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  2. // Milan AC/Napoli (3-0)

Milan bat le Sud

Naples avait l'occasion de faire rêver tout un peuple en allant titiller le Milan AC à San Siro. Le talent de Pato et la myopie de l'arbitre ont mis fin à leurs espoirs. C'est ça, la loi du Nord.

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Si le match s'était terminé sur le score de 1-0, nul doute que l'on aurait parlé pendant des jours, des semaines, des mois, de cette décision de monsieur Rocchi. Un pénalty offert, avec un joli papier-cadeau et un ruban rose, pour aider les Milanais à débloquer un match ennuyeux à mourir lors de la première période. Un bras d'Aronica dans la surface, qui était en train de tomber hors des limites du terrain. Et un coup de sifflet dans un stade qui a lui-même eu du mal à comprendre la décision. Les Milanais, quant à eux, étaient en train de réclamer le corner et n'ont pas compris non plus. Le mal était déjà fait. L'arbitre de la rencontre restera sans aucun doute l'un des héros négatifs de ce choc entre le Milan AC et le Napoli, même si, par la suite, les Rossoneri ont peaufiné le boulot. De fait, cette offrande a libéré les Milanais qui, à partir de ce moment-là, se sont mis à bien jouer, enfonçant les espoirs du Napoli. Un Napoli timide, timoré, loin de cette équipe hargneuse vue et appréciée depuis plusieurs mois. Un Napoli fatigué aussi, revenu de Villarreal vendredi, alors que les Milanais avaient eu le luxe de préparer tranquillement leur match pendant toute la semaine. Mais au-delà des circonstances atténuantes, force est de constater que, en quatre confrontations face à leurs concurrents directs (Milan deux fois, Inter, Lazio), les Napolitains n'ont pas pris le moindre point cette saison. Pas forcément une coïncidence.

Une pluie torrentielle accueille les vingt-deux acteurs à leur entrée sur la pelouse. Le ton est donné. Ce soir, c'est l'apocalypse. Pas du tout. Dans les premières minutes, rien à se mettre sous la dent, si ce n'est un gros plan sur la nouvelle coupe d'Alessandro Nesta : cheveux courts comme lors de ses débuts à la Lazio Rome en 1995. On ne valide pas. Ibrahimovic puis Cavani, les deux goleadors de la soirée, tentent bien d'allumer quelques mèches, mais le cadre demeure un mirage dans le désert. Un désert de rien. Désert d'occasions, désert de fougue, désert d'envie. L'équipe de Naples n'est que l'ombre d'elle-même, et son coach, Walter Mazzarri, le sent bien. L'homme à la montre demande à ses joueurs de se calmer, constatant avec dépit le nombre incalculable de passes ratées. Finalement, la seule véritable occasion de la première période tombe sur les pieds de Van Bommel, qui prouve qu'il est bien plus rapide lorsqu'il s'agit de mettre un taquet que de tirer au but. 0-0 à la pause. Mieux vaut se regarder encore et encore le résumé de Palerme-Udinese pour éviter de s'endormir.

Dans les loges, l'arbitre comprend qu'un petit coup de pouce (ou de bras, en l'occurrence) ne ferait pas de mal à cette rencontre terne et morne. A la 48ème minute, il accorde donc ce pénalty tant décrié aux Milanais, qui fera couler beaucoup d'encre cette semaine. Un arbitre qui préfère le Nord, certainement. Référence à Berlusconi, qui avait déclaré dans l'après-midi que son Milan allait « battre le Sud » . Comme contre l'Inter, Zlatan transforme la sentence. Le match est déjà plié. Sans Lavezzi, suspendu, et sans carburant, Naples est incapable d'inventer quelque chose. Hamsik s'éteint au fil des minutes, et Cavani, esseulé, ne reçoit pas le moindre ballon. Seul le portier De Sanctis se sauve du naufrage, en sortant une première frappe de Pato, puis un tir à bout portant de Robinho. Mais il ne pourra rien sur une reprise aux six mètres de Boateng, ou Prince (Christophe Josse a bien passé cinq minutes à polémiquer sur son nom), bien servi par Pato. Génialissime Pato qui, deux minutes plus tard, remonte tout le terrain, feinte la passe à Zlatan, et décoche un enroulé en pleine lucarne. 3-0. Du grand art, comme tout Giuseppe Meazza aurait aimé en voir au long de cette rencontre. Naples est au tapis, les tifosi du Milan commencent à chambrer avec des « olé » . Mazzarri, pour la première fois depuis le début de la saison, regarde sa montre pour savoir quand ce calvaire va prendre fin. L'arbitre le soulage, même si, avant de regagner les vestiaires, l'entraîneur a deux mots à lui dire. On se demande quoi.



Trop. C'en était trop pour ce Napoli-là. Trop d'enjeu, trop de pression, trop de décisions arbitrales en leur défaveur. Naples avait un rêve. Milan l'a brisé. Par la même occasion, Milan reprend cinq points d'avance sur l'Inter, désormais seul dauphin, et élimine quasi-définitivement son adversaire du soir de la course au titre. Vraisemblablement, le Scudetto se jouera en famille, avec l'Inter de Leonardo. Les 8.000 tifosi de Naples repartent dans leur Sud adoré la mine déconfite et ramènent l'habituelle grisaille du Nord dans leurs bagages. Car ce soir, malgré la pluie, c'est sur Milan que le soleil brille.




Eric Maggiori

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