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Milan, ville en reconstruction

À l'heure d'affronter le Genoa (15h) et l'Hellas Verone (20h45), l'Inter et le Milan AC souffrent. Respectivement 5e et 11e de Serie A, les deux géants de Lombardie sont loin des ambitions affichées en début de saison. La faute à une reconstruction plus difficile que prévue.

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Le football est fait de cycles. Des cycles qui, s’ils sont voués à se succéder, n’en demeurent pas moins douloureux lors des années noires. Et cette saison, c’est toute une ville qui souffre. La grande Milan, capitale de la mode transalpine et bastion du Nord de l’Italie, assiste, impuissante, aux difficultés de ses deux forteresses footballistiques. Qu’ils soient rossoneri ou nerazzurri, les supporters de la cité ne trouvent que peu de motifs de réconfort face au classement de Serie A. Presque une hérésie. Car depuis 30 ans, jamais ou presque, l’AC ou l’Inter n’ont témoigné d’une telle fragilité en même temps. En difficulté au niveau comptable, les clubs lombards affichent en outre des faiblesses criantes dans le jeu. Entre le changement de coach et de présidence chez les Interisti et la prise de pouvoir de Barbara Berlusconi chez les Milanisti, Milan semble être le témoin cette année d’une mutation sans précédent. Une mutation qui ne s’opère pas dans l’allégresse. Le début d’un cycle est sans doute à ce prix.

Passation de pouvoir à l’AC

10 points. C’est l’écart qui sépare actuellement l’Inter et le Milan AC en championnat. Un écart qui, il y a quelques années encore, serait apparu comme un gouffre, un trou d’air irrattrapable dans la lutte pour les places d’honneur. Sauf qu’à l’orée de 2014, ces 10 points constituent uniquement la frontière entre la 5e et la 11e place, loin, trop loin des équipes de tête. Cette place de leader de la deuxième partie de tableau, Barbara Berlusconi ne la supportait plus. La fille de Silvio a pris les choses en main la semaine dernière suite à la dernière défaite du Milan face à Sassuolo, qui émergeait à peine au-dessus de la ligne de flottaison. Après avoir mené 2-0 après 13 minutes, les hommes de Massimiliano Allegri ont explosé et encaissé 4 buts en 30 minutes par le seul Berardi. L’humiliation de trop pour la blonde à la mâchoire d’acier : «  Cette soirée est très décevante, comme d’autres, et confirme qu’il est nécessaire et urgent de changer. Il n’est plus tolérable que nos tifosi assistent à des prestations inacceptables comme celles-ci.  »

Alliant les actes à la parole, l’ex d’Alexandre Pato a donné congé à son entraîneur. Une décision qui témoigne de la passation de pouvoir entre Adriano Galliani, réduit dans ses fonctions à directeur en charge des affaires sportives, et l’héritière de l’empire du Cavaliere, bien décidée à prendre le pouvoir au sein de l’institution noire et rouge. Le 30 novembre dernier, celle-ci a pris la fonction de directrice des affaires courantes, partageant ainsi les prérogatives liées au club avec le fidèle lieutenant de l’homme politique. Deux semaines plus tôt, Allegri avait pourtant annoncé qu’il quitterait le club à la fin de la saison. Mais intransigeante et désireuse d’imprimer son style, Barbara a installé l’ancienne gloire du club, Clarence Seedorf, sur le banc, anticipant de quelques mois la décision de l’entraîneur arrivé en 2010 et dont les résultats n’ont cessé de décliner à mesure que le temps s’écoulait. Au fond, celle-ci n’a sans doute qu’entériné les souhaits de supporters qui avaient espéré ce changement dès l’été, lassés d’un Allegri protégé par son titre acquis en 2011. Le problème, c’est que le Milan est déjà trop loin. Quasi exclu des places européennes au niveau comptable et loin du niveau de ses adversaires malgré un effectif non dénué de talent, l’AC commence sans doute sa mue trop tardivement. Le début d’une année 0, comme pour l’Inter.

L'inter et le non-effet Mazzarri

Le constat est moins dramatique pour l’Inter, actuel titulaire d’une place dans le quintette de tête. Pourtant, les enseignements de la première partie de saison n’appellent pas à la sérénité. Parti pour tout recommencer, le club connaît aussi une année de régression, une année -1. En débauchant Walter Mazzarri au début de la saison, les Interisti pensaient avoir décroché le pompon avec un entraîneur réputé pour son style de jeu offensif développé pendant 4 ans du côté du Napoli. Mais Walter ne fait pour le moment pas mieux que son prédécesseur. Au même stade la saison passée, l’éphémère Andrea Stramaccioni comptait en effet 3 points de plus que le messie annoncé (35 contre 32 après 19 journées). Pire, l’équipe n’affiche aucunement les ambitions de jeu prônées par Mazzarri et se débat avec des armes à la séduction limitée. Niveau timing, pour la prochaine Ligue des champions, l’Inter est en retard (10 points sur la 3e place occupée par… le Napoli). Un retard qui s’est également affiché au niveau interne, avec un changement de présidence intervenu après le début de la saison.


Après 18 ans de bons et loyaux et services, Massimo Moratti a abandonné les rênes du club au magnat indonésien Erick Thohir. Annoncé comme porteur d’une nouvelle ambition, le nouveau président du club n’a pour l’instant pas ouvert la valise à billets. La passation du pouvoir étant intervenue après le mercato estival, les recrues ne se sont pas bousculées au portillon intériste. Et alors même que le marché des transferts a ouvert ses portes pour l’hiver, le calme plat semble être un maître mot du côté de la Pinetina. Pourtant, Thohir, déjà propriétaire de la franchise NBA de Philadelphie et de celle de MLS de DC United, s’était fendu lors de son arrivée de déclarations fracassantes : «  Acheter Lionel Messi, pourquoi pas ? Je vais en parler à l’entraîneur.  » De l’Argentin, il n’est pourtant pas question. Régulièrement cité comme acteur sur le marché (Morata, Zouma, Hernanes), l’Inter n’a pour le moment rien accueilli de plus que son statut d’agitateur sans résultat. Des résultats qui pourraient bien offrir à la ville une déculottée rarement connue.

Le poids de l’histoire

Car depuis 20 ans, la C1 a presque toujours vu l’un des Milan squatter ses poules. Au début des années 90, celui de Capello régale et s’offre 5 Scudetti. Toujours placé, mais rarement gagnant à l’entame du nouveau millénaire, il cède son rang à l’Inter à la suite du scandale du Calciopoli en 2006. Armé, entre autres, de certains anciens joueurs d’une Juve reléguée en Serie B, le club de Moratti enchaîne et compense les errements du voisin. Finalement, il faut remonter à la saison 2000-2001 pour trouver la seule absence des frères ennemis aux places d’honneur en deux décennies (Inter 5e, Milan 6e). Mais depuis, la Juve est revenue aux affaires, le Napoli a retrouvé un peu de sa gloire d’antan, tandis que la Roma de Rudi Garcia s’est décidée à ranimer une Louve quelque peu endormie au cours des dernières saisons. Face à cette concurrence féroce, les Milan tremblent et se retrouvent finalement à lutter avec l’Italie de seconde zone, quelque part entre le Hellas Vérone et Cagliari. Une posture difficile à accepter pour de nombreux tifosi et qui pourrait même accoucher d’un séisme. Avec seulement 5 points d’avance sur la zone de relégation, le Milan AC de Seedorf sent le souffle des bas-fonds lui caresser la nuque. Et si tordre le cou au poids de l’histoire ressemble à une mission impossible pour les frères ennemis cette saison, le Hollandais aura à cœur de ne pas assassiner les espoirs de reconstruction d’un club mythique à la peine.

Raphaël Gaftarnik
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