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Metz et Angers, toujours au sommet

En attendant le duel alléchant entre Lens et Caen demain (en live sur SO FOOT.com à 14h) et la rencontre entre les anciens pensionnaires de Ligue 1 Brest et Troyes, Angers, Tours et Metz se sont chamaillés pour la première place. Pendant ce temps-là, Auxerre et Laval ont égayé leur quotidien, et Le Havre continue de pousser au suicide toute une région.

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Sur leur lancée…

Le leader messin est en pleine bourre, et ses trois victoires de rang lui ont permis de se hisser jusque sur la première marche du podium. Autrement dit : le déplacement chez le relégable istréen devrait faire office de promenade de santé. Les Messins prennent pourtant leur temps avant de porter le coup d'estoc, et c'est Ngbakoto qui vient conclure une action collective rondement menée peu avant la mi-temps. Bussmann s'empresse de mettre les Lorrains à l'abri au retour des vestiaires. Les Sudistes ont le mérite de ne pas baisser les bras et profitent d'un cafouillage dans la surface lorraine pour réduire la marque, par Malfleury. Les Lorrains ne tremblent pas, et repoussent consciencieusement les tentatives istréennes, en élèves appliqués à rester en tête de classe. L'enthousiasme et le talent lorrains continuent de faire des merveilles.

Même succès sur un écart minime pour le SCO, qui a joliment mené sa barque sous une pluie battante face au Arles-Avignon de Franck Dumas. Une rencontre négociée avec du doigté : Frikeche ouvre le score au bout de seulement de cinq minutes, et les hommes de Stéphane Moulin peuvent dérouler, dominant la rencontre sans réellement se mettre en danger ni réussir à aggraver la marque. Le SCO ne s'évite pourtant pas une bonne suée en fin de rencontre, et subit plus que nécessaire au cours du dernier quart d'heure. Sans conséquence toutefois : Angers reste dans la roue messine.

Nancy va beaucoup mieux, merci. Deux victoires en deux matchs depuis l'arrivée de Pablo Correa aux commandes, dont un succès probant décroché à Caen (1-2), et une ouverture du score prématurée face aux Crocos nîmois, œuvre de Jeff Louis : contrôle du genou, reprise instantanée, petit filet. Nîmes ne se laisse pas décourager pour autant et tente de mettre du rythme, mais ses premières incursions dans le camp lorrain ne sont pas vraiment concluantes, entre corners mal négociés et frappes qui obligeront la mairie de Nancy à envisager une restauration de la toiture du stade prochainement. Comme Metz et Angers, l'ASNL s'impose sur le plus petit écart et poursuit sa remontée en fanfare.

Les démonte-pneu

L'AJA se devait de négocier la délicate réception du Tours FC, gentiment calé sur le podium après une entame de championnat tout simplement brillante. Les Bourguignons ne sont pas engoncés en seconde partie de classement pour rien, mais leur entame de match face à l'autre Téfécé est plutôt convaincante, et l'ouverture du score d'Axel Ngando s'avère une juste récompense au bout d'une demi-heure. Quelques minutes après la pause, les Bourguignons démontrent qu'ils ont toujours les mêmes ambitions… Ntep mériterait sans doute quelques baffes, mais il a assez de talent qui déborde des doigts de pied : passements de jambe, frappe enchaînée, lucarne opposée. Ngando achève Tours à un quart d'heure du terme, et Haller décore le tout d'un petit ciseau, histoire d'être convaincu que les Tourangeaux ont bu la coupe jusqu'à la lie et jusqu'à être bourrés comme des cochons. 4-0. Sauf qu'Auxerre reste dans la seconde moitié de classement.

Laval est légèrement moins craignos lorsque les Tangos évoluent à la maison, comme en témoignent les succès décrochés face à Angers et Brest. Rien d'insurmontable a priori toutefois pour l'US Créteil de l'inoxydable Jean-Michel Lesage, lequel délivre un centre parfait pour Nicolas Belvito qui ouvre la marque d'une tête plongeante. Amary Baby est un poil vexé et réplique juste avant la pause, Bekamenga claque le même but au retour des vestiaires, pour ceux qui auraient loupé le ralenti. Baby repasse pour régler définitivement le sort de la rencontre et claquer son doublé peu après l'heure de jeu. Du coup, Créteil décide d'aller boire un coup au bistrot plutôt que de voir la fin du match, qui s'annonce mal. Bekamenga en profite pour parfaire ses stats, et Diallo pour marquer sans même le vouloir – la gonfle a ricoché contre sa cuisse. 5-1. C'est un peu surréaliste, le foot, à Laval.

Gros bol d'air frais pour les Castelroussins, bien mal embarqués au classement, au moment de l'ouverture du score de Maxime Bourgeois, d'un coup franc tout foireux coulé sous le mur. Clermont fait belle impression, se procure quelques situations intéressantes et ne manque pas d'imagination dans les trente derniers mètres, mais c'est pourtant Châteauroux qui claque son aller-retour, d'une frappe croisée de Kevin Dupuis, plus adroit de ses pieds qu'inspiré au moment de se coiffer. Terence Makango fait en sorte que la fête soit plus folle, histoire de faire oublier aux supporters les réalités du classement.


Comme au cinéma

Le HAC mène sa barque en haute mer et, vous le pouvez le croire, c'est calme plat. On en vient presque à se demander comment les Normands parviennent à délivrer autant de prestations aussi insipides semaine après semaine. Si le mec chargé de rassembler les meilleurs moments de la saison sur un DVD pour le vendre aux supporters en fin de parcours avait l'idée saugrenue d'envoyer son œuvre aux Oscars, nul doute que le HAC serait nommé dans la catégorie « À se tirer une balle » et repartirait avec une statuette. Sans déconner : à côté d'un match du HAC, la ville du Havre est presque belle, même les jours où les usines font des prouts dans le sens du vent. Et devinez quoi ? Eh bien ça s'achève sur un 0-0 des familles.

Scénario avec davantage de rebondissements pour le DFCO, qui reste sur neuf matchs sans défaite et n'a pas spécialement de raison de s'inquiéter au moment d'accueillir les Chamois niortais. C'est pourtant les visiteurs qui font les mariolles à choper le contrôle de la rencontre, grâce à des buts de Nicolas Pallois et de Luigi Glombard, échappé dans le dos de la défense. Comme paumer contre les Chamois à domicile, c'est un tout petit peu la honte, Koro Konté décide d'employer les grands moyens et de placer une « Zlatan » à l'heure de jeu – sauf que bon, l'aile de pigeon n'est pas à 2 mètres du sol et le tir est dévié avant d'entrer dans les cages, mais passons... Deux minutes plus tard, Romain Amalfitano obtient un péno et l'exclusion de Lahaye, le DFCO se voit déjà en haut de l'affiche... Sauf que Paul Delecroix repousse la tentative de Grégory Thil et maintient le suspense. Bon, ça ne dure pas plus de quelques minutes, le temps pour William Rémy de placer un missile monumental des trente mètres en pleine lucarne. 2-2, donc. Dijon ne prend qu'un seul point, mais va aller se pieuter avec le sentiment du devoir accompli.

Par Julien Mahieu
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