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Milan, sacre à rebours

Ce soir, Milan a un deuxième essai pour s'adjuger le 18ème Scudetto de son histoire. Deux différences par rapport à la semaine dernière : cette fois-ci, l'adversaire ne va pas dérouler le tapis rouge, mais au moins, Milan a son destin entre les mains.

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Scudetto en vue. Cette fois-ci, le Milan AC n'a aucune envie d'attendre encore. L'attente a déjà bien assez duré. La semaine dernière, tout était prêt. Les petits fours étaient réservés, le champagne au frais, les banderoles déjà enroulées. San Siro n'attendait plus qu'une chose : célébrer un titre ultra-mérité qui manque depuis 2004. Mais comme dans toute réjouissance, il y a trouble-fête. Et celui-ci répond au doux nom de Giampaolo Pazzini (un type qui s'appelle Jean-Paul, le week-end où est béatifié Jean-Paul II, cela ne s'invente pas). Avec un doublé inscrit dans les arrêts de jeu, qui a permis à l'Inter, 2ème, de s'imposer in-extremis sur la pelouse de Cesena (1-2), l'attaquant nerazzurro a, de surcroit, empêcher l'ennemi milanais d'être sacré dès dimanche dernier. Massimiliano Allegri, le coach rossonero, a beau faire le malin ( « Je remercie Pazzini, il permet de maintenir haute la tension » ), il aurait préféré faire la fiesta à domicile, et ce, le plus tôt possible. Patience. C'est une question de jours. Milan n'a besoin que d'un point en trois matches pour décrocher son 18ème Scudetto. A priori, et à moins que toute l'équipe ne bouffe des crevettes avariées et qu'Allegri soit contraint de faire jouer l'équipe Primavera, cela devrait être une formalité. La seule question qui demeure est : quand ? Sur cette interrogation, les Milanais se prononcent en cœur. « A Rome pour le titre » lançait lundi, en Une de la Gazzetta dello Sport, l'attaquant milanais Alexandre Pato. Gagner à Rome donc. Formalité ou casse-gueule ?



Finalement, à part les rossoneri, le sale coup de Jean-Paul Pazin à Cesena arrange tout le monde. Car il oblige Milan à venir jouer un vrai match sur la pelouse de l'AS Roma. Cette Roma qui est revenue à l'improviste dans la course à la Ligue des Champions, en prenant six points dans les deux dernières rencontres, pendant que la Lazio et l'Udinese, ses deux rivales, réalisaient un beau zéro pointé. Remontée à bloc, et profitant d'une baraka assez phénoménale, la Roma a donc toutes les motivations du monde pour s'imposer face au futur Champion d'Italie. Or, les Milanais, s'ils avaient déjà été sacrés la semaine passée, seraient certainement venus en sandalettes au Stadio Olimpico, ce qui aurait pu « fausser » le résultat, et, par conséquent, la lutte pour la C1. Déjà que Claudio Lotito, le président de la Lazio, a convoqué la Justice pour faire part de son indignation quant aux «  différents traitements réservés aux deux équipes de Rome » , ce genre de scénario aurait été de trop pour son petit cœur. Heureusement, Milan ne vient pas à Rome en touriste. Mais en conquérant. Oui. Roma-Milan sera une vraie lutte. Pour les deux équipes. Et même pour les quatre équipes. Car la Lazio, qui se déplace à Udine dimanche, et l'Inter, qui reçoit la Fiorentina, seront aux premières loges pour s'assurer que tout se déroule selon les règles. Comme si eux avaient toujours été irréprochables. Cf la blague Lazio-Inter. C'était il un y an tout rond.



Bonne étoile vs porte-bonheur



Cette année, donc, pas de blague. Même théâtre, le stadio Olimpico. Même enjeu, le Scudetto. Mais en face, un adversaire qui a tout intérêt à ne pas se laisser battre. Pourtant, la tentation d'offrir le titre au Milan AC et de se venger ainsi de l'Inter est grande, côté Roma. Oui, mais il y a une carotte chez les giallorosso. Une carotte nommée C1. Il y a deux semaines, les joueurs de Montella s'inclinaient à domicile face à Palerme (2-3) et se voyaient relégués à 7 points de la Lazio et 6 de l'Udinese. Pas démotivés pour un sou, et portés à bout de bras par un Totti-Superman, les Romains ont obtenu deux succès face au Chievo (1-0) et Bari (3-2), revenant ainsi de nulle part. Néanmoins, les problèmes sont loin d'être résolus pour Montella. Son équipe compte la 4ème pire défense de Serie A et semble empreinte à quelques coups de sang difficiles à justifier. Derniers en date : ceux de De Rossi et Perrotta, suspendus jusqu'à la fin de la saison pour des vilains gestes face à Bari. Des attitudes inutiles qui risquent de conditionner les derniers matches de la Roma, tant ces deux piliers sont essentiels pour le milieu de terrain. A l'opposé de ça, la Louve jouit actuellement d'une bonne étoile qui ne la quitte pas depuis l'arrivée de l'Aeroplanino. Outre les 8 pénaltys sifflés en 9 matches en leur faveur (record ?), les giallorossi constituent sans conteste l'équipe qui ne lâche rien, jusqu'à la dernière seconde. Face à l'Udinese, il y a un mois, la Roma avait inscrit le but de la victoire à la 94ème minute. Rebelote, dimanche soir, face à Bari. Ghezzal, l'attaquant de Bari, heurte la barre à la 93ème minute. 90 secondes plus tard, au dernier souffle, Rosi donne l'avantage aux siens, de la cuisse. «  Je ne sauve que le résultat et la volonté des mes garçons. Quel cœur ! » s'exclame le coach, à chaud, après la victoire. Oui, la chance a visiblement tourné. Car au début de la saison, la Roma de Ranieri avait pris la sale habitude d'encaisser des buts dans les arrêts de jeu. Juste retour de médaille. Il fallait bien ça pour satisfaire le nouveau président américain, et pour tenter d'aller accrocher une place en C1.




Cette C1, le Milan AC compte bien aller la décrocher l'an prochain. Adriano Galliani, désormais convaincu de remporter le titre, a déjà promis aux tifosi « un marché des transferts digne d'une équipe qui va remporter la Ligue des Champions » . Rien que ça. On parle déjà de Cristiano Ronaldo, de Hulk, d'Essien, de Ganso. Tout pour faire un Real Madrid bis (sans Mourinho). Mais avant de rêver à une équipe qui réussira à ne pas se faire éliminer par Tottenham, Allegri et sa bande ont un Scudetto à aller chercher. Et pour ce, l'ancien coach de Cagliari (qui a bien fait de quitter la Sardaigne) va enfin pouvoir compter sur Zlatan Ibrahimovic, de retour de suspension, et sur Pato, dont la douleur à la cuisse s'est estompée. Le duo va faire du bien à l'attaque du Diavolo qui, lors de la dernière sortie victorieuse face à Bologne (1-0) a fait un peu de peine. Or, Allegri le sait : quand Ibra va, tout va. Le Suédois, porte-bonheur incarné dans un corps d'homme, a remporté les sept derniers championnats auxquels il a participé (un avec l'Ajax, deux avec la Juventus, trois avec l'Inter, un avec le Barça) et ce n'est certainement pas une coïncidence. En 2008, avec un doublé à la dernière journée, il avait même offert le titre à l'Inter sur la pelouse de Parme. La huitième symphonie l'attend donc ce soir. Et elle promet déjà de résonner de Rome jusqu'à Milan. Toute la nuit. Tout l'été.


Eric Maggiori

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