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Meunier-Aurier, nouveau défi de la droite

Absent contre Rennes, Thomas Meunier va redonner le couloir droit à Serge Aurier. Qui n’a pas intérêt à se louper, le Belge ayant parfaitement assuré l’intérim pendant la CAN. Ce qui laisse augurer un beau combat pour la place de titulaire à l’approche des grands rendez-vous.

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« Mon meilleur match au PSG ? Je ne sais pas, mais c'est le plus mature et le plus sérieux, sans doute. Je me suis appliqué à gérer la rencontre aussi bien offensivement que défensivement. (...) J'ai été intelligent dans mes déplacements et dans mes courses. » Si le smile n’est pas de sortie face à la presse, la satisfaction personnelle est bien présente. Le Paris Saint-Germain vient de concéder le nul contre Monaco dans les arrêts de jeu, mais Thomas Meunier, lui, sort grandi de la rencontre. Énorme pendant 90 minutes, le latéral achève son intérim de très belle manière. Serge Aurier revenu de la Coupe d'Afrique des nations où son équipe a énormément déçu, le Belge devrait redevenir la doublure de l’ancien Toulousain.


Sauf qu’avec ces prestations majuscules proposées depuis plus d’un mois, les cartes sont logiquement rebattues. Meilleur de son équipe face à Monaco, impressionnant à Nantes, excellent à Rennes, parfait contre Lorient (un but), Meunier s’éclate actuellement en championnat. Et ne compte pas s’arrêter là. « Il est arrivé sur la pointe des pieds, personne ne le connaissait, mais il est en train de montrer qu’on peut compter sur lui. Il a très bien suppléé Serge et a su saisir sa chance, note Bernard Mendy, ancien arrière droit de la maison, qui dit ne pas être surpris du niveau offert par le principal concerné, même s’il reconnaît qu’avec sa grande taille, « on peut s’étonner de le voir s’exprimer aussi facilement dans ce rôle de piston et d’enchaîner les courses dans le couloir droit » .

Une progression bienvenue


Car c’est notamment sur le plan offensif que la recrue arrivée cet été épate son monde : dans un Paris Saint-Germain qui surexploite les côtés et qui réclame donc des latéraux très portés vers l’avant, Meunier apporte énormément. Ce qui fait la force d’Aurier est donc devenu un atout chez son concurrent. Début janvier déjà, Unai Emery avait félicité son poulain en conférence de presse pour son évolution, autant sur le terrain que dans le vestiaire : «  C’est un joueur qui a bien travaillé, avec humilité. La progression du joueur dans l’équipe est importante. Il a gagné le respect de ses partenaires, du staff et des supporters. (...) Il a forcément plus de confiance, plus d’expérience. Ses attentes ne s’arrêtent pas là. Nous sommes très contents. Comme Aurier est à la CAN, c’est un bon moment pour continuer sa progression. »


La véritable concurrence entre Meunier et Aurier (onze titularisations en Ligue 1 et trois en C1 chacun) commence donc maintenant, à l'approche des échéances décisives. Une très bonne nouvelle, selon Mendy : « À Paris, hormis pour Edinson Cavani, tous les postes sont doublés. C’est la règle. Et c’est forcément une bonne chose d’avoir deux bons latéraux, pour leur permettre de souffler. Surtout vu le calendrier qui les attend. L’important, c’est que la concurrence soit saine, et Emery est assez intelligent pour bien gérer la situation. » Ok. N’empêche qu’à quelques jours de la confrontation avec Barcelone en huitièmes de finale de la Ligue des champions (prévue le 14 février), il va bien falloir trancher et choisir un officieux numéro un pour contenir Lionel Messi et consorts. « Je ne suis pas l’entraîneur, à lui de se démerder !, rigole Mendy, avant de retrouver son sérieux. Serge garde une petite longueur d’avance, quand même. »

Aurier, homme des grands rendez-vous ?


Jusqu’au départ de ce dernier à la CAN, le schéma était plus ou moins le suivant : Aurier et Meunier se partageaient un temps de jeu plutôt équitable, le premier étant néanmoins préféré pour les grosses rencontres (Monaco, Marseille, Lyon, Nice...). Les rôles peuvent-ils s’inverser, à l’heure où l’ancien de Bruges semble davantage en forme que son coéquipier, parfois coupable de petites sautes de concentration – qui pourraient s’avérer fatales dans une confrontation de très haut niveau – ? «  Bah dites-moi lors de quels gros matchs Serge Aurier n’était pas concentré !, s’étrangle Mendy. Il a toujours répondu présent lors des grosses affiches. Après, contre les petits, il est peut-être parfois moins appliqué. Meunier, lui, est un guerrier et il sera toujours bon contre des équipes moins redoutables.  » Une façon de dire que l’Ivoirien doit être aligné contre le Barça. Reste leur capacité à être directement impliqué dans les buts de leur équipe. « Serge se démarque par ses passes décisives quand Meunier est capable de faire basculer un match avec de très beaux buts  » , estime Mendy. En effet, Meunier a marqué deux fois et réalisé trois assists cette saison pendant que son concurrent en a effectué quatre (avec moins de matchs disputés sans toutefois trouver le chemin des filets). Égalité. Il est temps de passer au deuxième round.

Par Florian Cadu
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