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  2. // AC Milan/AJ Auxerre (2-0)

Milan, à l'italienne

Alors qu'il ne se foulait pas trop, Zlatan a planté deux pions dans le dos d'Auxerre. Les Bourguignons ont eu le malheur de sortir, pour mieux se faire endormir par le Milan.

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Stade San Siro. Retour vers le futur, un nouveau choc européen pour Auxerre. En face, un Milan AC de gala : Abbiati, Nesta et Bonera dans l'axe, Antonini et Zambrotta sur les flancs, Pirlo, Ambrosini et Seedorf forment le cœur de l'équipe, Ronaldinho et Pato animeront les ailes, Ibrahimovitch au top.


Petit à petit Auxerre recule, mais parvient tout de même quelques fois à se projeter vers l'avant, dans le sillage des appels de Jelen. Benoit Pedretti commence à se montrer et comme le Milan merdouille un peu, il va peut-être y avoir un match. Un quart d'heure de jeu et Ambrosini est contraint de laisser sa place à Kevin-Prince Boateng. Du poste pour poste, toutefois le Ghanéen va apporter une dimension athlétique qui manquait au Milan. Les Italiens continuent en 433, sur un rythme de sénateurs ; Ronaldinho et Ibrahimovitch ne sont pas pressés. Pato, lui, un peu plus. Lancé en profondeur sur une merveille d'ouverture de Pirlo, il prend de vitesse Grichting, dernier défenseur contraint à la faute. L'Auxerrois est averti. Alors il reprend du poil de la bête, d'abord sur une course de Jelen, bien repris par Nesta, puis sur un corner c'est une tête de Coulibaly qui vient frapper la barre transversale. Au tour du Milanais d'être averti. Alors Ronnie accélère d'une superbe talonnade pour Antonini qui centre dans la surface. Boateng, floqué Prince, reprend, Olivier Sorin se détend, le ballon revient sur Pato, qui voit sont tir contré par le dos d'un défenseur bourguignon. L'entrée en jeu de Boateng a dynamisé la rencontre, en particulier son camp. Mais l'Auxerrois est courageux, il y a match. Le Milan paraît prenable : en tout cas, il ne parvient pas à définitivement éteindre Auxerre. Ibrahimovitch est introuvable devant, Pato et Ronnie sont bien pris, Seedorf et Pirlo ont besoin de se chauffer.


Du coup, Auxerre peut toujours y croire. Par-ci par-là, ils ont des occasions. Des percées, comme cette contre-attaque, à trois contre deux, avec un Oliech tranchant les vieilles jambes du Milan, mais Langil emporté par la fougue et l'urgence. Derrière, le Milan remet un bon gros coup de pression sur les buts de Sorin. Pato aurait pu obtenir un pénalty, Ibrahimovitch apparaît. Mais Auxerre tient le zéro à la zéro à la mi-temps. Comme le disait Jean Fernandez aujourd'hui : « Si on est dans un grand soir » ... Mais son idée était surtout de faire déjouer son adversaire. Bien joué, celui qui n'est pas dans un grand soir, c'est le Milan. Enfin pas encore...


Dès le début de la seconde mi-temps, Ronnie donne l'alerte d'un centre devant le but. Derrière, Auxerre attaque à son tour. Le match est reparti sur les mêmes bases : la tactique d'Auxerre est plus simple : s'arracher et tout donner en contre, le plan du Milan consiste lui à régulièrement lancer des vagues d'attaques dans le camp adverse, et de s'y installer un peu. Un peu beaucoup même. Auxerre n'est pas loin de craquer. Nouveau danger, à la cinquante-cinquième, Robinho prend la place de Pato.


Mais celui qui est censé être le plus dangereux pour les troupes d'Allegri, Ibrahimovitch, reste très discret, bien pris par Mignot et Coulibaly, ou maladroit. Seedorf non plus n'est pas dans un grand jour. Auxerre peut toujours y croire, Auxerre les dents. Les hommes de Jean Fernandez sortent un peu, et comme très souvent dans ces cas-là, c'est à ce moment précis qu'ils se font cueillir. Le Milan les prend en contre, Ronnie prend l'espace devant lui, centre, Boateng dévie pour Ibra qui marque d'un fouetté de la pointe du pied, son spécial. Et une fois de plus, Ibra traverse le match en dilettante, avant de le savater. Auxerre, qui cherche à revenir, se refait prendre en contre-attaque. Ronnie a du champ plein axe, passe à gauche pour Ibra, qui la glisse parfaitement. Zlatan 2, Auxerre 0. Les petits Bourguignons ont eu le malheur de sortir de leur camp, le cynisme lombard a fait le reste, mais avec la manière et ce qu'il faut de suffisance.

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