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  2. // 34ème journée

Mini-journée, maxi-enseignements

Journée tronquée en Premier League : peu de matchs, peu de buts, plein d'enseignements.

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Pour voir des buts en ce dimanche de Premier League, il fallait être au Manchester Stadium pour voir City et nulle part ailleurs. Sur le reste des terrains, trois 0-0 des familles à vous dégoûter du championnat le plus spectaculaire d'Europe. Mais trois résultats au moins sont riches d'enseignements.

Un Manchester à la Bordelaise


Les points communs entre le champion d'Angleterre et celui de France commencent à devenir pénibles pour MU : élimination en quart de la Champion's League, résultats décevants en championnat, espoirs de renouveler leur titre pas envolés mais avec du plomb dans l'aile. Chez United, ce n'est pas tant l'élimination que l'absence de Rooney qui fait mal à la tête. Berbatov a raté tout ce qu'il tentait, Valencia toujours aussi actif a échoué dans son seul face à face avec le gardien adverse. MU a monopolisé le ballon (66% de possession de balle), mais face à l'une des équipes les moins techniques du championnat, c'était la moindre des choses, frapper fréquemment au but (16 fois) et en cadrant le plus souvent (9 fois). Pourtant, la manque de tranchant est flagrant. Ferguson a eu beau titulariser Macheda, le talisman du titre l'année dernière, rien n'y a fait. Pas rassurant pour les Red Devils. Voilà qui donne à Chelsea un droit à l'erreur dans son match à Liverpool lors de l'avant-dernière journée.

L'aveu de Benitez : « Pour la 4ème place, c'est fini »

Mais Liverpool n'aura pas le cœur à sortir un gros match contre les Blues le 1er mai. Pour les Reds, ce match comptera pour du beurre, à moins qu'il ne soit décisif pour avoir une place en League Europa, ce qui n'est pas à exclure. Liverpool a campé dans le camp de Fulham, autre demi-finaliste de la petite coupe d'Europe, pendant tout l'après-midi, en vain. Si Rooney manque à MU, que dire de Fernando Torres. Même pas sur le banc de touche aujourd'hui, le buteur espagnol a regardé ses coéquipiers bombarder le but de d'un Mark Schwarzer très inspiré (26 tirs mais seulement 7 cadrés) se créer de multiples occasions –Aquilani, Babel entre autres– sans concrétiser. N'Gog n'en finit plus de bien se placer, de recevoir de bons ballons de Gerrard et de vendanger tout cela tranquillement. Bref, les Reds vont devoir se concentrer sur la League Europa et prier pour finir au moins 7èmes pour ne pas se contenter du championnat, de la Cup et de la Carling Cup en 2010-2011. Pas sûr que Benitez ait choisi le meilleur moment pour demander 60 millions de livres pour recruter trois joueurs de niveau mondial pour jouer le titre l'année prochaine. Un journal dominical laisse cependant entendre que la Barclay réinjecterait 100 millions dans le club et installerait le Président de la British Airways à la tête du club. Objectif, trouver un repreneur et en finir avec les cow-boys yankees.

City ne rate pas l'occasion


Pour les buts c'était donc au City of Manchester Stadium. Sans Vieira, les Citizens ont fait le boulot contre Birmingham qui venait de faire nul avec Liverpool : 5–1. Adebayor (2 buts), Onuoda (2 buts) et Tevez ont fait trembler les filets. Manchester City ne tient pas bien le ballon (à peine 50% de possession), ne cadre pas plus de frappes que Liverpool (8), mais est diablement plus efficace. Concentrée sur le championnat, l'équipe pourrait bien profiter de la baisse de forme de Tottenham, sorti en demi-finale de la Cup, et de la fatigue d'Aston Villa, éliminé aussi en Cup après avoir bien résisté à Chelsea. Deux équipes de Manchester en Champion's League, c'est possible. Et samedi prochain, c'est le derby contre United.

West-Ham et Burnley à la relance


Dans la bataille pour éviter la relégation, il fallait avoir un maillot bleu et grenat ce week-end. Burnley est allé gagner à Hull, un concurrent direct, par 4 buts à 1. Et West-Ham poursuit son redressement grâce à un nouveau but d'Ilan. En bon fouteur de merde, l'ex-Stéphanois en a profité pour régler ses comptes à le manager Zola : « Je n'ai pas envie de dire du mal de Zola qui est vraiment un type bien, mais quand vous êtes trop cool avec les joueurs, surtout ceux qui parlent italien, vous ne pouvez plus contrôler l'équipe » . Heureusement, Zola est un chic type...

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