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Michele Pini, l'homme qui a quitté le foot pro pour l'usine

Âgé de 28 ans, footballeur professionnel depuis dix saisons et pensionnaire de Lumezzane en troisième division italienne, Michele Pini a décidé de dire stop. Il a ainsi accepté une offre de travail dans une usine pour mieux assurer son avenir.

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On peut dire que jusqu'ici, tu avais une trajectoire de footballeur classique.
Oui, j'ai fréquenté le centre de formation de la Cremonese. Ensuite, j'ai été prêté à Pergocrema en Serie D pour ma première expérience chez les seniors, puis Rodengo toujours dans la même division. Je découvre le football professionnel lors d'un premier passage à la Lumezzane qui dure six saisons et j'y suis revenu l'été dernier après deux ans à Castiglione.

Tu as donc toujours été sous contrat ?
Exact, je n'ai jamais connu le chômage, il y a juste les deux premières années en Serie D où on me remboursait seulement les frais, mais parallèlement, j'avais déjà un pré-contrat avec mon club formateur de la Cremonese.

As-tu fait des études ?
J'ai fait une école professionnelle « opérateur de machines » , j'ai obtenu le diplôme à 17 ans après ma première année chez les seniors. Ça te dirige directement dans le monde du travail une fois que tu as fini, pour des boulots de tourneur-fraiseur, ce genre de choses.

Mais alors, comment est arrivée cette offre de travail dans une fabrique de moules ?
Un peu par hasard, mon ami d'enfance travaille à côté de cette entreprise qui s'appelle Cospea et qui se situe à Manerbio. Un jour, il a ramené le patron en voiture et ils ont parlé boulot durant le trajet. Ce dernier lui a confié qu'il cherchait un nouvel ouvrier et a demandé à mon ami s'il ne connaissait pas quelqu'un de qualifié. Vu qu'il était au courant de mes préoccupations pour l'après-football, il lui a donc parlé de moi. Évidemment, quand on s'est rencontrés, le patron était surpris par mon CV, mais on ne peut pas tous vivre rentier à vie après sa carrière de footballeur.

Tu as signé directement un CDI ?
Non non, il ne m'a pas fait ce cadeau. Il y a d'abord une période d'essai qui va durer jusqu'en juillet. En août, il y a les vacances, et après on fait un point. Si on est d'accord tous les deux, on partira avec un contrat d'apprentissage et ensuite probablement un CDI, chose rare dans le monde du travail actuel. Ce qui est certain, c'est qu'au début, je gagnerai moins qu'en étant footballeur.

N'as-tu pas un peu d'appréhension à l'idée d'affronter un monde totalement différent ?
Pas du tout, mon père est artisan, donc c'est un monde que j'ai déjà fréquenté. Je lui ai toujours donné un coup de main pendant les vacances. Quand j'étais en Serie D, je bossais même avec lui le matin, je descendais les escaliers et je tombais sur mon père à son établi.

Chaque année, des équipes italiennes font faillite, Parme galère, c'est ce qui t'a amené à ce choix si curieux ?

Disons que je regarde la télévision, je lis les journaux, je suis ça de loin et je ne peux pas rester indifférent et faire semblant de rien. Heureusement, je n'ai jamais été concerné, j'ai toujours évolué dans des clubs sains financièrement, mais on ne sait pas ce qui peut arriver. Ce sont des situations qui existent, et de plus en plus. C'était une décision compliquée que j'ai pris en accord avec ma femme, on s'est dit que c'était le meilleur choix pour le futur. D'autant que je suis papa depuis deux mois et que mon contrat se terminait en juin.

Justement, ton désormais ancien club de Lumezzane lutte pour se maintenir, tu étais titulaire et vice-capitaine, comment la direction et l'entraîneur ont pris cette décision ?
Plutôt bien, et puis j'ai toujours été réglo avec eux. On a rompu le contrat à l'amiable, et ils ne m'ont pas mis des bâtons dans les roues alors qu'ils auraient pu. Ils ont compris que c'était une réelle exigence, que si je n'acceptais pas cette proposition, il y avait 2 000 autres mecs prêts à prendre cette place, car trouver un poste aussi sûr, c'est très rare aujourd'hui.

Comptes-tu encore jouer au foot ?
Cette saison, je ne pourrai pas à cause du règlement, mais oui pourquoi pas. Si je trouve une équipe amateur où je peux m'entraîner le soir, je le ferai, pour m'amuser. En revanche, si cette équipe devait monter chez les pros, je devrais dire stop. Je ne peux pas revenir en arrière, autant rester à Lumezzane dans ce cas !

Il y a bien des choses de ton ancienne vie qui te manqueront ?
Bien sûr, la vie du vestiaire, la tension du jour de match, ce genre de choses, ça a été ma vie pendant neuf ans. Mais il y a aussi des bons côtés dans mon choix, maintenant je peux sortir quand je veux, manger ce que je veux, rentrer à l'heure ce que je veux. Finies les petites privations qui pouvaient parfois être pesantes à la longue.


Propos recueillis par Valentin Pauluzzi
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