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Milan, trop petit face aux grands ?

Malgré une deuxième place en Serie A, le Milan AC a affiché de sérieuses lacunes lors des dernières semaines, notamment lors des confrontations directes. Alors, à quelques heures d’affronter le Napoli, des questions se posent.

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Massimiliano Allegri est quelqu’un de positif. Quelques heures après la défaite sur la pelouse de la Lazio, mercredi soir, lui préfère voir le bon côté des choses. « Cette défaite va nous être salutaire » assurait-il, sans préciser vraiment pourquoi. Trois jours plus tard, à la veille d’un match importantissime contre le Napoli, son ton est un peu plus grave. « Il n’y a aucun drame, nous ne sommes pas devenus des nuls » assure-t-il sur Milan Channel. Non, c’est sûr. Son Milan AC n’est pas devenu nul. Pourtant, certains chiffres ont de quoi inquiéter les tifosi rossoneri. La saison dernière, l’équipe d’Allegri avait concédé quatre défaites, en tout, en championnat. Cette année, après 21 journées, elle en a déjà concédé quatre. Idem pour les buts encaissés. 19 déjà cette saison (0,9 par match), 24 l’an passé sur l’intégralité du championnat (0,62 par match).

Enfin, la dernière inquiétude vient des adversaires. Ses quatre défaites, Milan ne les a pas subi contre n’importe qui. Non. La formation rossonera a perdu contre Naples (3-1), la Juve (2-0), l’Inter (1-0) et la Lazio (2-0). Quatre équipes qui campent actuellement les premières positions du classement, et auxquelles on pourrait ajouter l’Udinese, qui était aller chercher le nul (1-1) à San Siro. C’est donc un fait : les Milanais ont du mal contre les gros. A l’opposé, ils cartonnent contre plus faibles qu’eux. La preuve : les dix équipes qui occupent actuellement la deuxième partie de tableau n’ont récolté que deux points contre l’ogre milanais (0-0 contre la Fiorentina, 2-2 à Bologne). « Nous rencontrons des difficultés contre des équipes qui ferment le verrou derrière. Nous devons diminuer nos erreurs en phase défensive » se contente d’analyser Allegri. Et c’est tout ?

Des matches à six points

Mais quand même. Ces défaites, qui n’ont jamais vraiment été illogiques, agacent le coach rossonero. Surtout que l’an dernier, Milan avait fait de ces confrontations au sommet sa force : 12 points pris lors des rencontres contre l’Inter, deuxième, et le Napoli, troisième. Alors, il préfère prendre le problème à l’envers. « Moi je préfère voir que nous avons seulement un point de moins que l’an dernier à la même époque. Les comptes se font à la fin, et peu importe si les points sont pris contre les petites équipes ou contre les grandes. Et après tout, quand j’étais gosse, on m’a toujours dit que les Scudetti se remportaient contre les petites équipes » souligne-t-il. Pas faux. Les points laissés sur les pelouses des équipes de bas de tableau sont souvent déterminants à la fin de la saison. Néanmoins, Allegri ne peut pas nier que s’incliner face à la Juve, ou l'Inter, ce n’est pas seulement trois points de perdus. Ce sont aussi trois points de gagner pour un concurrent direct. Et ça, c’est embêtant.

Mais l’entraîneur des champions d’Italie ne se sent pas inférieur aux autres pour autant. Au contraire. Même s’il clame dans la presse que « la Juve est favorite pour le titre » , l’ancien de Cagliari sait que son équipe a les moyens pour être au-dessus des autres. Et une victoire contre le Napoli, cet après-midi, permettrait de mettre tout le monde d’accord. « Oui, nous avons perdu des confrontations directes, mais ce n’est pas la peine de dramatiser. Une victoire contre le Napoli ferait voir les choses de manière diverse. A tous, mais pas à moi » martèle-t-il. Façon codée de dire : « Vous doutez de mon équipe ? D’accord. Moi, non » . Mais le Napoli, qui n’a pas gagné le moindre match lors des quatre dernières journées, n’a aucune intention de jouer les victimes sacrificielles. L’an passé, entre les polémiques d’un pénalty discutable, l’équipe de Mazzarri était venue s’incliner 3-0. De quoi laisser de la rancœur dans les rangs napolitains.`

Un trio in, un trio out

En effet, Walter Mazzarri a l’esprit revanchard. Après avoir passé la fin de semaine à se plaindre des dernières décisions arbitrales qui ont pénalisé son équipe, le technicien se concentre à nouveau sur le jeu. Naples compte à ce jour 13 points de retard sur le Milan AC, et il n’est plus question de perdre encore du terrain. Pour ce, c’est parti pour un retour du triangle d’or Lavezzi-Hamsik-Cavani, malgré le très bon état de forme de Goran Pandev. Au milieu, Dzemaili devrait être préféré à Inler, plutôt décevant depuis quelques matches. Derrière, Cannavaro reprendra sa place aux côtés d’Aronica et Campagnaro, après avoir cédé sa place à Britos lors du nul contre Cesena (0-0). Et l’avantage psychologique ? Paradoxalement, il pourrait bien être du côté du Napoli, vainqueur 3-1 au match aller, grâce à un triplé de Cavani.

Malgré ce mauvais souvenir, Allegri aussi, a les idées claires. Milan doit gagner. Point. Et pour ce, le Mister va enfiler son costume de fin tacticien. Le trident Robinho-El Shaarawy-Ibrahimovic, proposé mercredi contre la Lazio, n’a pas convaincu. Retour à un système de jeu plus classique, avec Seedorf en soutien des deux attaquants. Derrière, le petit pépin physique de Nesta va permettre à Philippe Mexès de récupérer une place de titulaire aux côtés de Thiago Silva. Des changements simples, mais qui devraient permettre au Milan AC de retrouver un certain équilibre perdu lors des dernières rencontres. De fait, contre la Lazio, le milieu de terrain, privé d’éléments importants comme Aquilani, Flamini, Gattuso et Boateng, a clairement manqué de consistance. San Siro attend donc une véritable bataille, mais aussi, et surtout, une victoire. Parce que la Juve n’attendra guère. Neige ou pas.

Eric Maggiori
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Milan a un gros problèmes, ce sont tous ces joueurs blessés depuis plusieurs années déjà, Boa, Flamini, Aquilani, Yepes, Antonini, Gattuso, Cassano, Pato....
Quelle équipe européenne peut rivaliser avec la Juve, Le Napoli ou l Inter avec la moitié de ses titulaires blessés?!!
Les matches de la phase aller le Milan a eu les mêmes problèmes que maintenant...
Quand le Milan est au complet, ils peuvent rivaliser avec les meilleurs .
Ce problème de joueurs blessés n a l air de " choquer" personne, y a-t- il un problème dans la préparation physique ou le fameux MilanLab est il entrain de faire n importe quoi? Un joueur comme Boa était rarement blessé, il arrive à Milan et comme par magie se blesse tous les 3mois. À l inverse Pirlo se blessait tout le temps et maintenant qu il est à la Juve tout va bien
Donc en définitive, le Milan n a pas de problème avec les gros mais plutôt avec l infirmerie... Ce mois de février va être difficile à gérer avec des matches tous les 3 jours contre les meilleures équipes de série À et Arsenal avec si peu de solution offensives ( Ibra, El Sharawy, Maxi Lopez et la chevre Robinho) et au milieu de terrain (Nocerino puis des joueurs plus au niveau, VB, Ambro, Seedorf....)
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