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Milito, le réveil du Prince ?

Après une année 2011 désastreuse, Diego Milito a débuté 2012 avec un doublé et une prestation enfin digne de son rang. Dimanche, avec le derby de Milan, il Principe va avoir l’occasion de prouver qu’il peut redevenir celui qu’il était il y a encore deux ans.

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Le 22 mai 2010, Diego Milito atteint le sommet de sa carrière. Contre le Bayern Munich, en finale de la Ligue des Champions, l’attaquant argentin rend fou la défense bavaroise, et décide l’issue de la rencontre avec un doublé. L’Inter est sur le toit de l’Europe. Une semaine plus tôt, Milito avait déjà inscrit le seul but de la rencontre contre Sienne, lors du match qui offre le Scudetto aux Nerazzurri. Et quelques jours auparavant, la même chose, en finale de la Coupe d’Italie, face à la Roma. Un triptyque d’or, qui couronne une saison exceptionnelle. 30 buts marqués toutes compétitions confondues, une condition physique au top, et une Coupe du Monde en Afrique du Sud qui lui tend les bras. L’aîné des frères Milito n’a jamais été aussi haut dans sa carrière. Et puis, lors du Mondial, rien ne se passe comme il l’aurait voulu. Maradona ne lui accorde pas sa confiance et préfère titulariser Higuain et Tevez. En tout et pour tout, il dispute 91 minutes sur l’ensemble de la compétition, sans marquer le moindre but et surtout, sans jamais briller. Le buteur ne le sait pas encore, mais il s’agit là d’une longue traversée du désert, qui va durer jusqu’à aujourd’hui. Rien ne dit si celle-ci est terminée, ou si Milito a simplement trouvé une oasis le week-end dernier. Premiers éléments de réponse dimanche soir.

Diego Francescoli et Sylvester Milito

Une question se pose : comment un attaquant comme Milito, en pleine bourre, a-t-il pu tomber si bas ? Pour répondre, il faut prendre en compte toute une série de facteurs. Déjà, la Coupe du Monde a été un coup au moral pour Milito. Le sosie d’Enzo Francescoli et de Sylvester Stallone (version jeune) y débarquait avec le statut de buteur le plus en feu de la planète, et a fini par chauffer le banc. A son retour à Milan, Milito trouve un nouvel entraîneur, Benitez, qui ne lui accorde plus autant sa confiance que Mourinho. Le coach espagnol décide de faire remonter Eto’o au poste d’attaquant de pointe, ce qui perturbe forcément l’Argentin, habitué à occuper ce rôle. Si quelques matches laissent penser qu’il va s’adapter à cette « nouvelle » cohabitation en attaque, la suite est beaucoup moins encourageante. D’octobre à décembre 2010, il ne marque qu’une seule fois, à Lecce. Autre coup au moral, il ne fait même pas partie de la liste des 23 candidats au Ballon d’Or, alors qu’il aurait mérité de terminer dans les cinq premiers. Fin décembre, le limogeage de Benitez sonne comme une libération pour lui. L’arrivée de Leonardo sur le banc de l’Inter lui redonne de l’enthousiasme, mais ce coup-ci, le sort s’y met. Milito se blesse, et reste hors des terrains pendant deux mois, de février à avril. Il participe en fantôme à la fin de saison interiste, et ne parvient à scorer que lors du tout dernier match de l’année, en finale de Coupe d’Italie, contre Palerme (3-1). Un but qu’il voit comme l’espoir d’un jour nouveau. « Cela a été une saison un peu malchanceuse, mais je suis très heureux ici, j’ai encore trois ans de contrat et je vais les respecter » assure-t-il au terme du match. Mais trois ans d’errance, c’est long.

La machine à buts

Malgré cette saison en dessous des attentes, Milito est tout de même convoqué par Batista pour la Copa America. Mais il ne dispute pas la moindre minute. A croire que c’est son destin. En effet, même lorsqu’il était au top dans ses clubs, aussi bien à l’Inter qu’au Genoa, qu’à Saragosse, Milito n’a jamais brillé en équipe nationale. Et pourtant, en clubs, l’attaquant a toujours été une sacrée machine à buts. Depuis 2005, il a toujours marqué plus de 15 buts par an, culminant même à 24 pions lors de la saison 2008-09, sous le maillot d’un Genoa que’il est à deux doigts d’emmener en Ligue des Champions. Mais le sort a voulu que parallèlement à cette avalanche de buts, il ne fasse trembler que quatre fois les filets avec le maillot de l’Albiceleste : la dernière fois, c’était lors de la Copa America, en 2007. Triste. S’il n’a pas encore totalement tiré un trait sur l’équipe nationale, Milito préfère se reconcentrer sur son club. L’Inter. Pendant l’été 2011, il est pourtant courtisé par d’autres clubs. Son nom est évoqué du côté du PSG, de Tottenham et même de l’OM. Mais lui préfère prêter allégeance à Massimo Moratti. « Si j’ai pensé à partir ? Non, jamais. Dans le football, certaines choses se passent, on ne peut pas toujours être au meilleur niveau. Les blessures te ralentissent, et te laissent même un peu en retrait. Du coup, tu dois courir encore plus, mais moi, j’ai toujours été serein. C’est également grâce à toute l’affection que l’on m’a donnée, au niveau du club mais aussi des supporters nerazzurri » a-t-il assuré hier, dans une interview à Al Jazeera. De l’affection, oui, mais aussi des sifflets.


Bidon d’Or 2011

De fait, de septembre à novembre 2011, Milito vit peut-être les pires semaines de sa vie. Ses actions terminent souvent sur la Toile ou aux divers zappings, mais pas pour la beauté des gestes. Non. Parce que Milito rate des occasions immanquables. Les pires, face à Lille, en Ligue des Champions, et contre l’Atalanta, en championnat. Des ratés qui, cumulés à ses nombreuses blessures, lui valent de recevoir le « Bidon d’Or » , le mois dernier, sorte de Ballon de Plomb local en Italie. Oui, tout cela ressemble bien à un tunnel sans fin. Mais, alors qu’on n’y croyait plus, la lueur. Lors du dernier match de l’année 2011, Milito marque contre Lecce, lors de la victoire 4-1 de l’Inter. A la reprise, face à Parme, il fait mieux. Il claque un doublé, court partout, offre des solutions à ses milieux de terrain. Un homme régénéré. A la fin du match, le joueur se lâche, enfin. « Au-delà des deux buts, j’étais déjà content car j’ai senti pendant la trêve que j’étais en train de retrouver ma meilleure forme. J’espère surtout que je vais continuer à marquer, mes buts doivent servir à remporter des matches. J’ai beaucoup travaillé et maintenant, je suis tranquille  » assure-t-il. Mais Milito a déjà fait le coup. Un réveil, d’accord. Mais si c’est pour se rendormir une semaine plus tard, cela ne sert à rien. Or, dimanche, c’est le derby. Un match spécial pour lui. Depuis son arrivée en Italie, il a déjà planté six buts lors des différents derbys auxquels il a participé. Le septième lui ferait beaucoup, beaucoup de bien. A lui. A l'Inter. Et à 2012.

Eric Maggiori
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