1. //
  2. // 13e journée

Milan répond à la Juve

Après la Juve, voilà le Milan. Les rossoneri ont écrasé le Chievo (4-0), et montent ainsi à la deuxième position, à une longueur des Turinois, vainqueurs hier soir de la Lazio (0-1). Dans le bas de tableau, l’Inter respire, grâce à un succès arraché à la dernière minute à Sienne.

Modififié
4 0
Le dimanche après-midi est mort. Il fut un temps où le jour du Seigneur était aussi celui du football, en Italie. Messe le matin, déjeuner en famille le midi, et puis tous au stade, pour le grand rendez-vous dominical. Ce temps est révolu. Cet après-midi, seulement quatre pauvres matches ont eu lieu au-delà des Alpes. Et autant dire qu’aucun des quatre n’avait de quoi faire rêver. Non, l’essentiel n’est plus le dimanche après-midi. Rien qu’aujourd’hui, la plupart des amoureux du ballon attendaient le match du soir. Non pas que l’affiche fasse rêver, loin de là. Mais la confrontation entre le Milan AC et le Chievo intéressait tout le monde. Les tifosi milanais, d’abord, soucieux de savoir si leur équipe allait vite tourner la page après la défaite contre le Barça mercredi soir. Ceux de la Juve, ensuite, qui savent pertinemment que le club rossonero sera leur plus grand rival cette saison. Ceux de la Lazio, aussi, qui auraient préféré rester sur le podium plutôt que de dégringoler à la quatrième position. Mais non. Milan n’a pas l’habitude de faire dans les états d’âme. Et lorsqu’il s’agit de montrer leur puissance, les joueurs d’Allegri sont là. Le pauvre Chievo en a fait les frais. 4-0, un tarif que les rossoneri ont pris l’habitude de coller à leurs adversaires depuis quelques journées. L’homme du match ? Ibrahimovic, bien sûr, avec un doublé et une barre à son actif. Milan est ce soir deuxième du classement, à un point de la Juve. Le Champion a sorti les muscles.

L’Udinese et la Juve en patrons

On ne va pas se leurrer : hormis ce Milan-Chievo, le très gros de la journée avait déjà eu lieu entre vendredi et samedi soir. Pour d’obscures raisons de calendrier, le choc entre l’Udinese et la Roma a eu lieu vendredi. Bon, admettons. L’Udinese doit jouer mercredi contre Rennes en Europa League. Suffisant pour avancer sa rencontre de championnat de deux jours. D’accord. Peu importe la date, les Frioulans se sont imposés à l’expérience, en attendant la Roma pendant toute la rencontre, et en frappant deux fois dans les dix dernières minutes. Le temps d’une nuit, l’équipe de Francesco Guidolin a donc pu regarder les 19 autres équipes de Serie A depuis là-haut. Mais le leadership n’a duré que 24 heures. Le temps pour la Juve d’aller imposer sa suprématie à Rome. Dans un match très plaisant, les Turinois ont eu raison de la Lazio, orgueilleuse, mais incapable de revenir au score après le but de Pepe. Une victoire fondamentale pour la troupe d’Antonio Conte qui, si elle gagne son match en retard à Naples mardi soir, pourrait bien frapper un très grand coup sur le championnat.

Naples, tiens. Brillante en Ligue des Champions, capable de venir à bout de l’ogre Manchester City, la formation de Walter Mazzarri est retombée dans ses travers dès qu’il a fallu se confronter à la réalité du championnat. Heureusement, Cavani, à 15 secondes du terme, est parvenu à arracher le point du match nul face à l’Atalanta, alors que les Bergamaschi avaient dominé l’intégralité de la rencontre, ouvrant le score peu après l’heure de jeu par l’ancien napolitain Denis. Ce soir, le Napoli est huitième de Serie A, à neuf points du leader bianconero, et se fait même dépasser par Catane. Les Siciliens, courageux vainqueurs de Lecce au stade Via del Mare (un but de Barrientos à la 90ème), signent une première victoire à l’extérieur cette saison, ce qui leur permet de venir titiller les gros du Calcio. Compliments à Vincenzo Montella, capable de construire une équipe cohérente et valeureuse, malgré un effectif loin d’être pléthorique.

Qu’on est bien chez soi

Juventus, Milan, Udinese, Lazio, Roma, Catane, Napoli. Cela fait sept. Il manque donc un huitième larron dans ce haut de classement. Et ce larron, qui est vraiment en foire à domicile, c’est Palerme. Les Palermitains se sont faits une joie de battre la Fiorentina, coachée depuis une semaine par Delio Rossi, un ancien de la maison. Devis Mangia, le jeune coach de Palerme, prouve ainsi que l’expérience ne fait pas tout. Palerme est intraitable au Renzo Barbera, et enfile ici sa sixième victoire en autant de matches. 18 points in casa, et un seul misérable point fuori casa. Un paradoxe inexplicable, mais qu’il va falloir rapidement résoudre. Car ce soir, Palerme se hisse à la cinquième place du classement. On n’ose imaginer où seraient les rosaneri avec un rendement quasi-similaire loin de leurs bases.

La force du douzième homme, Novara et Cesena, deux équipes qui vont lutter jusqu’au bout pour ne pas descendre, connaissent bien. C’est à domicile qu’ils pourront construire leur maintien. Et leur entraîneur le sait. Attilio Tesser, celui de Novara, était d’ailleurs euphorique, hier soir, après la victoire face à Parme. Son équipe a été menée 1-0, et a renversé la situation en fin de rencontre, s’offrant sa première victoire depuis deux mois. Même discours pour Cesena et son nouveau technicien, Daniele Arrigoni. En trois journées, le mister a déjà pris six points, soit trois de plus que Marco Giampaolo lors des neuf premiers tours. Belle moyenne. Aujourd’hui, Cesena quitte même la dernière place du classement (Lecce récupère le bonnet d’âne) grâce à son succès 2-0 contre le Genoa. Une petite résurrection pour Adrian Mutu, auteur du doublé décisif. Résurrection aussi pour Marco Di Vaio, auteur de son premier but sur action depuis près de huit mois. Malheureusement, cela n’a pas suffi à Bologne pour s’imposer à Cagliari (1-1).

L’Inter au buzzer

Le meilleur pour la fin. Enfin, pas vraiment le meilleur, en réalité. L’Inter. Qualifiés pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions, les nerazzurri peuvent donc désormais se concentrer sur le championnat. Embourbés dans les bas-fonds du classement, les joueurs de Ranieri devaient gagner, aujourd’hui, à Sienne, pour entamer leur remontée au classement. Alors, victoire ? Oui, victoire. Victoire dégueulasse, mais victoire tout de même. L’Inter a certainement offert l’une des pires prestations de la saison, mais s’est imposée au buzzer, grâce au premier but en Serie A de Luc Castaignos. Rien de rassurant sur le jeu, ni sur la prestation. Mais un enseignement, très important : la roue a tourné. Il y a un mois, en jouant de cette façon, l’Inter aurait perdu 3-1. Aujourd’hui, et comme la semaine dernière face à Cagliari, l’Inter a mal joué, mais est parvenue à ramener trois points à Appiano Gentile. Claudio Ranieri ne retiendra que ça. Et c’est déjà bien.

Les résultats :

Udinese – Roma 2-0
Di Natale 80’, Isla 89’
LazioJuventus 0-1
Pepe 34’
Atalanta – Napoli 1-1
Denis 64’, Cavani 94’
Lecce – Catania 0-1
Barrientos 90’
Novara – Parma 2-1
Rubino 70’, Rigoni 78’ / Centurioni (csc) 30’
PalermoFiorentina 2-0
Miccoli 22’, Ilicic 73’
Siena – Inter 0-1
Castaignos 89’
Cagliari – Bologna 1-1
Conti 81’ / Di Vaio 75’
CesenaGenoa 2-0
Mutu 70’ et 80’
MilanChievo 4-0
Thiago Silva 8’, Ibrahimovic 16’ et 43’, Pato 33’

Eric Maggiori
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
Article suivant
La série de City a une fin
4 0