéristiques qui l’éloigneraient du titre de « grand attaquant » tant attendu du côté de l’Olympique de Marseille. À peine arrivé sur le Vieux-Port que le voilà remis en cause, comme si tout le monde n’attendait qu’une chose : un véritable échec. Quelques semaines plus tard, le Grec a joué trois matchs de Ligue 1 qui ont accouché d’un but salvateur à la 88e minute et deux autres prestations en demi-teinte. Mais il peut faire valoir quelques circonstances atténuantes, pour sa défense. Longtemps blessé, il sort d’une préparation tronquée et a commencé sa ré-athlétisation seulement au mois d’octobre, après quatre mois loin des terrains. Difficile de donner le meilleur de soi-même, d'autant que l’OM ne le met pas dans les bonnes conditions.


Attaquant de surface, à l’aise en point d’appui et en finisseur dans une équipe dominante qui a la possession, Mitroglou a pour l’instant connu des matchs compliqués. Contre Strasbourg, il a pu profiter des temps forts marseillais pour être impliqué dans les trois buts (superbe remise en une touche pour Amavi sur le premier, duel de la tête qui provoque le csc de Koné sur le deuxième, et but de renard sur le troisième). Il s’est également procuré deux très bonnes occasions, qu’il aurait pu metre au fond avec un peu plus de fraîcheur. Mais face à Paris et à Lille, l’OM a passé énormément de temps à défendre avec un bloc bas. Laissant le Grec désespérément seul sur le front de l’attaque, à se démener tant bien que mal avec quelques ballons difficiles à négocier. Si Valère Germain est plus mobile et disponible, son rendement est loin d’être meilleur dans ce type de match depuis le début de la saison.

Seulement 220 minutes avec l'OM


De toute manière, il est beaucoup trop tôt pour tirer des conclusions des premiers matchs de Mitroglou. Sachant qu’il reste sur cinquante buts en quatre-vingt-cinq matchs avec le Benfica Lisbonne, il serait un peu rapide de le ranger dans la catégorie «  flop » au bout de 220 minutes sous le maillot olympien. Toutes proportions gardées, Éric Di Meco citait justement sur RMC un exemple tout bête, qui montre qu’il faut parfois patienter avant de juger. « Si on avait jugé Chris Waddle comme on juge Mitroglou, au bout de deux jours, on l’aurait noyé. Il a fallu six mois à Chris avant d’être bon, je l’ai vécu. Quand il est arrivé à l’OM, à son premier entraînement, on s’est demandé qui on nous avait fait venir. Il était bouilli » , explique-t-il. Si Éric Di Meco et Jenifer sont d’accord sur le fait qu’il faut laisser du temps au Grec, il n’y a plus à hésiter.

Par Kevin Charnay
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