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Milan, deuxième essai

Lors de la première journée de championnat, le Milan AC a été battu à domicile par la Sampdoria. Du coup, les dirigeants sont passés par là pour tenter de renforcer l’effectif d’Allegri.

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Les derniers jours de mercato auront été intenses pour le Milan AC. Après la défaite contre la Sampdoria lors de la première journée, les dirigeants rossoneri ont bien compris qu’il fallait agir. Quoiqu’en dise Adriano Galliani, l’effectif n’était pas complet et le revers encaissé à San Siro n’a fait que mettre en lumière le peu de solutions offert par le banc milanista. Ajoutez à cela la blessure de Robinho, l’un des seuls qui s’était légèrement bougé le cul samedi dernier, et voilà une situation que seul le mercato semblait en mesure de pouvoir améliorer. En quelques jours, Galliani a donc placé trois coups. M’Baye Niang, de Caen, pour 3 millions d’euros, Bojan, de la Roma, en prêt, et enfin Nigel de Jong, de Manchester City, pour 3,5 millions. Bon, pas de folie à 20 millions, pas de « top-player » , mais des recrues pour tenter de donner plus de consistance à l’effectif. Ce qui peut toutefois surprendre, c’est que le Milan AC n’ait recruté personne en défense, alors que Thiago Silva, Nesta et Zambrotta sont partis cet été. Lors du premier match, la charnière centrale, c’était Bonera-Yepès. Pas franchement une charnière digne des plus grands cadors européens, surtout lorsque l'on sait que les alternatives se nomment Acerbi et Mexès. Alors, quoi ? Ce Milan AC serait-il devenu cheap, jusqu’à sa politique de recrutement ?

Beaucoup de départs, peu d’arrivées

Impossible de le cacher : le Milan AC nous avait habitué à mieux, concernant le mercato. On se souvient encore du double coup Ibrahimović-Robinho, lors du dernier jour du marché des transferts 2010, qui avait totalement changé le visage de l’équipe. Une équipe qui a été sacrée championne quelques mois plus tard, avec un Zlatan décisif. Mais déjà, lors de l’été 2011, les dirigeants rossoneri restent relativement calmes au moment de dégainer des nouveaux coups. Le jeune El Shaarawy, Taiwo, Nocerino, Aquilani et Mexès sont les seules recrues. Des bonnes recrues, pas dingues, mais sur le papier intéressantes. Et de toute façon, à qui oserait critiquer le recrutement, les dirigeants et l’entraîneur répondent : « On ne change pas une équipe qui gagne. » Cela se tient. Oui, sauf que cette saison-là, le Milan AC ne va pas gagner. Éliminé par le Barça en Ligue des champions, le Diavolo termine deuxième de Serie A, derrière la Juventus. Comme une inévitable fin de cycle, Nesta, Gattuso, Zambrotta, Van Bommel, Seedorf et Inzaghi s’en vont, après avoir tout gagné à Milan. « Pas grave, il reste Zlatan et Thiago Silva  » , se dit-on alors. Pas pour longtemps.

Les deux joueurs sont achetés par le PSG, et le Milan AC se retrouve bien dénudé. D’autant plus lorsque Cassano décide, à son tour, de mettre les voiles, direction l’Inter (échange avec Pazzini). On pense alors que, forcément, avec les sous récoltés par les ventes de Zlatan et Thiago Silva, Milan va se payer un crack. On annonce longuement Tévez, puis Džeko. Yanga-Mbiwa, aussi. Mais très vite, on comprend, à cause des restrictions budgétaires (justifiées) imposées par Berlusconi, qu'aucun de ces noms n’arrivera. Les ambitions sont revues à la baisse. Les retours de Kaká et de Borriello sont évoqués. Un peu comme le symbole d’un Milan qui n’arriverait pas à se renouveler. Plutôt à l’aise sur ses matchs amicaux estivaux, Milan se fait démonter par le Real Madrid (5-1) à quelques jours de la reprise du championnat. Une reprise du championnat qui, comme déjà dit, ne se passe pas bien. Comme en 2008-09, Milan est battu par un promu à domicile pour l’ouverture de la Serie A (à l’époque, Bologne). Cette année-là, Milan termine finalement troisième. Sa juste place actuelle ?

Miser sur Niang et Bojan, vraiment ?


Regardez donc les coïncidences du destin et du calendrier : ce soir, le Milan AC se déplace justement sur la pelouse de Bologne. Les Bolognesi ont perdu Di Vaio et Ramirez, mais ont récupéré Gilardino lors du dernier jour du mercato, un ancien du Milan AC, justement. Milan va, pour sa part, se présenter au stadio Dall’Ara avec ses trois nouvelles recrues. À peine arrivés, déjà dans le bain. Toutefois, des questions peuvent se poser quant à ces renforts de dernières minutes. De Jong, malgré les mauvais côtés qu’on lui connaît, semble le plus apte à s’intégrer dans le onze milanais. En fait, il va, à peu de choses près, remplacer Van Bommel, rentré aux Pays-Bas. Mais les deux autres… Avec les absences de Pato et Robinho, blessés, Niang et Bojan vont forcément devoir participer activement, puisque, du secteur offensif, il ne reste plus qu’El Shaarawy et Pazzini. Faire des paris sur l’avenir est une chose. M’Baye Niang a certainement de grosses capacités, sinon Milan n’aurait pas misé sur lui. Mais a-t-il les épaules pour se présenter à la Serie A du haut de ses 17 ans, alors qu’à cet âge-là, les jeunes Italiens grandissent avec l’équipe Primavera, avant d’être envoyés en prêt dans des clubs de Lega Pro ?

Et quid de Bojan ? Que l’ancien Blaugrana ait du talent n’est un secret pour personne. Mais qu’il soit d’une grande faiblesse mentale n’en est pas un non plus. Lors des dernières décennies, le public de San Siro a vu passer des Van Basten, des Bierhoff, des Schevchenko, des Inzaghi. Bref, des mecs qui ne flanchent pas. Penser que Bojan va être la solution aux problèmes semble donc assez utopique. Après, si le Catalan a été recruté pour être une bonne alternative sur le banc, pourquoi pas. Mais, à ce moment,là, pourquoi ne pas avoir fait rentrer de prêt le jeune Paloschi, dont Inzaghi dit lui-même qu’il est son successeur ? Des questions qui restent, pour le moment, en suspens. La saison qui vient dira rapidement si, oui ou non, les inquiétudes du début de saison et la perplexité sur le recrutement étaient justifiées ou non. Si non, tant mieux pour ce grand club. Si oui, ils ne pourront pas dire qu’ils n’avaient pas été prévenus…

Éric Maggiori
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