1. //
  2. //
  3. // Milan-Fiorentina

Milan-Fiorentina, un Scudetto manqué et une rivalité exacerbée

Le Milan reçoit ce dimanche soir la Fiorentina. Une rencontre qui a souvent été marquée par des événements particuliers. Comme en 2012, lorsque les Florentins étaient venus s'imposer à la surprise générale à San Siro, contribuant à faire perdre le Scudetto aux Rossoneri.

Modififié
137 12
7 avril 2012 : le Milan AC reçoit la Fiorentina à San Siro. Dimanche de Pâques oblige, toutes les rencontres de la 31e journée de Serie A ont été avancées au samedi. Pas franchement une bonne nouvelle pour les Rossoneri qui viennent alors de disputer un quart de finale retour de Ligue des champions à Barcelone, en milieu de semaine. D’ailleurs, les hommes de Max Allegri ne peuvent pas compter non plus sur l’adrénaline de la victoire pour soigner leurs jambes lourdes, car ils sont tombés face au Barça. Ils y ont pourtant cru pendant quelques minutes, quand Nocerino a égalisé sur une sublime passe d’Ibrahimović. Mais un second penalty de Messi - accordé pour un tirage de maillot de Nesta sur corner avant que la balle ne soit en jeu... -, puis un but d’Iniesta ont mis fin aux espoirs lombards (victoire 3-1 du Barça, 0-0 à l’aller). Le Milan doit toutefois vite oublier l’Europe et se replonger dans le championnat, puisque sa première place est en grand danger. Déjà accroché par Catane le week-end précédent (1-1), le Diavolo ne compte en effet plus que deux petits points d’avance sur la Juventus menaçante d’Antonio Conte. La réception de la Fio, 17e au classement et qui n’a gagné qu'une seule fois à l'extérieur à ce moment de la saison, s’annonce néanmoins assez tranquille pour les Rossoneri. Attention, les apparences peuvent être trompeuses...

Ibra met le Milan sur la bonne voie


Tour à tour, les Milanisti se montrent d’ailleurs très confiants en conférence de presse. Max Allegri en premier lieu : « Je ne crains pas de répercussions à cause de l’élimination en Ligue des champions. On est très déçus, car on pensait pouvoir passer, mais désormais, on va pouvoir se concentrer à nouveau pleinement sur le championnat. On est sereins et conscients de ne pas être premiers par hasard. C’est justement important de gagner contre la Fiorentina pour oublier Barcelone. » Même s’il prend soin de préciser que la Fiorentina est une bonne équipe, l’entraîneur toscan ne doute pas de la victoire des siens. Le Milan reçoit même le soutien de Carlo Ancelotti par voie de presse. « Quand on a été éliminés en 2004 par le Deportivo, on s’est repris dès le dimanche suivant face à l’Empoli et on a fini champions ensuite » , confie à la Gazzetta dello Sport celui qui est alors coach du PSG. « Je pense que le Scudetto sera pour les Rossoneri » , ajoute-t-il. Néanmoins, Max Allegri doit composer avec de nombreuses absences face à la Fiorentina. En plus de Pato qui s’est claqué face au Barça quelques minutes après son entrée en jeu, Boateng, Nesta, Seedorf et Antonini s’ajoutent à la liste des joueurs indisponibles. Une liste qui comprend déjà Thiago Silva, Van Bommel et Flamini à l’infirmerie depuis un moment.

En revanche, Antonio Cassano, absent depuis octobre suite à un malaise cardiaque, fait son retour sur le banc. La formation alignée par Allegri est donc logiquement moins convaincante qu’à l’accoutumée. Devant Abbiati, on retrouve l’inquiétante charnière Bonera-Mexès, tandis qu’Abate et Zambrotta complètent la défense. Au milieu, Muntari, Ambrosini et Nocerino sont titularisés derrière Emanuelson, positionné très inhabituellement comme trequartista. Enfin, Ibrahimović et Maxi López sont alignés pour la première fois de la saison ensemble devant. La Fiorentina, entraînée par Delio Rossi, n’est toutefois pas en reste concernant les absences, puisqu’elle doit faire sans plusieurs habituels titulaires comme Gamberini, Cassani, Vargas, Montolivo ou encore Cerci. Sous un beau soleil et dans une belle ambiance, la rencontre peut débuter. Le Milan est très brouillon et souffre devant l’activité incessante de Jovetić. Cependant, après un premier essai sur coup franc, repoussé par Boruc, Ibrahimović ouvre le score sur un penalty généreusement accordé. C’est alors son 30e but de la saison, toutes compétitions confondues. Le Milan reste poussif, mais passe tout de même très près de doubler la mise. Sur une superbe passe d’Ibra, Maxi López se heurte en effet au poteau. À la pause, le Milan se pense en sécurité.

Cassano entre en jeu, Amauri glace San Siro


Et pourtant. Dès le retour des vestiaires, Jovetić profite d’un alignement catastrophique de la défense lombarde pour aller battre tranquillement Abbiati. Vexé, le Milan pousse pour reprendre l’avantage, mais manque d’inspiration et de réalisme. Allegri ne lésine pas sur les changements et lance d’abord Aquilani et Robinho à la place d’Ambrosini et Emanuelson. Puis c’est Antonio Cassano qui remplace Zambrotta sous les acclamations de tout San Siro à cinq grosses minutes du terme de la rencontre. L’émotion suscitée par le retour de Fant’Antonio est au moins égale à la tension sur la pelouse. Malheureusement pour le Milan, ce n’est pas l’entrée de Cassano qui est décisive, mais celle d’Amauri quelques minutes plus tôt. Après une énorme erreur de Mexès, l’ancien Turinois combine effectivement parfaitement avec Jovetić, avant de battre avec sang-froid Abbiati et de glacer tout un stade. À défaut de parvenir à s’imposer, le Milan n’a pas su non plus ne pas perdre. Le Diavolo vient de laisser filer le Scudetto. Car si Allegri assurera en conférence de presse que « le championnat est encore long et que tout est encore ouvert » , les Rossoneri ne reverront jamais la Juve, qui prendra la tête du championnat une paire d’heures plus tard en s’imposant à Palerme (0-2).

Une rivalité attisée


Avec le recul, près de quatre ans plus tard, cette défaite face à la Fiorentina s’impose comme le vrai tournant que les Rossoneri ont manqué pour aller chercher le Scudetto cette saison-là. Bien plus que le match nul 1 à 1 face à la Juve, en février 2012, marqué par le fameux but fantôme de Muntari. Cette défaite face à la Fio a également contribué à attiser la rivalité entre les Milanais et les Florentins. Les affrontements entre les deux équipes ont effectivement souvent été très particuliers. Le 20 septembre 1987, Arrigo Sacchi effectuait ainsi ses débuts sur le banc du Milan avec une défaite face à la Fiorentina (0-2). Le 28 avril 1996, le Diavolo validait son quinzième Scudetto justement contre l’équipe viola. Le 9 septembre 2001, Pippo Inzaghi inscrivait son premier but sous le maillot du Milan face à la Fio. Mais c’est surtout lors des dernières saisons que la tension s’est intensifiée. En 2007/2008, la Fio se qualifiait en Ligue des champions, lors de la dernière journée du championnat, au détriment du Milan. Grâce à un retourné d’Osvaldo resté célèbre. Le 31 mai 2009, Paolo Maldini disputait son dernier match en rossonero sur la pelouse de l’Artemio-Franchi. En 2011/2012, la Fio empêchait donc le Milan d’être champion. Lequel « se vengeait » en enrôlant gratuitement Riccardo Montolivo. La saison suivante, les Rossoneri ravissaient la troisième place aux Gigliati, au terme d’un finish ahurissant avec un penalty douteux et un but capital de Mexès lors de la dernière journée à Sienne. Alors un évènement spécial est-il à prévoir ce dimanche soir ? Probablement pas. Même si la position instable de Siniša Mihajlović sur le banc du Milan pousse à n’exclure aucune hypothèse...

Par Eric Marinelli
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Dans cet article

Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
Ok, alors le Milan avait, lors de ce match, une équipe avec Abbiati aux cages, Zambro et Abate en latéraux, Bonera-Mexes en DC, Ambro en 6, Muntari et Nocerino en 8 et Emanuelson en 10, puis Lopez et Zlatan en 9.

Quand je vous dis que le niveau du Z était historique en 2011-12, c'est justement parce que le Milan, du fait de l'avalanche hallucinante de blessures, alignait le plus souvent cette saison des équipes de ce type.
Et le Milan s'en sort avec une saison plus qu'honorable, au cours de laquelle ils sortent en 1/4 de LDC avec les honneurs face à l'immense Barca de Pep, et terminent 2ème avec une malchance dingue derrière la Juve.
Alors, pourquoi une telle équipe de chèvres a réussi tout ça ? Réponse: parce qu'elle avait un joueur qui transcendait tout le monde et qui faisait absolument tout sur le terrain (pivot, organisation et orientation du jeu, dernière passe, finition, pressing (car il est, cette saison là, l'attaquant à avoir le plus récupéré de ballons en Europe), épuisement des défenses...).
Ca vous situe le niveau du mec.
roberto-larcos Niveau : Ligue 2
C est marrant côté Roma tu changes d entraineur tu passes de 40 % de possession à 70% à la maison....
Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
Message posté par roberto-larcos
C est marrant côté Roma tu changes d entraineur tu passes de 40 % de possession à 70% à la maison....


Tiens Roberto, ça joue comment la Roma ?
J'ai préféré mater la Juve moi, honte à moi
roberto-larcos Niveau : Ligue 2
Grosse possession et moins de verticalité et contre que prévu du fait de la faiblesse de l adversaire, pas mal de vendange. On mène 1 à 0 grâce à Nainggolan sur passe décisive de De Rossi.

Torosidis est en arrière droit; Manolas et Castan en Dc ( ben oui il était op depuis un bail Rudi l ami Castan...).

Spalletti a sorti un 4231 de sa manche avec De Rossi et Pjanic devant la défense et une ligne Florenzi, Salah et Radja dans l axe pour soutenir Dzeko. Bref ça ressemble à quelque chose.

Je ne suis que d un oeil la nuit a été courte ^^
Putain en 2012 je suivais déjà à fond la Serie A et je me souvenais même pas de ce match, faut dire que je devais être occupé avec mon Inter en pleine crise qui avait fini 6eme :( (Merci Strama).

J'ai l'impression que c'était hier bordel, on est déjà en 2016..
Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
Message posté par roberto-larcos
Grosse possession et moins de verticalité et contre que prévu du fait de la faiblesse de l adversaire, pas mal de vendange. On mène 1 à 0 grâce à Nainggolan sur passe décisive de De Rossi.

Torosidis est en arrière droit; Manolas et Castan en Dc ( ben oui il était op depuis un bail Rudi l ami Castan...).

Spalletti a sorti un 4231 de sa manche avec De Rossi et Pjanic devant la défense et une ligne Florenzi, Salah et Radja dans l axe pour soutenir Dzeko. Bref ça ressemble à quelque chose.

Je ne suis que d un oeil la nuit a été courte ^^


D'ac, merci. Et c'est pas si étonnant.
Cette équipe a quand même des mecs pour jouer au ballon. Merci Rudi.

Ahah, les ravages de l'alcool..
Blatter m'a tuer Niveau : Ligue 2
Tu l'sens comment ce match ce soir Georges?
Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
A vrai dire, je sais pas trop. La Fio part très clairement comme le favoris.
Apparement, Bertolacci et Honda seront titulaires; ce choix montre une volonté de pouvoir ressortir le ballon au moins.
La compo me semble plus qu'intéressante, avec la meilleure défense possible (Donnarumma, Abate-Alex-Romagnoli-Antonelli), un milieu technique et physique, et une attaque rapide (Niang-Bacca).

J'espère juste que Miha fera pas la même erreur tactique qu'à l'aller, à savoir partir au pressing haut à poil, face à cette Fiorentina ça tournerait au fistfucking en notre défaveur.
Par contre, si on joue comme face à la Lazio, c'est à dire bloc mi-bas et volonté de lancer des contres propres, je me dis que c'est pas impossible.

Mais cette Fiorentina est très différente de celles des dernières années: elle est toujours très belle mais maitrise bien plus son sujet tactiquement, est plus efficace et verticale et sait se montrer solide.
roberto-larcos Niveau : Ligue 2
Évidemment trop heureux et surpris d'être titulaire, Castan concède un peno à Pazzini qui n attendait que ça....Bordel....
Milan_forza18 Niveau : CFA
Le tournant de la saison
Georgesleserpent 2.0 Niveau : Ligue 2
Message posté par roberto-larcos
Évidemment trop heureux et surpris d'être titulaire, Castan concède un peno à Pazzini qui n attendait que ça....Bordel....


L'impression finale est comment du coup ? Plutôt satisfait ? C'est de bon augure pour la suite ?

Même s'il fait manifestement n'importe quoi aujourd'hui, le retour de Castan semble être une excellente nouvelle; déjà, parce qu'il évitera que la Roma se tape en permanence Rudiger, ensuite, parce qu'il avait un super niveau aux cotés de Benatia. Sachant que Manolas et Benatia ont un style de jeu assez similaire, peut être cela favorisera t il une mise dans de bonnes dispositions de Castan !
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
Article suivant
Alexander était vert
137 12