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Miguel Herrera : sélectionneur entertainer

En quelques célébrations volcaniques, le sélectionneur du Mexique, Miguel « El Piojo » Herrera s'est fait connaître du monde. Aura-t-il l'occasion d'exploser face à la Hollande ? En attendant de le savoir, retour en images sur le phénomène.

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1- SUPER SAIYAN

Histoire d'une transformation. Nous sommes le 26 mai 2013. Sous un déluge biblique, Miguel Herrera se trouve à deux doigts de perdre pour la troisième fois en finale de championnat du Mexique et de se voir coller une grosse étiquette de loser. On joue les arrêts de jeu. Corner. Le gardien de l'América monte. Mieux, il marque. Les 100 000 spectateurs de l'Estadio Azteca exultent et Miguel Herrera prend des airs de Hulk obèse, en phase de transformation. El Piojo fait le régal des internautes mexicains, qui envoient du meme à tout va. L'América emporte la finale aux pénaltys. Premier titre pour Miguel « Super Sayan » Herrera, qui devient un candidat légitime pour reprendre un Tri à la dérive. Un destin peut tenir à très peu de choses.

2- SKA-MAN

Entraîneur et entertainer, Miguel Herrera ne recule devant rien. Alors qu'il effectue ses débuts comme entraîneur, en 2002 avec Atlante, un groupe de Ska fan du club, lui demande de participer à son clip. El Piojo accepte, se livre à un sublime play-back, et donne de sa personne au point de signer un saut estampillé Van Halen. On est entre Madness et Douceur de vivre des Inconnus. On est assurément devant un génie.

Youtube

3- Avec Tom Brady

Miguel Herrera est un twittos. En 140 signes, le sélectionneur écrit des messages de félicitations ou d'encouragement à ses joueurs - « Des couilles, du cœur, et tous verts (sic) » balance-t-il ainsi avant chaque match du Mondial. Sur le réseau du petit oiseau, El Piojo s'amuse aussi. Là, il prend la photo avec la superstar du football américain, Tom Brady, et la légende ainsi : « Il m'a demandé une photo, mais je ne sais pas qui c'est, ni s'il a gagné quelque chose. Je lui ai fait sa journée (ha ha ha). » 
En voyant cette photo, difficile de ne pas penser à Danny DeVito.

4- Son ennemi Mejía Baron

Même en ex-Europe de l'Est, le mulet était has-been en 1994. Joueur tout en garra, Miguel Herrera, lui, arborait fièrement une crinière à mi-chemin entre le lion et le poney. Autre hic de cette photo Panini du Mondial américain, El Piojo sera évincé au dernier moment de la liste des 23 pour la World Cup ricaine. Herrera conservera d'ailleurs une rancune tenace envers le sélectionneur de l'époque, Miguel Mejía Barón. En 2013, l'ex-entraîneur de l'América évoquera ainsi les « déviances sexuelles » de Mejía Barón, allusion à sa supposée homosexualité. El Piojo est aussi un gros bof décomplexé.

5- Le roi de la com'

Miguel Herrera gère sa communication de manière indépendante et répond à peu près à toutes les demandes de la presse. Un petit WhatsApp envoyé et l'interview est calée. El Piojo le fait car il aime ça. Il joue aussi la carte de la proximité sans que cela ne lui coûte. Deux mois avant le Mondial, le sélectionneur participe ainsi à « Sabadazo » , une émission de divertissement mexicaine bas de gamme, aux côtés de sa mère et de sa fille. Le programme est diffusé par Televisa, le puissant groupe de télécommunication mexicain, propriétaire de l'América, qui selon certains dirigeants du football aztèque, a imposé El Piojo à la tête d'El Tri en octobre 2013.

6 – L'influence de la moustache

Miguel Herrera est un disciple de Ricardo La Volpe, le sélectionneur argentin du Mexique lors du Mondial 2006, admiré par Pep Guardiola en personne. Au Brésil, El Tri ne joue pas par hasard en 3-5-2, puisqu'il s'agit du schéma fétiche d'El Bigoton (le moustachu en VF). El Piojo a été dirigé par La Volpe à Atlante, avant d'en devenir l'adjoint. Sur cette photo du quotidien Record, qui remonte à son passage par Monterrey (2004-2007), Herrera enfile une moustache postiche pour illustrer l'influence du moustachu, et se livre même à une petite imitation. Nicolas Canteloup likes this.


7- Le Mexique aura des idées

Face à la Hollande, la tâche du Mexique s'annonce difficile. Reste qu'El Piojo continue d'irradier de confiance et se voit bien dégommer la bande à Van Persie. « À part en 2006, je crois qu'il a manqué au Mexique des idées, la capacité à surprendre l'adversaire lors des huitièmes de finale, a-t-il déclaré samedi en conférence de presse, mais je peux vous assurer que cela ne sera pas le cas de mon équipe. » Quel que soit le résultat de Mexique – Hollande, une chose est certaine, à part les supporters des Pays-Bas, tout le monde voudra qu'El Tri marque au moins un but pour assister aux scènes de joie volcaniques de Miguel Herrera.



Par Thomas Goubin
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le joe pesci du foot, une vrai gueule à jouer dans les sopranos
dans le paragraphe 3, mettre "sait" à la place de "c'est", vous devriez avoir honte... Encore un super stagiaire qui fait espagnol LV2 et français LV3
j'ai l'impression que c'est plus une star de Tele-Novelas Mexicaine qu'un entraineur.

En plus si je recois des twittos de mon boss tous les jours ; je crois que je vais flipper à un moment donné.
Pourquoi si peu d'articles sur le Mexique ?
Maintenant que Luisito s'est fait virer, Herrera est le seul qui peut nous faire marrer un peu.
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