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Michel, dépêche !

Aussitôt arrivé dans les Bouches-du-Rhône, le nouvel entraîneur de l'OM s'est mis au travail. Avec deux objectifs : redonner confiance à un groupe marqué par la démission surprise de son mentor et prendre des points très rapidement. Pour y parvenir, Michel va-t-il tout chambouler ? Non, si l'on en croit son passif.

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L'image avait fait le tour du monde, mais pas sûr qu'elle lui rende service, au final. Effectivement, Jose Miguel Gonzalez Martin, dit Michel, le nouvel entraîneur de l'OM, est l'homme qui a tripoté pendant de longues secondes les testicules de Carlos Valderama sur un corner, en 1991. « C'était il y a vingt ans, je n'ai jamais considéré ça comme un geste agressif. C'est marrant, non ? » , justifiait-il dans So Foot en 2010. L'homme, alors entraîneur de Getafe, n'était plus un rigolo. Il était la nouvelle valeur montante des bancs de touche espagnols. Une hype due à des résultats surprenants - à tel point qu'il emmènera le club de la banlieue de Madrid en Ligue Europa –, mais surtout à un style de jeu devenu aujourd'hui monnaie courante en Espagne. Passes courtes, possession et football d'attaque. Dans le sillage de Guardiola, et avec ses confrères Emery ou Luis Enrique, il incarne cette nouvelle vague de coachs espagnols qui marquent une rupture totale avec la génération de Clemente ou Camacho, en vogue dans les années 80-90. Joueur brillant du Real Madrid et membre éminent de la Quinta del Buitre, cette génération merengue basée sur des jeunes joueurs issus du centre de formation et sublimée par Leo Beenhakker dans les années 80, Michel a longtemps souffert du style de jeu archaïque de la Roja de l'époque, basé sur la virilité et le courage, et dont la place de finaliste à l'Euro 84 a longtemps persuadé les têtes pensantes du foot ibérique qu'elles étaient dans le vrai. « L'entraîneur qui m'a le plus impressionné, c'est Leo Beenhakker. Révolutionnaire. Avant lui, en Espagne, on suivait beaucoup les modèles allemand et balkanique : beaucoup de courses, beaucoup de travail physique. Lorsque l'école hollandaise est arrivée en Espagne, ça a tout chamboulé, on se mettait à faire toutes les séances d'entraînement avec le ballon. »

Prêt pour le contexte marseillais


N'en déplaise à Gaëtan Bong, qui a souhaité « bien du courage » aux Marseillais, les joueurs phocéens ne vont pas bouffer du footing et de la séance de muscu plus que de raison en semaine, malgré leur classement et l'urgence de résultats. « Je ne l'ai connu que six mois, mais je l'appréciais humainement, expose l'ancien Sévillan Julien Escudé. Il sait être proche des joueurs avec ce qu'il faut de distance. Concernant ses exercices, je me souviens de séances spécifiques entre défenseurs, où l'on travaillait les relances et la sortie de balle de manière très approfondie. Des choses que je n'ai pas souvent vues ailleurs. » La rupture avec Marcelo Bielsa ne sera donc que médiatique. Ouvert et élégant, sans pour autant être Rolland Courbis, Michel est à ranger dans la catégorie des « bons clients » lorsque les micros se dressent. Il est aussi connu pour savoir dédramatiser les situations et balancer la vanne qui va bien avant un match sous haute tension. « Évidemment qu'il est sérieux, mais il sait relativiser et enlever la pression aux joueurs, en leur rappelant que ce n'est qu'un jeu. Je n'ai pas du tout été surpris qu'il aille en Grèce, puis à Marseille. Ces contextes un peu particuliers, avec une forte pression populaire, ce sont des challenges qui lui plaisent et ne lui font pas peur » , appuie Julien Escudé.

Entre adaptation et exigence de résultats


Pour ce qui est du jeu, Vincent Labrune est resté cohérent avec sa volonté de recruter un homme capable de valoriser l'héritage laissé par l'Argentin déserteur. « Il est clair qu'il aime le jeu, la possession et les passes au sol. L'aspect "cojones", la rigueur, le combat, il laissait plutôt ça à son adjoint de l'époque, Juan Eduardo Esnáider. Le tandem était du coup assez complémentaire. Mais c'est aussi quelqu'un de plus conventionnel que Bielsa dans l'esprit tactique. À mon avis, on ne verra pas de 3-3-3-1 et de pressing tout terrain » , prévient Franck Signorino, qui l'avait côtoyé quelques mois à Getafe. Sans renier ses fondamentaux à long terme, le nouveau capitaine du navire phocéen sait aussi être pragmatique. « Il n'a pas de dogme ou de schéma arrêté et s'adapte à son effectif » , note Paco Buyo, ancien gardien du Real avec qui il fut coéquipier. Il vaudrait mieux, puisqu'il se retrouve avec un effectif qu'il n'a pas choisi. Mais ce n'est de toute façon pas la première fois. À Getafe, dans un contexte certes bien différent, Michel avait brillé par sa capacité d'adaptation. « Il était arrivé à sept ou huit journées de la fin, se rappelle l'actuel latéral de Reims. Il avait remplacé Munos, qui prônait un jeu physique et direct, à l'opposé de ce que Laudrup ou Schuster avaient fait précédemment là-bas. Il fallait sauver le club, c'était la priorité. Donc il n'a pas tout chamboulé, il demandait aux latéraux d'être prudents et d'assez peu monter. Dès l'été suivant, en revanche, il a commencé à imposer sa patte aux entraînements. Beaucoup de combinaisons, d'exercices de conservation, de jeu… Je me souviens d'un stage de préparation : sur douze jours, on a dû faire six matchs amicaux. » Tout l'inverse de ce qui attend Marseille dimanche soir, avec la réception de Troyes. À la tête d'une équipe qui compte zéro point en deux journées, Michel ne va pas devoir se gratter les couilles trop longtemps.


Relire l'interview de Michel

Par Marc Hervez
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