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Metz/Nancy, tradition et modernité

Le FC Metz reçoit l'AS Nancy-Lorraine ce vendredi à Saint-Symphorien pour un des plus beaux derbys de Ligue 2. Une rivalité historique que les supporters tentent de faire perdurer aujourd'hui. Témoignages.

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« Nancy ? Ils viennent d'un marécage... Même les Allemands n'en ont pas voulu ! » La punchline est signée Pao, patron de Génération Grenat. Une pique bon enfant pour accueillir les Chardons nancéiens au matin du derby lorrain. Du côté des Red Sharks, Yohann propose aux Messins « d'arrêter de vivre dans le passé. Il faut dégonfler le melon ! Si on gagne ce soir, on se chargera de le faire pour eux. » Des deux côtés, à l'instar de tous les supporters du monde ayant le plaisir de connaître un derby, l'impatience et l'excitation montent à l'approche de recevoir le meilleur ennemi. En Lorraine comme ailleurs, la date est la première cochée d'une croix.

Les militaires et les saltimbanques


En France continentale, les derbys sont régionaux, opposant les clubs de deux villes distinctes – il faut plonger jusqu'en Corse pour retrouver, à l'intérieur d'une même municipalité, des confrontations aux plus hauts niveaux. Mais, avec une cinquantaine de kilomètres seulement séparant les cousines de l'Est, c'est l'un des plus proches de France, à l'image de Lille/Lens ou Lyon/Saint-Étienne, par exemple. Si les oppositions dans le Nord-Pas-de-Calais et en Rhône-Alpes recouvrent une véritable différence sociale – grosso modo, bourgeois vs populaire –, la réalité est quelque peu différente en Lorraine.

Pao donne une indication quant aux fondations respectives des deux cités : « Metz est plus ancienne, elle remonte à l'époque gallo-romaine. Nancy n'a été créée qu'au Moyen-Âge, il n'y avait rien avant Stanislas (1737 – 1766, ndlr). » Si l'histoire semble plutôt situer la fondation de Nancy au XIe siècle et Gérard d'Alsace, il reste qu'effectivement, les premiers habitants de Metz viennent du dernier siècle avant Jésus-Christ. La suite, c'est un avenir qui se dessine en tant que garnison pour Metz, la « forteresse de l'Est » , alors que Nancy profite notamment de l'annexion de sa voisine par l'Allemagne en 1871 pour se développer culturellement et artistiquement. Et si les nuances s'estompent aujourd'hui, tel le Centre Pompidou-Metz, les identités perdurent. Ainsi, les Nancéiens venant à Metz et notant que « c'est toujours aussi moche ici  » ...

Mots doux au pied de l'ascenseur


En matière de football aussi, les deux villes ont chacune des arguments à faire valoir. Yohann des Red Sharks les résume : « C'est vrai que le FC Metz a une histoire plus ancienne, ils ont 30, 35 ans de plus (48, ndlr), une coupe de plus... On se fait tailler sur l'histoire ou le nombre de derbys gagnés. Mais on a un championnat de plus et surtout, on n'a jamais connu le National, nous ! » Une descente en National en 2012 célébrée par les supporters nancéiens, avec une banderole rappelant la date du match de la descente titrée « Fête nationale  » . De leur côté, les supporters grenat aiment à se moquer de l'habitude de l'ascenseur côté Nancy : « Des banderoles ? Pff, y'en a tellement, je ne m'en souviens même plus. Si, récemment, on a fait quelque chose du genre : "Qu'est-ce qui est rouge & blanc et qui monte & qui descend ?" Ça, on aime bien, leur rappeler que nous, on a passé 35 années en 1re division. »


Ces dernières années, les heurs et malheurs des clubs lorrains les ont fait se croiser moins souvent qu'à l'accoutumée. Alors forcément, quand ils se retrouvent, ça fait des étincelles. Pendant six ans, les supporters sont privés de derby, qui ne revient que lors de la saison 2013-2014, quand Metz est promu en Ligue 2 et Nancy relégué de Ligue 1. À l'arrivée, deux victoires messines et une seconde accession d'affilée pour les hommes d'Albert Cartier. D'autres matchs restent dans les mémoires. Pour Yohann, c'est en 2008, lorsque Nancy, troisième, accueille Metz, dernier : « C'était génial. On avait sorti quelque chose du genre : "Pendant que nous touchons les étoiles, vous touchez le fond." Derrière, on gagne 2-1 et on les enfonce un peu plus. Parfait ! » En fin de saison, Metz n'aura pas bougé d'une place, et Nancy se qualifiera pour la petite Europe en finissant quatrième. Les souvenirs de Pao sont d'un autre ordre : « En 1996 ou 97, on était 4 000 à Nancy, on avait une tribune entière pour nous. L'ambiance était dingue, ça avait vraiment bien bougé. » Malheureusement, près de vingt ans plus tard, la donne a changé.

Un derby sans ultras


« C'est particulier cette année, parce que le parcage sera vide. Alors forcément, il y aura moins de passion. C'est quand même le but, se mesurer aux supporters adverses ! Mais qui le comprend, ça ? » Car pour le match de ce vendredi soir à Saint-Symphorien, un arrêté préfectoral a interdit aux Red Sharks et au Saturday FC de faire le déplacement, la faute à quelques sièges balancés entre les deux camps lors du dernier match. Idem au retour, où ni la Génération Grenat, ni la Gruppa Metz, ni la Horda Frenetik ne pourront se bouger jusqu'à Marcel-Picot. Une erreur pour Yohann : « Au dernier match, on a été traités comme des chiens, on nous a fait arriver en retard au stade, alors forcément, ça a chauffé. Mais on est juste des ultras, pas des casseurs. » Las, les autorités ont parlé. Reste le terrain. Et ce n'est pas rien : ce soir, le leader reçoit le troisième. Deux équipes invaincues. Dragons vs Chardons, faites vos jeux.

Par Eric Carpentier
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