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  2. // 26e journée

Milan résiste à la poursuite

A une semaine du duel Milan-Napoli, un peloton de quatre sprinteurs se dessine. Dans la course au titre, Milan, Naples, l'Inter et la Lazio tentent l'échappée, tandis que Ranieri et sa Roma déclarent forfait. Plus d'eau dans la gourde.

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Deux défaites, un nul, un coup de boule et une humiliation sur la place publique. C'est le résumé de la semaine européenne pour les équipes italiennes. Week-end oblige, il faut se replonger dans le championnat, en tentant au mieux de masquer la gueule de bois. Pas facile pour tout le monde. Si Milan y est parvenu, en profitant d'un joli cadeau de l'arbitre (qui a voulu fêter à sa manière le 25ème anniversaire de la Présidence milanaise de Silvio Berlusconi), la Roma, elle, ne s'est est pas remise. Après le hara-kiri contre le Shakhtar, les giallorossi se sont eux-mêmes donné le coup de grâce, en se faisant remonter quatre buts en 30 minutes par le Genoa. Une défaite de trop pour Ranieri, qui a annoncé sa démission juste après la fin de la rencontre. « Pour le bien de la Roma » a-t-il précisé. Au moins un homme lucide.



Le 20 février 1986, un certain Silvio Berlusconi rachète le Milan AC. 25 ans plus tard, 7 Scudetti et 5 Ligue des Champions entre temps, le Cavaliere célèbre ça avec un déplacement plutôt corsé dans la ville de Roméo et Juliette. L'arbitre de la rencontre, le romantique Luca Banti, ne veut pas gâcher la fête et valide le premier but de Robinho, qui avait contrôlé le ballon avec la main. Mais annuler un but au Milan AC pour une main baladeuse, cela aurait été un comble pour son Président. Le Chievo, lui, n'en a rien à secouer de la fête du Président du Conseil. Sûrement des joueurs de gauche. Après une tentative manquée de Pelissier, Gelson Fernandez égalise, sur un magnifique centre de Constant. Les locaux, invaincus à la maison depuis septembre, pensent tenir leur nul. C'était sans compter sur Pato, bien décidé à célébrer dignement celui qui l'a fait venir en Italie. Entré 15 minutes auparavant, le petit Brésilien délivre les siens après un slalom, et offre trois points fondamentaux au Milan AC, à une semaine du choc face au Napoli.



Un Napoli, d'ailleurs, qui ne lâche rien. Malgré la suspension de Lavezzi, reconnu coupable d'un crachat sur le romain Rosi, les Napolitains ont eu raison du Catane de Diego Simeone. Mais entre le buteur uruguayen Cavani et la colonie argentine de Catane, c'est un autre sud-américain, le Colombien Zuniga, qui tire son épingle du jeu en inscrivant le seul but de la rencontre. Même avec une équipe fatiguée de son match de jeudi face à Villarreal, Naples l'emporte, sans régaler (1-0). Et c'est peut-être ça la meilleure nouvelle pour Walter Mazzarri, qui garde Milan dans son viseur. Même discours pour l'Inter Milan de Leonardo. Battue par la Juve, critiquée par les médias italiens, l'équipe nerazzurra avait à cœur de calmer tout le monde en faisant bonne figure contre Cagliari. Mission réussie à moitié : Ranocchia inscrit un but hors-jeu (pourtant ce n'était pas les 25 ans de la présidence de Moratti). Et c'est tout. 1-0, tarif de la journée. Leçon de réalisme, pour ne pas dire de minimalisme. Quatrième du clan Ligue des Champions, la Lazio n'a pas voulu faire tâche dans le tableau. Face à la lanterne rouge, Bari, les laziali se sont contentés d'une prouesse de leur prophète Hernanes (1-0). Les Romains auraient pu en mettre cinq, si Jean-François Gillet n'avait pas joué les Superman de service. Chambrés l'an dernier par les tifosi de Bari, lorsque la Lazio était aux portes de la relégation, les supporters romains ont célébré leur succès par des « Serie B, Serie B » destinés aux visiteurs. « La peur de l'ennemi détruit jusqu'à la rancune à son égard » . Dostoïevski.



En plus de se vanter de la victoire de leur équipe, les tifosi de la Lazio ont pu jouir de l'incroyable suicide de leur ennemi favori. Critiqués toute la semaine, les joueurs de l'AS Roma avaient promis une réaction face au Genoa. Pari tenu. Dès la 5ème minute, Philippe Mexès ouvre la mise. Puis Burdisso le double. Quand Totti, en début de seconde période, inscrit son 196ème but en Serie A, Ranieri se voit déjà faire la morale aux journalistes après la rencontre. S'il avait su. Une minute plus tard, Palacio réduit l'écart à 3-1. Et c'est le trou noir. Paloschi. 3-2. Palacio à nouveau. 3-3. Et encore Paloschi. 4-3. La remuntada est servie, Ranieri et sa Roma au tapis. Peu après le coup de sifflet final, le coach démissionne, comme un aveu d'impuissance face à cette équipe incompréhensible. Seule note positive pour la Roma, ses concurrents directs ont perdu aussi. Trahie par Buffon, exclu après seulement 11 minutes de jeu, une Juve déprimante s'est inclinée sur la pelouse de Lecce (2-0), confirmant que ses problèmes sont loin d'être résolus. Même constat pour Palerme, battu à la dernière minute chez le Bologne de Di Vaio qui, pour l'occasion, a laissé le but vainqueur à Paponi (1-0). Petit coup d'arrêt aussi pour l'Udinese, bloquée à domicile par Brescia (0-0) après 13 matches en ayant toujours inscrit au moins un but.



L'oscar du match le plus emmerdant de la journée (il en faut toujours un) revient au Fiorentina-Sampdoria, terminé 0-0. Quatre tirs cadrés dans toute la rencontre, zéro frisson : mais où sont donc les deux belles équipes qui avaient vendu du rêve à toute l'Italie lors des dernières saisons? Enfin, Palladino a sauvé le poste de l'entraîneur de Parme dans les arrêts de jeu face à Cesena (2-2). Deux coupages de tête le jour de ses noces d'argent, ça aurait certainement fait trop pour le sieur Berlu.





Bologne-Palerme-1-0


Inter Milan-Cagliari-1-0


Lecce-Juventus-2-0


Chievo-Milan-1-2 (video des buts)


Genoa-AS Roma-4-3 (video des buts)


Lazio Rome-Bari-1-0


Parme-Cesena-2-2


Fiorentina-Sampdoria-0-0


Udinese-Brescia-0-0


Napoli-Catane-1-0

Eric Maggiori

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"la Lazio n'a pas voulu faire tâche dans le tableau"

C'est bien beau de citer Dostoïevski mais on écrit tache sans accent circonflexe.
Sinon, Paloschi montre que Milan a fait une belle connerie en le vendant... On n'en est pas une près cela dit et dommage pour la Roma, ils ont une belle équipe.
Une victoire fondamentale obtenue grace à un but de classe du Papero. Conduite de balle gracieuse , toute brésilenne. Au programme sur le dance floor: tete levée, buste droit, inter exter d'école et frappe au premier poteau. La classe. Autre grosse satisfaction: Abate, qui s'affirme de match en match. L'ancien milieu droit appréhende de mieux en mieux son poste. Le Stendhal est là et bien là!
Bonsoir Schevchenko: Paloschi est en co propriété avec le Genoa qui a racheté la moitié de son " cartellino" à Parme. En cas de rachat, il sera plus facile de traiter avec Preziosi vu les bonnes relations entre les 2 clubs .En tout cas, le Paloschi est un vrai rapace, l'héritier de Pippo la fouine, son idole. Un vrai crevard des surfaces!
La Juve est vraiment à la ramasse!

Naples tient la barre.

Les deux milanaises ont du pot.

La Roma toujours fantasque.

Pampan va encore me sauter dessus en me reprochant mes truismes.
je te l'épargne pour cette semaine ;) mais je regrette que tu n'es pas mis un petit mot pour ma Lazio ...
La Lazio, j'ai tendance à l'oublier et à la sous-estimer. Je dois pas être le seul.

Mais elle est bel et bien là! Et elle décrochera peut-être la quatrième place. J'eusse voulu que se fusse la Juve mais bon...
t'as donc quand même une équipe favorite ?
Je m'en fous un peu. Mais je garde une tendresse pour la Juve.

C'est le club de ma jeunesse. L'époque des Zoff, Gentile, cabrini, scirea, tardelli, Bettega. Puis de Platini. Puis de baggio. Puis de Del Piero.

L'ossature des années 70-80 a tout gagné. C1, C2, C3, coupe du monde et une demi-douzaine de scudetti. Peut-être bien la meilleure équipe de l'histoire.
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