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  3. // Wigan/Man City (0-1)

Minimum garanti pour City

Sans souffrir, les Citizens ont assuré le minimum chez le dernier du pays, en première période, sur un coup de tronche de Dzeko. Manchester United est de nouveau dans le rétroviseur. Next.

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Wigan - Manchester City : 0-1

But : Dzeko pour City

Choc des extrêmes entre le leader de la Premier League, Manchester City, et le dernier de la ligue, Wigan, qui a le seul avantage ce soir de recevoir. Enfin, avantage est peut-être un bien grand mot si vous êtes de Wigan car cette saison les Latics n’ont brillé qu’une seule fois au DW Stadium (contre QPR, le 27 août). Sans Yaya Touré, Kolo, Balo et Kompany, Mancini peut tout de même servir un onze costaud. Hart dans les bois, Lescott-Savic en vigies, Clichy et Zabaleta sur les côtés. Milner et Barry s’occupent des basses œuvres au milieu, tandis que Silva, Nasri et Agüero, en électron libre, soutiennent Dzeko à la chasse en pointe. On a honnêtement du mal à se passionner pour la rencontre. Une petite « Rüdi Völler » de Rodallega, qui va piquer une balle dans les mains de Hart, et une première tête de Dzeko – forcément non cadrée, le classique de la première chez le Bosnien – égayent quelque peu le spectateur. Les Citizens, qui doivent faire face à un onze de Wigan très regroupé, éventuellement disposé à jouer en contre sur la mafia tressée offensive Rodallega-Moses, tournent autour de la surface adverse, sans mal, mais n’arrivent pas à toucher Al Habsi.

Le danger ne vient à vrai dire que des coups de pied arrêtés, toujours à proximité de la cage des Latics. Ou l’inconvénient d’être regroupé dans son propre camp. Dzeko, de la tête, vraiment plus haut que tout le monde, punira Wigan sur un énième essai, tiré au poil par David Silva (22’). Les hommes de Martinez vont passer le reste de la période à courir derrière une patate chaude avec laquelle ils ne se brûleront que rarement (quelques petits crochets, souvent en trop, de Moses). City gère, reste patient et arrive à nous sortir un peu de l’ennui, juste avant la pause. Le contre s’opère en vitesse accélérée par les deux modèles de poches, David Silva à la passe et Agüero en cadrage débordement, mis finalement en échec par Al Habsi.

Les crochets du Kun

Plus agressif au retour des vestiaires, Wigan besogne, prend un peu plus de risques mais reste trop maladroit dans le geste final. Seuls un passage au stand pour le drapeau de l’arbitre-assistant et une « air passe » de Barry pour cause de motte de terre donnent un peu de sourire aux gradins dégarnis. Alors certes les Latics mettent plus le nez dehors, dans le camp adverse mais City répond illico en obligeant Al Habsi à la parade spectacle sur un enroulé de Dzeko. Dans la foulée, Kun récitent des leçons de crochets, en funambule dans la surface. Dzeko y ajoute un mauvais coup de pinceau, en volant la frappe à l’Argentin, prêt à dégainer. Wigan tire la langue, a quand même le courage de rester le plus haut possible, mais n’arrive pas à se défaire du harcèlement défensif des Citizens. Il n’est par exemple pas rare de voir Agüero, l’homme de la rencontre, piquer des sprints vers sa défense pour gratter un cuir ou deux. Par à-coups, les Latics mettent un peu de charbon dans la chaudière, réchauffée par l’entrée de Di Santo. Seulement Joe Hart répond par un arrêt réflexe du pied sur un contre à peu près bien mené par Rodallega (70’).

Mancini opère son premier changement, remplaçant un Nasri pas convaincant pour un profil plus défensif, moins gentil, Nigel De Jong. Milner part bosser sur l’aile, pour le dernier quart d’heure. Après dix minutes de flottement, Zabaleta dans un premier temps et De Jong ensuite (les deux avertis, rien à dire, du bon jaune à l’anglaise) remettent un peu d’ordre défensif. Les deux équipes sont cramées, les espaces s’ouvrent, un peu plus dans le back four des Latics que des Citizens. Dzeko et Agüero n’en profiteront pas, pourtant à dix mètres du but d’Al Habsi. A l’image du terrain, la partie se dégrade. Pêle-mêle, Atkinson ne sort qu’un jaune pour une main de Figueroa, empêchant le Kun de s’offrir un challenge Wanadoo, du milieu de terrain et Clichy finit ses 90 minutes jusque-là pépères dans un courant d’air créé par Moses. Moche. De toute façon, il ne fallait pas un City sublime pour se défaire de ce faible Wigan, qui à de quoi s’inquiéter dans la lutte pour le maintien et dernier de la Premier League ce soir. Manchester City reprend son petit matelas de sécurité, à trois points devant United.

Par Ronan Boscher
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