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Mexique, Guesh connection

Depuis une demi-dizaine d'années, les joueurs mexicains ont fait du Portugal leur destination favorite en Europe. Cadre de vie, compétitivité du championnat pour les Mexicains, joueurs techniques et combatifs à moindre coût pour les clubs portugais, les deux parties ont a priori tout pour se plaire.

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Mexique et Portugal ont beau être distants de neuf mille kilomètres, ils n’ont jamais été aussi proches tant leurs relations concernant le football sont convergentes. Ces cinq dernières années, le Portugal s’est avéré être la porte d’entrée favorite des Mexicains en Europe. Héctor Herrera, le capitaine du FC Porto, est le symbole de ce travailleur mexicain qui s’exporte bien. Légende des Dragões et désormais dirigeant du club, Fernando Gomes confirme l’intérêt réciproque entre les joueurs mexicains et son club : « Le Portugal est un bon environnement pas si différent pour les joueurs qui viennent d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale. La qualité de ces joueurs combinée avec les caractéristiques du FC Porto donne un bon mélange. » En effet, peu de Mexicains ayant tenté l’aventure portugaise se sont trompés. Et le coût du pied d'œuvre mexicain étant moins élevé que celui des Argentins ou des Brésiliens, les clubs de la Liga Nos s’y retrouvent parfaitement. Le Portugal peut même faire office de seconde chance : les anciens compères du Club América, Miguel Layùn et Raúl Jiménez, peuvent par exemple en témoigner. Le premier est allé brûler ses ailes de latéral à Watford quand le second, lui, est allé se frotter à la concurrence de Griezmann à l’Atlético. Trop loin, trop fort. Le Portugal est cette terre promise à mi-chemin entre raison et ambition. Milieu travailleur, à la première passe incisive, Herrera rime avec raison. Ce dernier déclarait à propos de son arrivée en Europe en 2013 : « Je suis arrivé à Porto en pensant à mon évolution en tant que joueur et en tant qu’homme, la chose la plus importante que j’ai apprise ici comparé au Mexique, c’est de jouer avec une très haute intensité. » Tous n’opèrent pas comme HH, et pensent d’abord à leur évolution en tant que joueur, jusqu’à en oublier l’homme.

Des n°9 à l’ancienne


Borgetti, Blanco, Dos Santos... La liste pourrait continuer, elle est longue comme le cours du Rio Grande. Et évoque un piège dans lequel les joueurs d’El Tri sont bien souvent tombés. Ces joueurs bien plus talentueux qu’Herrera sont venus en Europe pour s’asseoir. Dur de dire non aux sirènes des clubs anglais ou espagnols, mais la réalité démontre que les Mexicains ont du mal à s’imposer dans ces championnats. Cuauhtémoc Blanco et son coup du crapaud n’ont jamais su s’adapter à LaLiga, idem pour Jared Borgetti en Angleterre. À sa décharge, passer des montagnes de Pachùca à Bolton la grise ne doit pas être très sain pour la tête, même la sienne.

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Ce n’est pas le cas de Porto. « Ça me rappelle chez moi, le mode de vie est similaire et les gens sont agréables. Ils sont accueillants et te mettent tout de suite à l’aise. » C’est en ces termes qu’Héctor Herrera évoque la deuxième ville du Portugal. Seulement, limiter la réussite des joueurs mexicains en Europe à leur destination serait erroné. Si Héctor Herrera et Miguel Layùn sont deux cadres du FC Porto, Raúl Jiménez n’est, lui, qu’un joueur de rotation au Benfica Lisbonne. En Europe, les Mexicains qui galèrent sont surtout des attaquants de pointe. Jiménez ou Chicharito (dans une certaine mesure) aujourd’hui, Borgetti, Blanco ou Bravo hier. Les Mexicains aiment les n°9 à l’ancienne. Ceux que les commentateurs télé appellent des renards, et que les enfants dans la cour d’école appellent des campeurs. Et c’est un handicap conséquent, ici, où ce type de joueurs est voué à disparaître. Jesus « Tecatito » Corona, attaquant du FC Porto, et dribbleur fou de son état, souffle un vent nouveau sur le vivier offensif d’El Tricolor. Malheureusement, il ne participera pas à cette Coupe des confédérations pour cause de problème familial. Le Portugal est un eldorado pour les Mexicains, en matière de cadre de vie et de compétitivité. Une parfaite terre d’intégration au football européen plus physique. Mais au-delà des contrées portugaises, pour s’imposer en Europe, le modèle type de l’attaquant mexicain devra évoluer. Et planter autre chose que des petits pois.

Par Romuald Gadegbeku
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