Mickaël Tavares : « Je me suis découvert un petit hobby de surfeur »

Six pays parcourus et quatorze clubs à son actif. À trente-quatre ans, Mickaël Tavares est un homme qui s’est construit un parcours singulier en se laissant toujours porter pour assouvir sa passion du ballon rond. Depuis 2015, c’est aux confins du globe, en Australie, que le milieu franco-sénégalais s’offre une expérience qui sort de l’ordinaire. Entretien.

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Tu es l’un des quatre francophones qui évoluent actuellement en A-League avec Jacques Faty, Milos Dimitrijević et Farid Ben Khalfallah. Qu’est-ce que ça fait donc d’être à l’autre bout du monde ?
C’est quelque chose que l’on peut ressentir. J’ai joué quasiment toute ma carrière à l’étranger, mais ça restait des pays limitrophes ou proches de la France, comme l’Allemagne, l’Angleterre, les Pays-Bas ou encore la Tchéquie. Quand on avait une semaine de libre, il y avait moyen de rentrer et de voir la famille. Là, en Australie, on est vraiment éloignés, c’est mort (rires). Même deux semaines, ce ne serait pas suffisant. Tu mets déjà un jour pour revenir, avec le décalage horaire, tu es en mode « jetlag » et tu dois aussi te remettre du vol, car il est très fatigant. C’est vraiment très loin. C’est un autre mode de vie, il y a beaucoup de choses qui changent ici. Du coup, je ne rentre en France qu’une fois par an, en fin de saison. Je vais donc voir pour la suite, car je pense très sérieusement à revenir en Europe. L’année dernière, j’étais avec ma fille, donc c’était différent. Là, je suis tout seul et ça commence à me peser. D’autres adoreraient sans doute, mais je suis très famille. Plus de deux ans en Australie, ça reste quand même une très bonne expérience, mais je pense avoir touché mes limites.

Tu as débarqué en Australie, en 2015, pour jouer avec Sydney. Comment t’es-tu retrouvé à partir là-bas ?
« Comme mon cousin, Jacques Faty, était en fin de contrat en Chine au même moment, je leur ai glissé son nom. Son profil a intéressé le club et c’est ce qui fait qu’on a atterri là-bas ensemble. »
Quand je jouais à Hambourg, j’avais un ami, Romeo Castelen, qui avait signé deux ans pour un club australien (les Western Sydney Wanderers en 2014, ndlr). On est restés en très bons contacts et il ne me parlait qu’en bien de ce championnat. À la trêve, il m’a contacté et m’a dit que le Sydney FC recherchait un milieu de terrain avec mon profil. J’étais encore sous contrat avec le Mladá Boleslav, un club tchèque. Je me suis alors dit que ça pouvait être une bonne expérience, une bonne opportunité pour moi. J’ai donc discuté avec mon coach avec lequel je m’entendais bien parce qu’on avait été ensemble au Slavia Prague (Karel Jarolím, ndlr) deux années auparavant. Puis ils m’ont libéré pour que j’y aille. Voilà comment cela s’est fait. Dans la foulée, un défenseur s’est blessé et Sydney en cherchait donc un. Comme mon cousin, Jacques Faty, était en fin de contrat en Chine au même moment, je leur ai glissé son nom. Son profil a intéressé le club et c’est ce qui fait qu’on a atterri là-bas ensemble.


Justement, l’histoire est belle pour vous quand même, puisque vous avez grandi ensemble dans l'Essonne, à Épinay-sous-Sénart, et vous portez aujourd’hui le même maillot, celui de Central Coast Mariners (club basé à Gosford, au nord de Sydney)...
Pour être honnête, c’est ce qui m’a motivé aussi à venir ici. Quand vous savez que vous avez l’opportunité de jouer avec un membre de votre famille ou un ami proche, c’est différent. On s’est dit que ça pouvait être une bonne expérience pour tous les deux. Ils nous restaient un an de contrat à Sydney, j’aurais pu rester là-bas si je le voulais. Si mon cousin n’était pas parti aux Mariners, je n’y serais pas allé. Comme on a commencé ensemble en Australie, on s’est dit qu’on allait terminer ensemble cette aventure. Le challenge sportif nous a intéressés, et le discours du coach nous a plu.


L’Australie est avant tout réputée pour être une terre de rugby et de cricket. Mais le ballon rond, concrètement, qu’est-ce que ça donne ?
Il y a quelques années, le foot n’avait pas trop sa place dans ce pays. On voit davantage de rugby, encore aujourd’hui d’ailleurs. Mais comme aux États-Unis, avec la MLS, le championnat australien progresse vraiment d’année en année. Cela fait désormais onze années qu’il existe. J’ai un ami avec lequel j’ai joué au FC Nantes, Milos Dimitrijević, qui évolue maintenant à Sydney.
« Ça reste d’un bon niveau et, physiquement, cela n’a rien à envier aux championnats européens. Dans l’intensité, dans l’engagement, c’est vraiment costaud. Il faut être prêt. Aucune équipe ne lâche. »
Il est arrivé bien avant moi et il me disait que le niveau actuel n’avait rien à voir avec ce qu’il avait connu avant. C’est un championnat qui commence à attirer beaucoup de joueurs. Comme dans tout championnat qui se développe, il y avait d’abord des grands joueurs en fin de carrière. Ça reste d’un bon niveau et, physiquement, cela n’a rien à envier aux championnats européens. Dans l’intensité, dans l’engagement, c’est vraiment costaud. Il faut être prêt. Aucune équipe ne lâche. Je me souviens d’un match, le derby de Sydney contre les Wanderers (28 février 2015). On mène 3-0 au bout de vingt minutes et on se dit que le match est plié. Mais ils sont revenus à 3-3. Heureusement, on marque le but victorieux en fin de match. C’est arrivé plusieurs fois, de tels retournements de situation quand j’étais à Sydney. En revanche, techniquement et tactiquement, ce n’est pas pareil. Ça se voit qu’ils n’ont pas grandi comme nous. On a commencé petits, dans la rue. Eux, c’était plus le rugby avec le soleil et la plage (rires). Ce n’est pas la même chose. Après, le peuple australien est sportif. Quand ils se mettent dans un sport, c’est à fond. Comme les Américains. Par exemple, les stades n’ont rien à envier à ceux d’Europe, ils sont beaux et les pelouses aussi. Concernant les infrastructures, tous les clubs n’ont pas de centres de formation comme en Europe, mais ça se développe. Ils mettent des moyens et ont un mini-Clairefontaine. Petit à petit, ça progresse. Tous les étrangers qui viennent ici en vacances, ils se cassent généralement les dents.

Tim Cahill, lui, n’a pas manqué son retour au pays en inscrivant un petit bijou lors du derby de Melbourne (1-4, 15 octobre 2016)...
Ça reste l’un des plus grands joueurs australiens. Ici, c’est une idole. En plus, il est dans un club, le Melbourne City FC, qui est en plein développement. C’est le plus gros club ici actuellement. Ils ont les mêmes propriétaires que Manchester City et New York City. Ils ont les moyens.

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Des anciennes gloires passées en Europe comme Del Piero, Emile Heskey ou encore William Gallas ont notamment permis ces dernières années de garnir davantage les stades avec des affluences qui ont bondi de 60%. En moyenne, lors d’une journée de championnat, il y a 13 700 spectateurs par match. Ça reste encore minime...
Comme tu viens de le dire, ça tourne autour de 10 000, 14 000 de moyenne. Sauf pour les derbys de Sydney ou de Melbourne, là, ça peut aller jusqu’à 60 000 spectateurs. Il y a donc un vrai décalage entre les derbys et les autres matchs lambda du championnat. Mais c’est normal, il faut du temps. En MLS, les stades étaient souvent vides avant et maintenant c’est beaucoup plus garni. L’Australie n’a pas de culture foot, ils découvrent ce sport. On voit de plus en plus de petits qui jouent au foot, même dans les rues. Ils commencent aussi à faire des five, comme en Europe. Dans dix ans, je pense que les stades seront remplis. Et quand ils augmenteront le salary cap, qui freine encore pas mal, ça changera beaucoup de choses. De meilleurs étrangers viendront, et le championnat prendra plus d’importance.


Et en dehors des terrains, Sydney, c’est une ville où il fait plutôt bon vivre ?
« À Sydney, à 4h du matin, les gens sont déjà debout et avant d’aller au travail, ils font leur footing, vont acheter leur milshake protéiné et font leur séance de sport. Et après le travail, ils en remettent encore une couche. »
Oui, franchement, la qualité de vie, c’est le top. Si tu mettais la ville de Sydney en Europe, tout le monde voudrait y vivre. Le seul problème, c’est la distance en fait. Mais il fait beau, tu as des plages de partout. C’est les vacances ! Je suis plutôt casanier, mais j’essaye de bouger un peu. Car ce serait quand même dommage de venir jusqu’ici pour ne pas découvrir le pays. Je ne suis pas trop musée ou ce genre de truc, c’était déjà le cas quand j’étais à Paris. Je ne vais pas te mentir. Je suis allé voir des kangourous, profiter des plages et de la nature. C’est vraiment pas mal. Aussi, ce qui m’a frappé d’entrée ici les premiers jours, on se réveillait en mode « jetlag » et il était 4h du matin. À cette heure-ci, les gens sont déjà debout et avant d’aller au travail, ils font leur footing, vont acheter leur milshake protéiné et font leur séance de sport. Et après le travail, ils en remettent encore une couche. En même temps, ils ont le culte du corps, comme à Miami. Le soleil change beaucoup les mentalités.

Forcément, on a aussi envie de savoir si tu t’es essayé au surf et si tu as osé affronter les vagues mythiques australiennes...
Je suis allé à la plage. Mais, en général, quand les plages sont trop importantes, ça devient dangereux et les maîtres-nageurs nous disent de ne pas aller trop loin. Après, oui, je me suis découvert un petit hobby de surfeur (rires). C’est sympa, mais ce n’est pas trop mon truc. Je suis plus à l’aise avec un ballon dans le pied.


En rembobinant le fil de ta carrière, on s’aperçoit que tu as connu jusqu’ici un parcours plus que mouvementé, puisque tu as joué dans six pays différents et pour quatorze clubs. Comment expliques-tu toutes tes pérégrinations ?
Au tout début, c’est parce qu’il s’agissait avant tout de ma progression. À chaque fois que j’ai évolué, c’est pour accéder à l’étage au-dessus. Je suis parti tout jeune au Portugal. Après, j’ai connu la CFA au FC Nantes. Puis Tours où on est monté du National en Ligue 2. Je file ensuite en première division tchèque, au Slavia Prague. On bat l’Ajax de Luis Suárez et Stam, une belle équipe, en tour préliminaire de Ligue des champions (0-1, 2-1 en août 2007), ce qui nous permet de disputer la phase de groupes. Tout s’est accéléré à partir de ce moment. Un an et demi après, on se qualifie pour la Ligue Europa et on joue contre Hambourg.
« J’avais des opportunités de partir, mais je voulais tenter ma chance à Hambourg. Je voulais me prouver à moi-même que je pouvais réussir, mais je fais une saison quasiment blanche. »
Je fais un gros match ce jour-là et je tape dans l’œil du coach. Trois mois après, mon agent me dit que le club a fait une offre et est intéressé. J’aurais pu rester au Slavia, on avait gagné le titre (2007-2008), une première depuis plus de dix ans, et j’étais installé. Quand j’arrive à Hambourg, malheureusement, le coach qui m’a recruté part (Martin Jol, ndlr). Il rejoint l’Ajax. J’aurais dû être patient, j’avais signé pour quatre ans, mais je pars en prêt à Nuremberg. Je reviens à Hambourg où ce n’est pas du tout stable. Le coach (Bruno Labbadia, ndlr) s’est fait virer, quatre sont partis en moins de trois ans. Je me fais donc prêter à Middlesbrough la deuxième année. Malheureusement, je me fais la plus grosse blessure de ma carrière en me cassant l’orteil. À partir de ce prêt, les choses n’ont pas tourné comme je voulais... J’avais des opportunités de partir, mais je voulais tenter ma chance à Hambourg. Je voulais me prouver à moi-même que je pouvais réussir, mais je fais une saison quasiment blanche. Je rejoins donc Fulham et Martin Jol, car Mahamadou Diarra s’est blessé. Pareil, là-bas, je me blesse. Je rebondis aux Pays-Bas avant de retourner en Tchéquie et d’atterrir en Australie. Avec du recul, peut-être que j’aurais fait des choix différents. Mais on ne peut plus revenir en arrière, c’est comme ça...

Découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux horizons, ce n’est pas quelque chose qui t’a animé depuis tout jeune ?
Non, pas forcément. C’était juste le destin. Au départ, je ne pensais pas que je ferais tous ces pays. Ce sont des opportunités qui se sont présentées à des moments précis de ma carrière et c’est ce qui a fait que j’ai fait ces choix. Partir ne m’a jamais fait peur. C’est sûr que ça aurait été plus facile pour moi d’avoir ma famille à mes côtés, d’être toujours dans le même club, d’avoir une stabilité. On ne décide malheureusement pas toujours de ça...


Au début de ton parcours, tu as passé deux années avec la réserve du FC Nantes (2003-2005). Jamais tu n’as eu l’occasion d’accéder à l’équipe première composée de Landreau, Toulalan ou encore Da Rocha ?
La première saison en CFA s’était très bien passée. Du coup, je m’entraînais régulièrement avec les pros. Je pense que j’avais tapé dans l’œil du coach. Mais, à l’époque, je n’avais pas encore le gabarit pour évoluer en Ligue 1. Ma progression est venue un peu plus tard, je n’étais pas encore assez mûr. Techniquement, j’avais des facilités, mais physiquement, j’étais un peu frêle.

Comme tu l’as dit, avec tes passages au Slavia Prague (2007-2009) et au Mladá Boleslav (2014-2015), tu as pu découvrir la Synot Liga. Quels souvenirs en gardes-tu ?
« Le peuple tchèque est un peuple qui ne rechigne pas. Quand le coach parle, tout le monde l’écoute, personne ne se plaint. Tu sens qu’il y avait encore le communisme il n’y a pas si longtemps. »
Ça m’a permis de me faire un nom et ça m’a forgé. Je ne regrette rien du tout. C’est un championnat qui ressemble à celui d’Australie, basé sur une grosse condition physique. Le peuple tchèque est un peuple qui ne rechigne pas. Quand le coach parle, tout le monde l’écoute, personne ne se plaint. Tu sens qu’il y avait encore le communisme il n’y a pas si longtemps (sourire). Techniquement, il y avait aussi quelques bons joueurs. Cette expérience m’a permis d’aller en Allemagne. Là-bas, ils ne vous jugent pas sur ce que vous avez fait avant. Si vous êtes bons, vous pouvez avoir votre chance. Il y moins de moyens que dans d’autres championnats, mais c’est un bon tremplin. Une bonne vitrine pour se faire voir.

Tu es également passé par l’Allemagne (Hambourg, Nuremberg), l’Angleterre (Middlesbrough, Fulham) et les Pays-Bas (RKC Waalwijk) sans jamais parvenir à t’imposer. Ça reste tout de même de bonnes expériences à tes yeux ?
Bien sûr. Après, les Pays-Bas, ça reste le championnat que j’ai le moins kiffé. J’ai trouvé qu’il n’y avait pas de tactique. Beaucoup de buts, mais pas de discipline. Pour moi, c’est un championnat immature, à l’exception de l’Ajax et de certaines équipes où il y a de bons jeunes. À choisir avec la Tchéquie, je prends le championnat tchèque.


On ne peut pas passer à côté non plus de ton aventure avec la sélection sénégalaise. Tu comptes neuf sélections pour les Lions de la Téranga et a pris part à la CAN 2010...
Ce sont de bons souvenirs. Encore une fois, j’étais avec mon cousin. Il m’a rejoint après. Ça reste une fierté parce que j’ai évolué avec de bons joueurs.
« Le problème en Afrique reste toujours le même. Quand vous jouez en Europe, vous voyez les différences avec les infrastructures et ça manque de sérieux. C’est le bordel. »
À l’époque, il y avait beaucoup de binationaux qui n’avaient pas eu la chance de jouer pour la France. Je pense à Moussa Sow, Demba Ba, Issiar Dia ou encore Rémi Gomis. On avait une belle équipe, avec Mamadou Niang, Papiss Cissé et Souleymane Diawara aussi. C’est dommage qu’on n’ait pas réussi à faire quelque chose. Après, le problème en Afrique reste toujours le même. Quand vous jouez en Europe, vous voyez les différences avec les infrastructures et ça manque de sérieux. C’est le bordel. C’est dommageable, car il y a de vrais bons joueurs. Je garde un rapport particulier avec le Sénégal. J’ai toujours de la famille là-bas, mon père y a grandi. Ça reste quelque chose de spécial pour moi.


Tu viens de fêter tes trente-quatre ans et te situes désormais au crépuscule de ta carrière. Comment envisages-tu la suite ?
C’est vrai je suis plus près de la fin que du début. Mais j’espère décrocher un dernier contrat en Europe, notamment en France, car il me reste encore des jambes. Puis j’ai ma famille et ma fille. Je me verrais bien prendre du plaisir en National ou Ligue 2. Malgré mon âge, j’ai encore de l’énergie à revendre. J’en profite donc pour passer un petit message à tous les clubs qui cherchent un milieu de terrain (rires). Je reste quelqu’un qui vit au jour le jour. Après ma carrière de joueur, j’espère en tout cas rester dans le foot. Je me suis fait pas mal de contacts, donc peut-être qu’ils me serviront...

Propos recueillis par Romain Duchâteau
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Dans cet article

Toujours aussi cools, ces articles.

Il pue la sympathie ce mec, et son cousin aussi.
Romeo Castelen ? Le cador qui devait aller au PSG ?
Encore une bonne affaire estampillée Alain Roche !
Ce commentaire a été modifié.
Bah, en l'occurence, il ne l'a pas signé donc on ne peut lui tomber dessus. Castelen était quand même prometteur avant de disparaitre à cause de ses blessures.

Sinon clair que l'interview est cool, le gars est pas mal réfléchi sur son parcours et ses erreurs/choix.
1 réponse à ce commentaire.
L'échec du Sénégal à la CAN 2010, je me l'explique toujours pas. Sur le papier on avait une très belle équipe, l'une des meilleures du tournoi. Rien que l'attaque était constituée de Papiss Cissé, Demba Bâ, Dame Ndoye, Moussa Sow, et au milieu Tavares formait un bon duo avec Remy Gomis que le selectionneur d'alors, Amara Traoré, n'hésitait pas à comparer au duo Xavi et Iniesta (excusez du peu!) un soir d'une victoire (2-4) contre la RDC en terre congolaise.
Malheureusement l'équipe n'a pas su répondre aux attentes et a été honteusement éliminée des les phases de poule en perdant tous ses matchs sur le même score 1-2 !
Tavares, pour le peu de matchs qu'il a eu à jouer avec les Lions, a laissé de bon souvenirs au pays avec de très bonnes prestations. Dommage qu'il se soit fait découvert dans le tard, je crois qu'après cette CAN, on l'a perdu de vu. Je suis content de savoir qu'il prend encore du plaisir en faisant ce qu'il s'est faire de mieux: jouer au football!
xavi - iniesta ah oué quand même !

Sinon sympathique itw.
Il s'était complètement enflammé j'avoue mais faut dire qu'à l'époque l'équipe envoyait du jeu et le duo Tavares-Gomis n'en était pas étranger.
Il régalait le public avec des gestes de grandes classes, un jeu simple et rapide le tout en une touche le plus souvent.

Mais arrivée à la CAN, l'équipe a carrément perdu son football mais les joueurs n'étaient pas non plus aidés par un dispositif tactique (4-2-4) digne de FIFA.
2 réponses à ce commentaire.
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